Belgique : nouvelle alerte jaune chaleur, la mémoire de juin encore vive
Deuxième vague de chaleur en un mois la Belgique replace le pays en vigilance après une canicule de juin marquée par une forte surmortalité
L'Institut royal météorologique a prolongé l'alerte jaune à la chaleur sur presque tout le pays jusqu'à dimanche au moins. Une deuxième vague en un mois, après une canicule de juin qui a coûté la vie à plus de 1 200 personnes en surmortalité.
L’essentiel
- Alerte jaune : l’Institut royal météorologique (IRM) a prolongé l’alerte chaleur sur la quasi-totalité de la Belgique au moins jusqu’au dimanche 12 juillet 2026.
- Deuxième épisode : cette vague de chaleur intervient moins d’un mois après une canicule qui avait duré 12 jours fin juin.
- Bilan lourd : selon le Risk Management Group, la canicule de juin a provoqué une surmortalité de 39 %, soit 1 222 décès supplémentaires, dont 530 chez les personnes de 85 ans et plus.
- Pic thermique : 35,3 °C avaient été mesurés le 26 juin à la station officielle d’Uccle.
- Réponse politique : la Fédération Wallonie-Bruxelles a activé une cellule de crise le 7 juillet, et la CIM Santé publique a formulé des recommandations d’urgence le 8 juillet.
Ce qui se passe cette semaine
L’Institut royal météorologique a annoncé le 8 juillet la prolongation de son alerte jaune à la chaleur sur la quasi-totalité du territoire belge, au moins jusqu’à dimanche 12 juillet. Une vigilance qui concerne aussi bien Bruxelles que la Wallonie et la Flandre, selon les informations relayées par RTL Info et The Brussels Times.
Le média belge RTL Info a résumé la situation sur X : « Nouvelle vague de chaleur en Belgique : le pays entier en alerte jaune jusqu’à dimanche au moins ».
Ce nouvel épisode est le deuxième en moins d’un mois. Il succède à une canicule intense qui avait duré 12 jours fin juin, avec un pic de 35,3 °C relevé le 26 juin à la station officielle d’Uccle, référence pour les mesures climatiques du pays, selon The Brussels Times.
Le souvenir douloureux de la canicule de juin
C’est ce précédent qui explique la nervosité des autorités belges face à ce nouvel épisode. La canicule de fin juin a laissé une trace lourde dans les statistiques sanitaires : selon les données provisoires du Risk Management Group, la Belgique a enregistré une surmortalité de 39 % durant cette période, soit 1 222 décès supplémentaires par rapport aux normales saisonnières. Parmi ces décès, 530 concernaient des personnes de 85 ans et plus, la tranche d’âge la plus exposée aux fortes chaleurs.
Ces chiffres, encore provisoires, donnent une idée de l’ampleur de l’impact sanitaire d’un épisode qui n’avait pourtant duré qu’une douzaine de jours. Ils pèsent directement sur la façon dont les autorités abordent cette deuxième vague.
Cellule de crise et renfort du 112
Face à cette répétition rapide des épisodes de chaleur, la ministre-présidente de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Élisabeth Degryse, a activé une cellule de crise le 7 juillet pour coordonner l’action sanitaire. Le lendemain, la Conférence interministérielle Santé publique a formulé des recommandations d’urgence, portant notamment sur le renforcement des capacités du numéro d’urgence 112, potentiellement submergé en cas de nouvelle vague de malaises liés à la chaleur.
Ce dispositif s’inscrit dans la continuité d’une phase d’avertissement du plan « fortes chaleurs et pics d’ozone », réactivée dès le 4 juillet selon l’agence wallonne AVIQ, en raison de la hausse rapide des températures observée depuis le début du mois.
Un risque accru d’incendies de forêt
Autre conséquence directe de cette succession de vagues de chaleur : le dessèchement de la végétation. Le Belgische Meteo Club Belge (BMCB) a signalé un risque élevé d’incendies de forêt sur plusieurs zones boisées du pays, la sécheresse s’accumulant depuis la canicule de juin.
Sur X, le compte officiel de l’organisme a résumé cette alerte spécifique liée aux feux de végétation.
Contexte en Belgique
L’alerte jaune de l’IRM couvre la quasi-totalité du territoire, un pays où la densité urbaine à Bruxelles et dans les grandes villes flamandes et wallonnes accentue l’effet d’îlot de chaleur. La succession de deux épisodes en moins d’un mois, avec un premier ayant duré 12 jours, place cette saison 2026 parmi les plus marquées récemment pour le système de santé belge, déjà mobilisé sur le renfort du 112 et la coordination interrégionale via la CIM Santé publique.
Vu de France
Pour un lecteur français, cet épisode belge résonne avec les propres dispositifs mis en place lors des canicules dans l’Hexagone, où les plans départementaux de vigilance chaleur et le renforcement des SAMU suivent une logique similaire. La proximité géographique et climatique entre la Belgique et le nord de la France explique aussi pourquoi ces vagues de chaleur touchent souvent les deux pays de façon quasi simultanée, avec des seuils d’alerte et des recommandations sanitaires comparables.
Prochaine étape : l’IRM doit réévaluer la situation météorologique dimanche 12 juillet, date jusqu’à laquelle l’alerte jaune reste en vigueur sur l’ensemble du territoire belge.