Profs : un salaire d’entrée tombé sous la barre symbolique des 2 SMIC
Quarante ans de décrochage salarial, une crise du recrutement qui s'enracine et un système éducatif en alerte rouge
Un professeur débutant gagnait 2,17 fois le SMIC en 1980. Il en gagne 1,14 en 2022. Le déclassement salarial des enseignants français nourrit désormais une crise structurelle du recrutement.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Un déclassement salarial spectaculaire sur 40 ans
Le ratio salaire d'entrée d'un prof certifié sur SMIC est passé de 2,17 en 1980 à 1,14 en 2022, soit une division par deux.
Une crise structurelle du recrutement
Pour la quinzième année consécutive, les concours enseignants ne pourvoient pas tous les postes. Plus de 1 700 postes restent vacants dans le public en 2025.
Un métier dévalorisé socialement
Seuls 4 % des profs français estiment être valorisés par la société, contre 22 % en moyenne dans l'OCDE. L'écart de salaire net avec les autres cadres de la fonction publique atteint 1 149 euros mensuels.
Une promesse politique non tenue
L'objectif de Jean-Michel Blanquer de rémunérer tous les enseignants à 2 000 euros nets minimum d'ici 2024 n'est pas atteint : un certifié débutant perçoit 1 861 euros nets primes incluses.
Un arbitrage budgétaire défavorable
Gel du point d'indice depuis juillet 2023, coupe de 111 M€ sur le pacte, refus de revalorisation indiciaire alors que le gouvernement cherche 40 milliards d'économies : la masse salariale enseignante demeure la variable d'ajustement.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Un prof certifié débutant gagnait 2,17 fois le SMIC en 1980, contre 1,14 en 2022.
- Plus de 1 700 postes d'enseignants sont restés vacants dans le public en 2025, pour la 15e année consécutive.
- Seuls 4 % des profs français se sentent valorisés par la société, contre 22 % dans l'OCDE.
- Le nombre de candidats aux concours externes du second degré a été divisé par trois entre 2000 et 2024.
- La promesse de 2 000 euros nets minimum pour tous les enseignants d'ici 2024 n'est pas tenue.
Le chiffre fait l’effet d’un couperet. En 1980, un professeur certifié débutant percevait l’équivalent de 2,17 fois le SMIC [1]. En 2022, ce ratio est tombé à 1,14 fois le SMIC [2], soit un salaire brut mensuel de 1 819 euros [3] face à un SMIC de 1 596 euros [4]. Sur quarante ans, le salaire d’entrée des enseignants titulaires d’un CAPES a été quasiment divisé par deux par rapport au revenu minimum [5][6].
Ces calculs, signés de l’économiste Lucas Chancel [7], s’appuient sur les séries de l’Insee, les grilles indiciaires du ministère de l’Éducation nationale et des données de chercheurs spécialisés [8][9]. Le périmètre étudié: les enseignants du secondaire titulaires du CAPES, à l’échelon 1 [10], hors primes [11]. En intégrant la prime d’attractivité, le ratio remonte à 1,21 fois le SMIC [12] - un correctif marginal qui ne change pas la trajectoire.
La mécanique du décrochage
Le mécanisme est connu et identifié. Le SMIC, indexé sur l’inflation, a été revalorisé en permanence depuis les années 1980 [15]. Le point d’indice, base de calcul des traitements de la fonction publique, a lui été déconnecté de l’inflation en 1983 [16] puis gelé pendant une grande partie des années 2010 [17]. Il est aujourd’hui fixé à 4,92 euros, sans modification depuis juillet 2023 [18][19]. Cette dernière revalorisation constitue, à ce jour, la dernière révision en date - le point d’indice est donc gelé depuis plus de deux ans.
Le rehaussement du point d’indice et de la grille indiciaire en 2017 n’a pas enrayé la baisse [20]. Le syndicat UNSA-Éducation chiffre la perte de pouvoir d’achat à 22 % depuis 2000 [21][22]. Un rapport du sénateur Gérard Longuet [23] situe la perte en euros constants entre 15 et 25 % sur vingt ans [24].
