Remplacements d’enseignants : la départementalisation forcée qui divise l’école
À la rentrée 2026, les remplaçants pourront être envoyés dans tout le département. Une réforme que les syndicats jugent comptable, alors que les absences non remplacées explosent.
Face à des absences qui s'accumulent, le ministère élargit la zone d'intervention des remplaçants à tout le département dès septembre 2026. Les syndicats dénoncent un pansement sur une plaie budgétaire.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Une départementalisation à moyens constants
Le ministère élargit la zone d'intervention des remplaçants à tout le département au 1er septembre 2026, sans création de postes correspondante. Les syndicats parlent d'« hypermutualisation ».
Des absences non remplacées en forte hausse
Le nombre d'absences non remplacées a bondi de 49 % dans le premier degré et 93,2 % dans le second degré entre 2018 et 2024, selon le rapport du Sénat.
Un budget de 4,216 milliards qui n'enraye pas la crise
Le budget dédié au remplacement atteint 4,216 milliards d'euros pour 2025, en hausse de 33 % depuis 2017, sans amélioration du taux d'efficacité.
Une mutation silencieuse du métier de remplaçant
Avec la fusion des statuts ZIL/BD et la déspécialisation prévue en 2029, les remplaçants pourraient parcourir 40 à 50 km au lieu d'un rayon de 20 km aujourd'hui, sans cadre clair pour les frais ni le temps de trajet.
Un front syndical exceptionnellement uni
SNUipp-FSU, SNALC, SE-UNSA, SUD éducation, CGT Educ'action, Snudi-FO : des organisations aux lignes habituellement très éloignées convergent contre une réforme jugée comptable.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- À partir du 1er septembre 2026, les remplaçants seront affectés à l'échelle du département.
- Les statuts ZIL (courts) et BD (longs) fusionnent en un seul titulaire remplaçant ZDR.
- Le ministère vise 95 % de remplacement effectif d'ici un à deux ans.
- La rentrée 2026 prévoit pourtant 2 229 suppressions de postes dans le premier degré.
- Tous les syndicats du primaire, malgré leurs divergences habituelles, s'opposent à cette réforme.
- Le Conseil d'État a déjà reconnu la responsabilité de l'État dans plusieurs cas de non-remplacement.
Souhad [1] est à bout. Depuis six semaines [2], l’enseignante de son fils, scolarisé en maternelle à Nogent-sur-Marne [1], est en arrêt et remplacée de façon seulement sporadique. « Les enfants sont épuisés de changer tout le temps de classe, de ne pas savoir s’il va y avoir un remplaçant ou pas, et les enseignantes aussi, donc la situation est vraiment intenable » [3], confie cette mère de famille à France Inter [4]. Son témoignage résume une crise que le ministère de l’Éducation nationale tente désormais d’endiguer par une réforme structurelle.
À compter du 1er septembre 2026 [5], les enseignants remplaçants pourront être appelés dans tout le département [6], et non plus dans une circonscription réduite. Le ministère met au point une nouvelle formule [7] pour « mieux mobiliser les ressources disponibles » [7]. La distinction entre remplacement court (ZIL) et remplacement long (BD) sera supprimée [8]: il ne subsistera qu’un seul statut, titulaire remplaçant à compétence départementale en zone départementale de remplacement (ZDR) [9].
Une crise documentée par le Sénat
Le diagnostic est posé. Un rapport du Sénat présenté par Olivier Paccaud [10], rapporteur spécial des crédits de l’enseignement scolaire, le 11 juin 2025 [11], chiffre l’ampleur de l’aggravation. Dans le premier degré, 7,5 millions de demi-journées d’absence ont été comptabilisées en 2023-2024 [12], en augmentation de 17,4 % par rapport à 2018 [13]. Dans le second degré public, 17,4 millions de journées d’absence de longue durée ont été recensées sur la même période [14], en hausse de 15,6 % [15].
