Belfort : le maire Damien Meslot porte plainte après une menace de mort sur Facebook
Le maire LR de Belfort a déposé plainte contre X le 3 juillet pour menace de mort, après un commentaire hostile sous une publication de l'opposition municipale.
Damien Meslot, maire de Belfort, a déposé plainte contre X pour menace de mort vendredi 3 juillet 2026. Le commentaire litigieux était posté sous une publication Facebook du groupe d’opposition « Belfort avec vous », qui dénonce la suppression de postes d’éducateurs sportifs et musicaux dans les écoles.
L’essentiel
- Fait 1 : Le maire de Belfort Damien Meslot a déposé plainte contre X pour menace de mort le 3 juillet 2026.
- Fait 2 : Le commentaire menaçant était publié sous un post Facebook de l’opposition municipale « Belfort avec vous ».
- Fait 3 : Ce post dénonçait la suppression de 16 postes d’éducateurs territoriaux (12 en sport, 4 en musique) dans les écoles, dont 7 CDD.
- Fait 4 : Une manifestation d’une centaine de parents et d’éducateurs avait eu lieu le 4 juin 2026 pour contester cette décision.
Un commentaire sous une publication de l’opposition
Le maire Les Républicains de Belfort, Damien Meslot, a déposé plainte contre X pour menace de mort le vendredi 3 juillet 2026. La plainte a été enregistrée au commissariat de police de Belfort, selon plusieurs sources concordantes, dont France Bleu et inforadar.fr.
Le fait déclencheur est un commentaire hostile publié dans les espaces de réaction d’une publication Facebook du groupe d’opposition municipale « Belfort avec vous », mené par le conseiller municipal Florian Chauche. Le message contenait une menace de mort directement adressée au maire. L’enquête est en cours pour identifier l’auteur du commentaire.
Le contexte : la suppression de postes d’éducateurs
La publication visée par la menace dénonce une décision de la municipalité : la suppression de 16 postes d’éducateurs territoriaux dans les écoles belfortaines, dont 12 intervenants en sport et 4 en musique. Sur ces 16 postes, 7 étaient occupés par des agents en contrat à durée déterminée (CDD).
Le projet municipal a suscité une forte opposition locale. Le 4 juin 2026, environ cent parents d’élèves et éducateurs se sont rassemblés à Belfort pour manifester leur mécontentement. Plusieurs pétitions circulent également, réclamant le maintien des intervenants. Le groupe « Belfort avec vous » a fait de cette suppression l’un de ses chevaux de bataille sur les réseaux sociaux.
L’opposition municipale dénonce une atteinte à la qualité de l’enseignement artistique et sportif dans les écoles de la ville. La mairie, de son côté, n’a pas encore communiqué officiellement sur les raisons de cette suppression. Selon nos informations, des arbitrages budgétaires sont évoqués, mais sans confirmation de la part de l’exécutif local.
Contexte dans le Territoire de Belfort
Belfort, préfecture du Territoire de Belfort (90), compte environ 45 000 habitants. La commune est dirigée par Damien Meslot depuis 2014. La vie politique locale est marquée par une opposition entre la majorité LR et la gauche rassemblée autour de Florian Chauche, conseiller municipal et figure de « Belfort avec vous ». Le territoire, historiquement industriel, connaît des difficultés économiques et une baisse démographique relative, ce qui tend les débats sur les priorités budgétaires.
Les tensions autour des suppressions de postes dans le secteur périscolaire ne sont pas isolées. Plusieurs communes du département ont dû ajuster leurs effectifs d’éducateurs face à la réduction des dotations de l’État. Toutefois, la menace de mort visant un maire est un événement rare dans le département, où la vie politique reste généralement apaisée.
Cette nouvelle affaire intervient alors que la ville s’apprête à accueillir plusieurs événements estivaux, dont la Foire aux oignons et le festival Eurockéennes. Le climat politique local reste tendu depuis l’annonce des coupes budgétaires.
L’opposition municipale s’est dite « choquée » par la menace, tout en rappelant son désaccord avec la politique de la majorité. « Nous condamnons fermement toute violence ou menace, mais nous continuerons à dénoncer les décisions qui pénalisent les enfants », a déclaré Florian Chauche.
L’enquête, confiée au commissariat de Belfort, devra identifier l’auteur du commentaire menaçant. Il encourt jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende pour menace de mort, selon l’article 222-17 du code pénal. Aucune interpellation n’a été rapportée à ce stade.
Prochaine étape : enquête en cours
L’enquête se poursuit. Le parquet de Belfort n’a pas encore communiqué sur l’avancement des investigations. La plainte a été déposée contre X, et les traces numériques du commentaire sont analysées. Un point d’étape pourrait être fait dans les prochaines semaines.