Une comparaison européenne sans appel
Selon les données reprises par le site spécialisé L’Essentiel de l’éco, un enseignant du secondaire débutant perçoit en France 30 935 euros bruts annuels [25]. En Allemagne, le même profil démarre à 61 457 euros [26]. En Espagne, à 38 004 euros [27]. Au Luxembourg, un enseignant confirmé peut dépasser 89 794 euros [28]. À niveau de qualification équivalent - bac +5 [29] - les enseignants français accusent un retard de près du simple au double avec leurs voisins allemands.
L’attractivité financière du métier s’effrite mécaniquement. La promesse formulée par Jean-Michel Blanquer, alors ministre de l’Éducation nationale [30], de rémunérer tous les enseignants à un minimum de 2 000 euros nets mensuels d’ici 2024 [31][32] n’est pas tenue: un certifié débutant perçoit 1 861 euros nets toutes primes incluses [33]. Cet engagement est resté lettre morte sur son volet salarial structurel.
La crise du recrutement, conséquence directe
La pénurie d’enseignants n’est plus un accident conjoncturel. Pour la quinzième année consécutive, l’Éducation nationale n’a pas pu pourvoir l’intégralité des postes ouverts aux concours [34]. À l’issue de la session 2025, plus de 1 700 postes restent vacants dans le public et 278 dans le privé [35][36], selon les données compilées par Le Monde.
Bataille de chiffres: combien de postes vraiment non pourvus?
Plusieurs chiffres circulent dans l’espace public pour décrire la même réalité: un effort d’arbitrage s’impose. Le Figaro, citant des données AFP issues de la plateforme Cyclades [37][38], retient 2 610 postes non pourvus sur 27 713 proposés, soit 9,4 % [39][40][41] - un périmètre qui inclut public et privé sous contrat, premier et second degré confondus. Dans le détail, ce même décompte aboutit à 9,8 % de postes non pourvus dans le public [42] et 7,2 % dans le privé sous contrat [43]. BFMTV évoque pour sa part 2 063 postes non pourvus dans le public uniquement [44], premier et second degré agrégés, soit un peu plus de 12 % de postes non pourvus dans le seul premier degré [45]. À l’échelle d’une discipline, l’écart peut grimper bien plus haut: 24 % de postes non pourvus en mathématiques en 2025 selon BFMTV [46], une mesure qui ne porte pas sur le périmètre global mais sur une seule matière en tension. Le syndicat FSU-Snuipp pointe en parallèle une baisse de 5 % du nombre de postes offerts au CAPES externe [47], signal d’une réduction du vivier ouvert et non d’un taux de vacance. Le ministère, en appliquant sa propre méthodologie - qui exclut notamment certaines listes complémentaires et concours internes -, parvient à 1 715 postes non pourvus dans le public et 1 995 public et privé confondus [48][49]. Enfin, Le Monde retient l’arrondi conservateur de « plus de 1 700 » sur les seules données ministérielles [35]. Plusieurs périmètres distincts donc, qui expliquent l’ des écarts: l’inclusion ou non du privé sous contrat, le traitement des listes complémentaires, la maille (global, par degré ou par discipline) et la nature de l’indicateur (postes vacants vs évolution de l’offre). Aucun de ces chiffres ne contredit l’autre - tous décrivent une pénurie persistante.
La concentration géographique du déficit est éloquente: 26,5 % de postes manquants à Créteil, 37 % à Versailles, 21 % à Mayotte, 77 % en Guyane pour le concours externe des professeurs des écoles [50][51][52][53]. Les 26 autres académies ont rempli leurs objectifs [54].
Un métier qui n’attire plus
Le 18 juin 2025 [55], le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan, dirigé par l’ancien ministre Clément Beaune [56], publiait deux notes au constat alarmant. Le nombre de candidats aux concours externes du second degré public a été divisé par trois entre 2000 et 2024 [57]. Le taux de sélectivité est passé de 7 candidats par poste à 3 [58][59]. Au CAPES, il n’y a plus que 2,2 candidats par poste en moyenne [60], et 1,5 en mathématiques et lettres modernes [61].
« Il n’y a pas une crise de la vocation, il y a une crise du métier », tranche Clément Beaune [62]. Le Haut-commissariat assume un lien de causalité entre métier moins attractif et affaissement des apprentissages [63].