Le plus alarmant tient au non-remplacement. Le nombre d’absences non remplacées a bondi de 49 % dans le premier degré et de 93,2 % dans le second degré entre 2018 et 2024 [16]. Une classe perd en moyenne 4,3 % d’heures de cours sur l’année [17], chiffre qui grimpe à 7,4 % dans le second degré [18]. Pour un collégien, cela représente près de 10 % d’heures de cours perdues [19], selon un rapport de la Cour des comptes publié en décembre dernier [20].
Le coût aussi a explosé. Le budget dédié au remplacement atteint 4,216 milliards d’euros pour 2025 [21], en hausse de 33 % par rapport à 2017 [22]. Le Pacte enseignant a multiplié par 5,5 le coût du remplacement de courte durée depuis 2018 [23]. Plus d’argent, davantage d’absences non couvertes: c’est ce paradoxe que la réforme entend dénouer.
Un droit à l’instruction qui devient justiciable
Derrière la statistique, il y a une obligation de l’État. L’article L. 111-1 du Code de l’éducation érige l’instruction en première priorité nationale et garantit à chaque élève le droit à une scolarisation effective. À cela s’ajoute le principe de continuité du service public, dont le Conseil constitutionnel a reconnu la valeur constitutionnelle dès sa décision n° 79-105 DC du 25 juillet 1979. Or les juges administratifs commencent à tirer les conséquences concrètes de ces principes: le Conseil d’État a donné raison à des parents d’élèves dans plusieurs affaires récentes concernant le non-remplacement [24], reconnaissant la responsabilité de l’État pour défaut d’organisation du service.
La nuance compte: l’État reste tenu d’une obligation de moyens dans la mise à disposition d’un enseignant, mais l’accumulation d’absences non couvertes peut basculer en faute de service. C’est cette judiciarisation rampante, autant que le rapport sénatorial, qui a placé le ministère sous pression.
Ce que change concrètement la réforme
La zone de remplacement devient départementale pour tous, tout en maintenant un rattachement administratif à une école [25]. Un nouveau logiciel sera déployé dans les directions départementales (DSDEN) entre mars 2026, à Toulouse et La Réunion [26], et 2028 [27]. Les supports de brigades REP+ seront fermés [28]. Cette réorganisation s’inscrit dans la continuité d’une circulaire nationale datant de 2017 [29], jamais pleinement appliquée jusqu’ici.
Dans le Rhône, qui comptait une quarantaine de circonscriptions [30], le département sera divisé en seulement trois zones: nord, sud et Métropole [31]. Une brigade spécifique de 90 enseignants [32] qui assurait jusqu’ici un suivi cohérent en REP+ va se fondre dans la brigade classique [33].
Une unité syndicale d’une rareté éclairante
Dans l’Éducation nationale, l’unanimité syndicale est l’exception. La FSU (héritière de la FEN), l’UNSA, SUD éducation, le SNALC et FO entretiennent des lignes traditionnellement éloignées: la FSU campe à gauche, l’UNSA pratique le dialogue social réformiste, SUD revendique son autonomie, le SNALC se positionne comme syndicat indépendant et corporatiste, FO défend une orthodoxie revendicative. On se souvient qu’il a fallu des projets aussi structurants que la réforme des retraites de 2023 ou la mise en œuvre du collège unique pour les voir converger durablement.
Or, sur cette réforme du remplacement, toutes ces organisations sont alignées. Aurélie Gagnier [34], secrétaire générale du SNUipp [34], y voit une « fausse solution » [34]: « Très rapidement, quand l’année commence, certains remplaçants sont mis en classe toute l’année parce qu’il manque des titulaires » [35]. Le SNALC [36] s’oppose « fermement, depuis le début, à la déspécialisation et à la départementalisation du remplacement » [37]. SUD éducation 92 [38] alerte sur la perte d’environ un tiers de la prime REP+ [39] pour les remplaçants concernés. Cet alignement, transversal aux familles syndicales, signale moins une opposition idéologique qu’un consensus de terrain: la réforme est perçue comme un ajustement comptable plutôt que pédagogique.
