Six plaintes pour piqûres sauvages lors d’un festival à Belfort

Des jeunes femmes ont été victimes de piqûres non consenties lors d'un festival de musique le 10 avril à Belfort.

Six plaintes pour piqûres sauvages lors d'un festival à Belfort
Illustration Thierry Muller / info.fr

Six plaintes ont été déposées à la suite de piqûres sauvages survenues lors d'un festival de musique à Belfort le 10 avril 2026. Les victimes sont principalement de jeunes femmes. La police recherche des indices pour identifier les auteurs.

Six personnes ont déposé plainte après avoir été piquées sans leur consentement lors d’un festival de musique à Belfort, le 10 avril 2026. Les victimes, majoritairement de jeunes femmes touchées en soirée, ont signalé les faits aux forces de l’ordre, selon Elle. À ce jour, aucun suspect n’a été interpellé.

Une enquête sans suspect à ce stade

Les enquêteurs de la police belfortaine recherchent des témoignages et des traces permettant d’identifier les auteurs, indique TF1 Info. La tâche est complexe : depuis l’émergence du phénomène en 2022, les analyses toxicologiques n’ont confirmé la présence d’aucune substance dans la grande majorité des cas, ce qui complique considérablement les procédures judiciaires, selon Ici Beyrouth. En 2025, 14 suspects avaient été interpellés lors de la Fête de la musique, mais peu de mises en examen avaient suivi.

À Belfort, le sujet n’est pas nouveau. Des incidents similaires avaient été signalés lors des Eurockéennes de 2022, poussant les organisateurs à mettre en place des points d’accueil dédiés aux victimes dans l’enceinte du festival.

Un phénomène saisonnier qui ressurgit

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Les chiffres nationaux donnent une mesure de l’ampleur du problème. En 2022, plus de 2 100 plaintes avaient été enregistrées en France, selon Ouest-France. Le nombre était retombé à 105 en 2023, avant de remonter : lors de la Fête de la musique 2025, 145 victimes avaient signalé des piqûres sauvages en France, d’après Marie Claire. Le ministère de l’Intérieur qualifie ce phénomène de saisonnier, avec une recrudescence attendue à l’approche des festivals estivaux.

Pour les victimes, le protocole recommandé reste identique : se rendre immédiatement aux urgences pour un examen médical, puis déposer plainte le plus rapidement possible afin de maximiser les chances de collecter des preuves, selon 20 Minutes.

Prochaine étape : avec la saison estivale qui approche et les Eurockéennes prévues à Belfort, les autorités locales pourraient être amenées à préciser les dispositifs de prévention et d’accueil des victimes prévus pour les prochains événements.

Sources

Thierry Muller

Thierry Muller

Basé à Belfort, traite l'industrie ferroviaire, les tensions sur l'emploi chez Alstom, les projets de reconversion et les débats sur le Lion. Formé à l'ESJ Lille, il a grandi dans le Territoire. Posture éditoriale : interroger les ouvriers, les syndicalistes, les élus, vérifier les carnets de commandes d'Alstom avant de publier.

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