La dévalorisation sociale, distincte de la dévalorisation salariale
Le déclassement n’est pas qu’une affaire de fiche de paie. Il est aussi symbolique. L’enquête TALIS 2024 de l’OCDE, qui a interrogé 3 766 professeurs de collège et 2 246 d’école élémentaire en France [64][65] parmi 280 000 enseignants dans 55 pays [66][67], fournit le chiffre le plus parlant du dossier: seuls 4 % des professeurs français estiment être valorisés par la société [13], contre 22 % en moyenne dans l’OCDE [14]. Soit plus de cinq fois moins que la moyenne des pays développés.
Cette perte de statut se lit aussi dans le différentiel salarial avec les autres cadres de la fonction publique. Les chercheurs Géraldine Farges et Igor Martinache [68][69], auteurs de Enseignants: le grand déclassement?, documentent un écart devenu vertigineux: le salaire net moyen des cadres de la fonction publique hors enseignants atteint 3 919 euros, contre 2 770 euros pour les enseignants [70][71], soit un écart de 1 149 euros mensuels. Selon eux, « les enseignantes et enseignants français sont particulièrement mal lotis » au niveau des rémunérations [72], conséquence aussi d’une « Nouvelle gestion publique » qui a importé des principes managériaux étrangers à la culture du métier [73]. Éric Charbonnier, spécialiste éducation de l’OCDE [74], résume: « Globalement, les résultats sont préoccupants, notamment sur tous les aspects de formation professionnelle des enseignants, de satisfaction dans le métier, de culture de coopération qui a du mal à se mettre en œuvre » [75]. À pouvoir d’achat dégradé s’ajoute donc un effondrement du capital symbolique: on rejoint la « misère de position » décrite par Pierre Bourdieu [76].
L’arbitrage budgétaire: un choix politique
La trajectoire salariale des enseignants n’est pas une fatalité économique: elle résulte d’une série d’arbitrages budgétaires explicites. Le rapport du Haut-commissariat tombe à un moment où le gouvernement cherche 40 milliards d’euros d’économies [77]. Le gel du point d’indice depuis juillet 2023 [18][19], la coupe de 111 millions d’euros sur le pacte enseignant en février 2024 - 13 % de ses crédits [78][79] -, et le refus d’inscrire dans la loi de finances une revalorisation indiciaire générale dessinent une cohérence: la masse salariale enseignante est, depuis quarante ans, la principale variable d’ajustement budgétaire au sein du ministère le plus volumineux de l’État. Les syndicats, réunis en intersyndicale, réclament une revalorisation « non seulement pour compenser la perte de pouvoir d’achat depuis plusieurs années, mais aussi de redonner de l’attractivité aux métiers des services publics de l’Éducation » [80]. La réforme du concours à bac+3, applicable à la session 2026 [81], cherche à compenser sans débourser. C’est l’arbitrage central: élargir le vivier sans toucher à la grille.
Les réponses politiques: pacte enseignant et réforme du concours
Mis en place en septembre 2023 [82], le pacte enseignant rémunère chaque mission supplémentaire 1 250 euros bruts [83]. Coût pour 2023-2024: 748,7 millions d’euros [84]. Environ un tiers des enseignants y participent [85]. La Cour des comptes [86], dans son audit, qualifie le dispositif de démarche « relativement étrangère à la culture propre au monde enseignant » [87].
La réforme engagée en mars 2025 [88] permet de passer les concours dès bac+3 au lieu de bac+5 [89][81]. L’objectif: élargir le vivier. Le risque: abaisser l’exigence de qualification sans traiter la question salariale qui reste, selon l’OCDE, le nerf du problème.
Le paradoxe: un métier aimé, un métier déserté
Comment un métier que ses serviteurs continuent massivement de choisir peut-il être aussi peu attractif? Les chiffres semblent se contredire. D’un côté, 92 % des enseignants ne regrettent pas leur choix professionnel [90] et 79 % se déclarent satisfaits de leur travail [91]. De l’autre, seuls 4 % se sentent valorisés par la société [13], la satisfaction concernant les conditions d’emploi a chuté de 21 points depuis 2018 [92] et la satisfaction a reculé de 5 points sur la même période [93]. La part des enseignants âgés de 30 à 49 ans envisageant de quitter le métier dans les cinq prochaines années a, elle, augmenté de 7 points [94].