La contestation s’organise sur le terrain. Le 26 janvier 2026, un rassemblement intersyndical s’est tenu devant la DSDEN de l’Oise à Beauvais [40], département qui compte environ 800 écoles [41] et où au moins 80 enseignants remplaçants seraient nécessaires [42]. Une pétition a recueilli plus de 1 500 signatures [43]. Dans le Rhône, CGT Educ’action, FSU-Snuipp, Snudi-FO 69 et Sud éducation [44] ont appelé à la grève.
Paccaud, l’auteur du diagnostic dépossédé de ses conclusions
Le cœur politique du dossier tient en une figure: Olivier Paccaud, sénateur LR de l’Oise et rapporteur spécial des crédits de l’enseignement scolaire [45]. C’est son rapport, présenté en juin 2025, qui a fourni au ministère la légitimité intellectuelle de la départementalisation. Le Sénat préconise en effet de centraliser la gestion du remplacement au niveau du département dans le premier degré [46] et de mieux utiliser les outils numériques [47] - exactement ce que la réforme met en œuvre.
Mais Paccaud assortit cette préconisation d’une condition que le ministère, lui, n’a pas reprise. « C’est un système trop figé, c’est du bon sens. Il faut bien sûr plus d’embauches, mais aussi sortir d’un fonctionnement trop figé, l’idée est d’assouplir les frontières des circonscriptions » [48], résume-t-il. Or la rentrée 2026 [49] s’annonce sous le signe de l’austérité: 4 032 suppressions de postes au total dans l’Éducation nationale [50], dont 2 229 dans le premier degré [51]. L’académie de Lille [52] perd à elle seule 265 postes dans le premier degré [53]. Le ministère a retenu la moitié de l’ordonnance sénatoriale - la réorganisation - en oubliant l’autre - l’embauche. C’est cette dissociation qui transforme une recommandation en pansement budgétaire.
Pour les syndicats, le constat est sans appel. « Le problème ne relève pas d’un défaut d’organisation, mais d’un manque criant de personnels » [54], martèle la FSU-SNUipp [55]. Comme l’écrit le Snes-FSU [56]: « quand les effectifs augmentent, des postes sont supprimés. Quand les effectifs diminuent, des postes sont supprimés » [57].
La fin du remplaçant de proximité, mutation silencieuse du métier
Au-delà du conflit budgétaire, la réforme transforme la nature même du métier. Le remplaçant de proximité - figure historique de l’école primaire, ancrée dans une circonscription, connaissant les équipes et les familles d’un bassin de vie - disparaît. Benoît Loeillot [58], remplaçant de proximité dans l’Oise, le formule sans détour: « Pour ceux qui ne sont pas habitués, faire 40 ou 50 kilomètres pour rejoindre une école à l’avenir, il y a des risques de retard notamment. Notre travail peut en prendre un coup » [59]. Aujourd’hui, son rayon d’intervention n’excède pas 20 kilomètres [60]. Demain, il pourrait sillonner un département entier.
Cette extension géographique soulève des questions concrètes que ni le ministère ni les rectorats n’ont tranchées publiquement: qui prendra en charge les frais kilométriques quotidiens? Le temps de trajet entre l’école de rattachement et l’école d’affectation sera-t-il intégré au temps de service? Quel régime indemnitaire pour des déplacements pouvant atteindre une heure par sens? Sur ces points, l’administration renvoie pour l’heure aux discussions à venir.
S’ajoute la déspécialisation programmée pour 2029 [61], qui supprimera les postes spécifiques REP, ASH et formation continue [61]. Or ces spécialisations ne sont pas administratives: elles correspondent à des compétences accumulées, parfois certifiées, sur des publics fragiles. Leur disparition implique une perte sèche de qualification au sein du vivier remplaçant. Les remplaçants concernés perdront environ un tiers de leur prime REP+ [39]. C’est, en creux, un nouveau profil professionnel qui se dessine: un enseignant interchangeable, mobile, polyvalent - l’exact inverse du spécialiste de proximité que la circulaire de 2017 prétendait préserver.
Le rectorat assure que la DSDEN sera attentive à la proximité géographique [62]. Une promesse qui peine à convaincre des enseignants confrontés à des mutualisations déjà testées ailleurs.