Ce paradoxe apparent recouvre en réalité une distinction classique en sociologie du travail entre satisfaction intrinsèque - le sens de la mission, la relation aux élèves, l’amour de la discipline enseignée - et reconnaissance extrinsèque, qui passe par le salaire, le statut social et la considération institutionnelle. Les enseignants français aiment ce qu’ils font; ils ne supportent plus les conditions dans lesquelles on leur demande de le faire. 80 % d’entre eux affirment être confrontés fréquemment à des élèves perturbateurs [95]. Le résultat est cette équation devenue commune dans les salles des profs: un métier qu’on aime, qu’on n’arrive plus à exercer dans des conditions correctes, et qu’on déconseille à ses propres enfants.
Voix dissonantes
Tous les acteurs ne lisent pas la crise de la même façon. Pour Gérard Longuet, « l’attractivité du métier a nécessairement un ressort financier » mais « pose aussi le problème de l’organisation du travail » [96]. Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU [97], dénonce une baisse en trompe-l’œil: « Le ministère organise la pénurie. Et la crise d’attractivité se poursuit » [98]. Aurélie Gagnier, du FSU-Snuipp [99], abonde: « Il y a moins de pertes puisqu’il y a moins d’offres au départ » [100].
Ce que les sources ne disent pas
Aucune source consultée ne quantifie précisément l’impact direct de la perte salariale sur le niveau scolaire. Le Haut-commissariat parle d’un « lien de causalité » sans le démontrer chiffres à l’appui. C’est l’angle qui manque cruellement au débat public - et celui qui, paradoxalement, conditionne la légitimité de toute revalorisation future.
► Lire aussi: Concours enseignants 2025: la crise qui s'enracine
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (100)
« Le salaire de l'enseignant débutant était donc de 2,17 fois le smic, quasiment 2,2 fois »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Le jeune professeur gagnait donc 1,14 fois le smic »
franceinfo.fr ↗ ↩
« un professeur débutant gagnait 1 819 euros brut par mois »
franceinfo.fr ↗ ↩
« pour un smic à 1 596 euros »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "Sur une période de 40 ans, le salaire d’entrée des enseignants titulaires d’un CAPES a donc été divisé par 2 environ, par rapport au SMIC." »
tf1info.fr ↗ ↩
« "Sur une période de 40 ans, le salaire d’entrée des enseignants titulaires d’un CAPES a donc été divisé par 2 environ, par rapport au SMIC." »
tf1info.fr ↗ ↩
« l'économiste spécialiste des inégalités Lucas Chancel »
franceinfo.fr ↗ ↩
« il a pris pour référence les "séries sur le point d’indice de la fonction publique et sur les grilles indiciaires dans l'Education nationale publiées par le ministère de l’éducation nationale" »
tf1info.fr ↗ ↩
« Pour évoquer le salaire des enseignants dans les années 1980, c'est enfin aux données d'autres chercheurs (Bouzidi et al. (2007)) qu'il s'est fié. »
tf1info.fr ↗ ↩
« le salaire des enseignants du secondaire, c'est-à-dire des collèges et lycées, titulaire du Capes et à l'échelon 1 en début de carrière »
franceinfo.fr ↗ ↩
« précision importante, il a pris les salaires sans prime »
franceinfo.fr ↗ ↩
« le salaire d'un enseignant débutant passe de 1,14 fois à 1,21 fois le smic »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Seuls 4 % d’entre eux estiment ainsi être valorisés par la société. »
maire-info.com ↗ ↩
« bien loin de la moyenne déjà basse de l’OCDE (22 %). »
maire-info.com ↗ ↩
« le smic, qui est indexé sur l'inflation, a été en permanence revalorisé depuis les années 80 »
franceinfo.fr ↗ ↩
« le point d'indice, à partir duquel les salaires des fonctionnaires sont calculés, a lui été déconnecté de l'inflation en 1983 »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Il a même été gelé pendant une grande partie des années 2010 »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Il est fixé aujourd’hui à 4,92 €, sans modification depuis juillet 2023. »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« Il est fixé aujourd’hui à 4,92 €, sans modification depuis juillet 2023. »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« "Les rehaussements du point d’indice ou de la grille indiciaire (2017) n’ont pas permis d’enrayer cette baisse." »
tf1info.fr ↗ ↩
« Le syndicat UNSA-Éducation retient le chiffre de 22 % de pouvoir d’achat perdu depuis 2000. »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« Le syndicat UNSA-Éducation retient le chiffre de 22 % de pouvoir d’achat perdu depuis 2000. »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« Un rapport du sénateur Gérard Longuet chiffre la perte en euros constants à entre 15 et 25 % sur vingt ans. »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« Un rapport du sénateur Gérard Longuet chiffre la perte en euros constants à entre 15 et 25 % sur vingt ans. »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« un enseignant du secondaire en début de carrière perçoit en France environ 30 935 € bruts annuels. »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« En Allemagne, le même profil démarre à 61 457 €. »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« En Espagne, le salaire d’entrée atteint 38 004 €. »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« Au Luxembourg, un enseignant confirmé peut dépasser 89 794 €. »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« professions exigeant un niveau de qualification équivalent (bac + 5) »
cafepedagogique.net ↗ ↩
« Le ministre de l'Éducation nationale de l'époque dévoilait (nouvelle fenêtre) alors un objectif à atteindre d'ici à 2024 »
tf1info.fr ↗ ↩
« un objectif à atteindre d'ici à 2024: rémunérer tous les enseignants à un minimum de 2000 euros mensuels net. »
tf1info.fr ↗ ↩
« rémunérer tous les enseignants à un minimum de 2000 euros mensuels net. »
tf1info.fr ↗ ↩
« Un professeur certifié qui entre dans le métier aujourd’hui perçoit 1 861 € nets, toutes primes incluses: indemnité de suivi, prime d’attractivité, indemnité de résidence. »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« Pour la quinzième année d’affilée, l’éducation nationale n’a pas pu pourvoir l’intégralité des postes ouverts aux concours enseignants. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Plus de 1 700 places restent vacantes dans le public et 278 dans le privé à l’issue de la session de recrutement 2025 »
lemonde.fr ↗ ↩
« Plus de 1 700 places restent vacantes dans le public et 278 dans le privé à l’issue de la session de recrutement 2025 »
lemonde.fr ↗ ↩
« selon des données compilées par l'AFP à partir des résultats d’admission publiés sur la plateforme officielle Cyclades. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« selon des données compilées par l'AFP à partir des résultats d’admission publiés sur la plateforme officielle Cyclades. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Plus de 2600 postes d'enseignants n'ont, encore cette année, pas trouvé preneurs à l'issue des concours de recrutement [.] 2610 n'ont pas été pourvus (9,4%). »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Sur les 27.713 postes proposés aux concours du public et du privé sous contrat, 2610 n'ont pas été pourvus (9,4%). »
lefigaro.fr ↗ ↩
« 2610 n'ont pas été pourvus (9,4%). »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Au sein du public, 2330 postes sont restés vacants (9,8%). »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Du côté de l'enseignement privé sous contrat, 280 postes sont restés vacants à l'issue des concours (7,2%, stable). »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Au total, ce sont 2.063 postes qui n'ont pas été pourvus à l'issue des concours de recrutement du premier et du second degré des établissements publics »
bfmtv.com ↗ ↩
« Ce qui représente un peu plus de 12% des postes proposés aux différents concours de recrutement de professeurs des écoles (CRPE) »
bfmtv.com ↗ ↩
« Ce qui représente 24% des postes en mathématiques »
bfmtv.com ↗ ↩
« Le nombre de postes offerts au Capes externe a baissé de 5% cette année »