L’Aisne, la Côte-d’Or: des précédents qui interrogent
La départementalisation n’est pas une nouveauté absolue. Olivier Paccaud lui-même indique s’être appuyé, dans son rapport, sur l’expérience de la Côte-d’Or, où une organisation départementale du remplacement a été testée avant d’inspirer la généralisation. C’est ce précédent qui fonde la conviction du sénateur qu’« il faut sortir d’un fonctionnement trop figé » [48].
Mais d’autres expériences nuancent ce verdict. « Dans l’Aisne, ils ont notamment convenu une seule zone de remplacement, mais finalement c’est très compliqué » [63], relate Nathalie Puissant, secrétaire départementale SE-UNSA [64]. Deux départements, deux retours d’expérience opposés: le ministère généralise sans avoir publiquement explicité pourquoi un modèle aurait davantage vocation à servir de référence que l’autre.
Pourquoi maintenant?
Le calendrier de la réforme n’est pas neutre. Le rapport sénatorial de juin 2025 a mis le sujet sur la table avec des chiffres impossibles à ignorer. Les décisions du Conseil d’État, en reconnaissant la responsabilité de l’État dans plusieurs cas de non-remplacement [24], ont ouvert un risque contentieux croissant. Le ministère affiche un objectif ambitieux: 95 % de remplacement effectif visé d’ici un à deux ans [65]. Mais avec 2 229 postes en moins dans le premier degré [51], la mécanique apparaît contradictoire - et c’est précisément ce que toutes les organisations syndicales du primaire, par-delà leurs divergences habituelles, ont décidé de combattre.
► Lire aussi: Le compte rendu détaillé du SNALC sur la réforme
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (65)
« Souhad est à bout, car depuis six semaines, l'enseignante de son fils, en maternelle à Nogent-sur-Marne, est en arrêt et remplacée de façon seulement sporadique »
radiofrance.fr ↗ ↩
« car depuis six semaines, l'enseignante de son fils, en maternelle à Nogent-sur-Marne, est en arrêt et remplacée de façon seulement sporadique »
radiofrance.fr ↗ ↩
« "Les enfants sont épuisés de changer tout le temps de classe, de ne pas savoir s'il va y avoir un remplaçant ou pas, et les enseignantes aussi, donc la situation est vraiment intenable, ça ne peut plus continuer comme ça, on est vraiment très en colère", explique-t-elle »
radiofrance.fr ↗ ↩
« Par Lorélie Carrive »
radiofrance.fr ↗ ↩
« À compter du 1er septembre 2026, les différents supports de remplacement seront supprimés »
se-unsa.org ↗ ↩
« Les enseignants remplaçants pourront être appelés dans tout le département et plus seulement dans une circonscription réduite. [.] une nouvelle formule qui sera généralisée à la rentrée prochaine »
radiofrance.fr ↗ ↩
« Pour "mieux mobiliser les ressources disponibles", le ministère de l'Éducation nationale a mis au point une nouvelle formule »
radiofrance.fr ↗ ↩
« À compter du 1er septembre 2026, les différents supports de remplacement seront supprimés: Suppression de la différence entre remplacement court (ZIL) et remplacement long (BD) »
se-unsa.org ↗ ↩
« Il ne subsistera qu’un seul type de support: titulaire remplaçant à compétence départementale, en ZDR, Zone départementale de remplacement ZDR »
se-unsa.org ↗ ↩
« Olivier Paccaud, rapporteur spécial des crédits de l'enseignement scolaire, a présenté à la commission des finances le 11 juin 2025 les conclusions de son travail de contrôle sur cette problématique »
senat.fr ↗ ↩
« présenté par M. Olivier Paccaud à la commission des finances le 11 juin dernier. »
s2de.fr ↗ ↩
« 7,5 millions de demi-journées d'absence ont été comptabilisées en 2023-2024, en augmentation de 17,4 % par rapport à 2018 »
senat.fr ↗ ↩
« en augmentation de 17,4 % par rapport à 2018 »
senat.fr ↗ ↩
« on compte 17,4 millions de journées d'absence de longue durée, c'est-à-dire d'une durée de plus de 15 jours, en augmentation de 15,6 % par rapport à 2018 »
senat.fr ↗ ↩
« en augmentation de 15,6 % par rapport à 2018 »
senat.fr ↗ ↩
« de 93,2 % dans le second degré entre 2018 et 2024 »
senat.fr ↗ ↩
« perte moyenne de 4,3 % du temps scolaire par an pour une classe »
s2de.fr ↗ ↩
« 7,4 % dans le second degré »
s2de.fr ↗ ↩
« un rapport de la Cour des comptes publié en décembre dernier estime que ces absences représentent pour un collégien près de 10% d'heures de cours perdues »
radiofrance.fr ↗ ↩
« un rapport de la Cour des comptes publié en décembre dernier »
radiofrance.fr ↗ ↩
« Le budget dédié au remplacement s’élève à 4,216 milliards d’euros pour 2025 »
s2de.fr ↗ ↩
« en hausse de 33 % par rapport à 2017. »
s2de.fr ↗ ↩
« multiplié par 5,5 depuis 2018 »
s2de.fr ↗ ↩
« Le Conseil d’État a donné raison aux parents d’élèves dans plusieurs affaires récentes. »
s2de.fr ↗ ↩
« La zone de remplacement deviendrait donc départementale pour tous, tout en maintenant un rattachement administratif à une école. »
snalc.fr ↗ ↩
« mars 2026 (Toulouse et La Réunion) »
snalc.fr ↗ ↩
« sera déployé dans les DSDEN entre mars 2026 [.] et 2028 »
snalc.fr ↗ ↩
« Les supports de brigades REP+ seront fermés. »
sudeducation92.ouvaton.org ↗ ↩
« le Ministère a imposé une réorganisation des moyens de remplacement suite à une circulaire nationale datant de 2017 »
se-unsa.org ↗ ↩
« le département, qui comptait une quarantaine de circonscriptions »
leprogres.fr ↗ ↩
« va être désormais divisé en seulement trois zones: nord, sud et Métropole »
leprogres.fr ↗ ↩
« une brigade de remplacement spécifique composée de 90 enseignants, dans le Rhône »
leprogres.fr ↗ ↩
« Désormais cette brigade va se fondre dans la brigade « classique » de remplacement des professeurs des écoles »
leprogres.fr ↗ ↩
« Une fausse solution, selon la secrétaire générale du SNUipp Aurélie Gagnier »
radiofrance.fr ↗ ↩
« "Très rapidement, quand l'année commence, certains remplaçants sont mis en classe toute l'année parce qu'il manque des titulaires dans les classes, donc ce sont autant de remplaçants qui ne font plus leur métier de remplaçant en fait, qui ne sont plus dans les classes à remplacer des collègues en congés maladie ou en congés pour formation", détaille la responsable syndicale »
radiofrance.fr ↗ ↩
« Amélioration du remplacement des enseignants dans le 1er degré: compte rendu du SNALC »
snalc.fr ↗ ↩
« Le SNALC s’oppose fermement, depuis le début, à la déspécialisation et à la départementalisation du remplacement. »
snalc.fr ↗ ↩
« SUD éducation 92 tient ici à rappeler. »
sudeducation92.ouvaton.org ↗ ↩
« cela représente une perte d’environ un tiers de la prime »
sudeducation92.ouvaton.org ↗ ↩
« Ce lundi 26 janvier 2026, un rassemblement enseignant intersyndical était organisé devant la direction des services départementaux de l’Éducation Nationale de l’Oise (DSDEN 60) à Beauvais. »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« Pour l’Oise, qui compterait environ 800 écoles »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« Au moins 80 enseignants remplaçants seraient nécessaires. »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« Une pétition compte désormais plus de 1500 signatures. »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« CGT Educ’action, FSU-Snuipp, Snudi-F0 69 et Sud éducation appellent à un rassemblement à 11 heures devant la Direction de services départementaux de l‘Éducation nationale, rue Jaboulay, à Lyon 7e »
leprogres.fr ↗ ↩
« Olivier Paccaud, sénateur Les Républicains de l’Oise, avait mené à ce sujet un rapport sur le remplacement [.] Le rapporteur spécial pour les crédits de l’enseignement scolaire pour la commission des finances dévoilait ainsi l’ampleur de l’aggravation des défaillances en matière de remplacement des enseignants depuis 2018. »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« Centraliser la gestion du remplacement au niveau du département dans le premier degré »
senat.fr ↗ ↩
« Mieux utiliser les outils numériques pour le remplacement »