bfmtv.com ↗ ↩
« 1715 dans l'ensemble de l'enseignement public, 1995 public et privé confondus. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« 1995 public et privé confondus. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« il manquait 26,5 % des postes à Créteil »
lemonde.fr ↗ ↩
« 37 % à Versailles »
lemonde.fr ↗ ↩
« 21 % à Mayotte »
lemonde.fr ↗ ↩
« 77 % en Guyane »
lemonde.fr ↗ ↩
« Les 26 autres académies sont parvenues à recruter l’intégralité des enseignants attendus. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Via deux notes dévoilées ce mercredi 18 juin, le haut-commissaire à la Stratégie et au Plan, Clément Beaune, dresse un constat alarmant »
ladepeche.fr ↗ ↩
« Le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan, dirigé par l’ancien ministre Clément Beaune »
ladepeche.fr ↗ ↩
« On constate ainsi la division par trois du nombre de candidat·es présent·es aux concours externes du second degré public entre 2000 et 2024 »
snes.edu ↗ ↩
« passant d’un taux de sélectivité de 7 candidat·es par poste offert à 3. »
snes.edu ↗ ↩
« passant d’un taux de sélectivité de 7 candidat·es par poste offert à 3. »
snes.edu ↗ ↩
« Il n’y a plus que 2,2 candidat·es par poste en moyenne au CAPES »
snes.edu ↗ ↩
« et « seulement 1,5 en mathématiques et en lettres modernes » »
snes.edu ↗ ↩
« "Il n’y a pas une crise de la vocation, il y a une crise du métier." »
ladepeche.fr ↗ ↩
« Le Haut-commissariat assume un lien de causalité: un métier moins attractif, c’est moins de vocations, donc moins de stabilité et de qualité pédagogique, et au final un affaissement des apprentissages »
ladepeche.fr ↗ ↩
« dont 3 766 professeurs de collège et 2 246 d’école élémentaire ont été interrogés l’an passé parmi un échantillon de 280 000 enseignants dans 55 pays. »
maire-info.com ↗ ↩
« dont 3 766 professeurs de collège et 2 246 d’école élémentaire ont été interrogés l’an passé parmi un échantillon de 280 000 enseignants dans 55 pays. »
maire-info.com ↗ ↩
« dont 3 766 professeurs de collège et 2 246 d’école élémentaire ont été interrogés l’an passé parmi un échantillon de 280 000 enseignants dans 55 pays. »
maire-info.com ↗ ↩
« dont 3 766 professeurs de collège et 2 246 d’école élémentaire ont été interrogés l’an passé parmi un échantillon de 280 000 enseignants dans 55 pays. »
maire-info.com ↗ ↩
« « Enseignants: le grand déclassement?» se demandent les chercheur.es Géraldine Farges et Igor Martinache. »
cafepedagogique.net ↗ ↩
« « Enseignants: le grand déclassement?» se demandent les chercheur.es Géraldine Farges et Igor Martinache. »
cafepedagogique.net ↗ ↩
« le salaire net moyen des cadres de la fonction publique (hors enseignants) est en moyenne de 3 919 euros »
cafepedagogique.net ↗ ↩
« celui des enseignants est de 2 770 euros »
cafepedagogique.net ↗ ↩
« « au niveau des rémunérations, les enseignantes et enseignants français sont particulièrement mal lotis » »
cafepedagogique.net ↗ ↩
« l’essor de la Nouvelle gestion publique, c’est-à-dire l’importation dans l’administration et le service public de principes de management tirés des entreprises privées à but lucratif »
cafepedagogique.net ↗ ↩
« « Globalement, les résultats sont préoccupants, notamment sur tous les aspects de formation professionnelle des enseignants, de satisfaction dans le métier, de culture de coopération qui a du mal à se mettre en œuvre », a commenté Éric Charbonnier, spécialiste éducation de l'Organisation lors de la présentation de cette enquête internationale publiée tous les cinq ans en moyenne. »
maire-info.com ↗ ↩
« « Globalement, les résultats sont préoccupants, notamment sur tous les aspects de formation professionnelle des enseignants, de satisfaction dans le métier, de culture de coopération qui a du mal à se mettre en œuvre », a commenté Éric Charbonnier, spécialiste éducation de l'Organisation lors de la présentation de cette enquête internationale publiée tous les cinq ans en moyenne. »
maire-info.com ↗ ↩
« Il faudrait parler de « misère de position » à l’instar de Pierre Bourdieu dans La Misère du monde »