senat.fr ↗ ↩
« "C’est un système trop figé, c'est du bon sens". Ce dernier se base sur l’expérience réalisée en côte d’or [.] "Il faut bien sûr plus d’embauches, mais aussi sortir d’un fonctionnement trop figé, l’idée est d’assouplir les frontières des circonscriptions". »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« C’est une rentrée 2026 qui se prépare sous le signe de l’austérité. »
cafepedagogique.net ↗ ↩
« le syndicat chiffre à 4 032 le nombre total de suppressions de postes dans l’Éducation nationale pour la rentrée 2026. »
cafepedagogique.net ↗ ↩
« Dans le Premier degré, la perte de postes s’élève à 2229. »
cafepedagogique.net ↗ ↩
« Des académies sont lourdement touchées, comme celle de Lille qui perd 265 postes dans le Premier degré. »
cafepedagogique.net ↗ ↩
« Des académies sont lourdement touchées, comme celle de Lille qui perd 265 postes dans le Premier degré. »
cafepedagogique.net ↗ ↩
« "Le problème ne relève pas d’un défaut d’organisation, mais d’un manque criant de personnels". »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« Dans l’Oise, la FSU-SNUipp se félicite d’avoir pu jusque-là maintenir un système mixte. »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« Selon le Snes-FSU, le ministère a décidé d’augmenter le volume d’emplois de professeurs stagiaires [.] »
cafepedagogique.net ↗ ↩
« « Quand les effectifs augmentent, des postes sont supprimés. Quand les effectifs diminuent, des postes sont supprimés. Bref, les ministres d’Emmanuel Macron suppriment des emplois. » »
cafepedagogique.net ↗ ↩
« Benoît Loeillot est remplaçant de proximité (ZIL). »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« "Pour ceux qui ne sont pas habitués, faire 40 ou 50 kilomètres pour rejoindre une école à l’avenir, il y a des risques de retard notamment. Notre travail peut en prendre un coup, la qualité de notre travail est à prendre en compte." »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« dans un rayon n’excédant pas généralement les 20 kilomètres. »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« Après une déspécialisation des TR en 2029 (suppression des TR Rep, Ash, Formation continue) »
se-unsa.org ↗ ↩
« Le rectorat indique, de son côté, que "la DSDEN sera particulièrement attentive à la question de la proximité géographique, comme c’est déjà le cas aujourd’hui. Les affectations continueront à être pensées en tenant compte, en priorité, de la distance entre leur école de rattachement et l’école de remplacement". »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« "Dans l’Aisne, ils ont notamment convenu une seule zone de remplacement, mais finalement c’est très compliqué, et ça illustre qu’on ne peut pas appliquer ça efficacement". »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« Nathalie Puissant, secrétaire départementale SE-UNSA, indique avoir eu "des retours d’expériences au niveau de l’académie et partout en France". »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« Le Ministère souhaite améliorer le taux de remplacement avec un taux de 95% de remplacement effectif visé d’ici un à deux ans. »
snalc.fr ↗ ↩
Sources
- "La situation est intenable" : une réforme contestée pour faire face aux problèmes de remplacement des enseignants
- Remplaçants : gros changement à venir pour la rentrée 2026 - SE
- Amélioration du remplacement des enseignants dans le 1er degré : compte rendu du SNALC
- SUD éducation 92
- Fusion des enseignants remplaçants dans les écoles : mobilisation et grève dans l'Oise, "notre travail peut en prendre un coup"
- Rhône. Réforme des brigades de remplacement : pourquoi les enseignants appellent à la grève ce jeudi
- Remplacement des enseignants
- Rentrée 2026 : 4 032 postes supprimés dans les écoles, collèges et lycées
- Rapport sénatorial sur le remplacement des enseignants paru en juin 2025
- Remplacement des enseignants