cafepedagogique.net ↗ ↩
« le gouvernement cherche 40 milliards d'euros d'économies »
lesechos.fr ↗ ↩
« le pacte avait été amputé de 111 millions d'euros »
lesechos.fr ↗ ↩
« soit 13 % des crédits pour 2024 »
lesechos.fr ↗ ↩
« Il s'agit à leurs yeux "non seulement pour compenser la perte de pouvoir d’achat depuis plusieurs années", mais aussi de "redonner de l’attractivité aux métiers des services publics de l’Éducation". »
tf1info.fr ↗ ↩
« À partir de la cession 2026, les candidats et candidates pourront passer les concours dès bac+3 (et non plus bac+5) »
bfmtv.com ↗ ↩
« s'était mis en place en septembre 2023 »
lesechos.fr ↗ ↩
« chaque « brique » de pacte correspondant à une mission est mieux rémunérée [.] à raison de 1.250 euros brut (1.108 euros net) »
lesechos.fr ↗ ↩
« Son coût global, pour l'année scolaire 2023-2024, s'élève à 748,7 millions d'euros »
lesechos.fr ↗ ↩
« Un tiers des enseignants (32 %) y participent »
lesechos.fr ↗ ↩
« Dans un audit qui dresse le premier bilan du pacte enseignant, les magistrats financiers [de la Cour des comptes] appellent à la vigilance »
lesechos.fr ↗ ↩
« correspond à « une démarche relativement étrangère à la culture propre au monde enseignant », souligne le rapport »
lesechos.fr ↗ ↩
« la réforme engagée en mars 2025, avec une formation révisée, un concours recentré sur bac + 3 et plus de stages pratiques, vise à enrayer »
ladepeche.fr ↗ ↩
« un concours recentré sur bac + 3 »
ladepeche.fr ↗ ↩
« toutes les études montrent que les enseignants français restent attachés à leur mission (92 % des professeurs ne regrettent pas leur choix professionnel) »
ladepeche.fr ↗ ↩
« 79 % des enseignants français se déclarent toujours « satisfaits » de leur travail. »
maire-info.com ↗ ↩
« S’agissant des conditions d’emploi, leur niveau de satisfaction a chuté de 21 points depuis 2018 »
maire-info.com ↗ ↩
« Mais ce bon résultat apparent cache une baisse de cinq points par rapport à la dernière enquête menée en 2018 »
maire-info.com ↗ ↩
« « la part des enseignants âgés de 30 à 49 ans qui prévoient de quitter l'enseignement dans les cinq prochaines années a augmenté de 7 points de pourcentage depuis 2018 » en France »
maire-info.com ↗ ↩
« Ils sont 80 % à être confrontés fréquemment ou toujours à des élèves perturbateurs. »
maire-info.com ↗ ↩
« "L’attractivité du métier a nécessairement un ressort financier" mais "pose aussi le problème de l’organisation du travail", estime Gérard Longuet. »
aefinfo.fr ↗ ↩
« Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, le premier syndicat des personnels enseignants du second degré »
bfmtv.com ↗ ↩
« Le ministère organise la pénurie. Et la crise d'attractivité se poursuit »
bfmtv.com ↗ ↩
« Aurélie Gagnier, porte-parole et co-secrétaire générale du FSU-Snuipp, le syndicat majoritaire des enseignants du premier degré »
bfmtv.com ↗ ↩
« Il y a moins de pertes puisqu'il y a moins d'offres au départ »
bfmtv.com ↗ ↩
Sources
- Concours enseignants 2025 : des postes toujours vacants, révélateurs d’une crise qui s’enracine
- Le salaire des profs débutants est-il passé de 2,3 SMIC en 1980 à seulement 1,1 SMIC aujourd'hui ?
- Le salaire moyen des enseignants a stagné en 2023 et reste inférieur de 11 % pour les femmes (Insee)
- Vrai ou faux. En 40 ans, le salaire des professeurs a-t-il vraiment décroché face au smic, comme l'affirme Mathilde Panot ?
- Enseignants : le grand déclassement ? Entretien avec G. Farges et I. Martinache
- Concours enseignants : plus de 2600 postes non pourvus en 2025
- Baisse du niveau des élèves, métier d’enseignant moins attractif… le système éducatif est en crise selon le Haut
- Enseignant·es : le haut-commissariat alerte sur la crise d'attractivité
- Seuls 4 % des professeurs français estiment être valorisés par la société, selon une étude de l'OCDE
- Plus de 2.000 postes non pourvus aux concours enseignants: la pénurie de profs recule-t
- La Cour des comptes accorde un soutien appuyé au pacte enseignant
- Les enseignants français sont
