Nucléaire : la Belgique rachète les sept réacteurs d’Engie, EDF en embuscade
Bruxelles signe une lettre d'intention pour reprendre l'intégralité des activités nucléaires d'Engie et suspend tous les démantèlements en cours
L'État belge négocie le rachat des sept réacteurs d'Engie et suspend immédiatement les démantèlements. Une rupture stratégique qui ouvre la porte à EDF et pose la question du coût pour des finances publiques déjà…
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Reprise complète du parc nucléaire
L'État belge vise les sept réacteurs de Doel et Tihange, le personnel, les filiales et les passifs de démantèlement.
Coût pour les finances publiques
1,6 à 2 Md€ pour prolonger Doel 4 et Tihange 3, des dizaines de milliards pour 4 GW neufs, après les 15 Md€ déjà versés en 2023. Trois agences ont dégradé la dette belge.
Démantèlements suspendus
Toutes les opérations sont arrêtées dès lundi pour préserver toutes les options, y compris à Tihange 1.
Engie sort d'un dossier complexe
11 Md€ de provisions, 4 Md€ d'écart avec l'ONDRAF, révisions triennales : le groupe se libère d'un risque bilanciel récurrent.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- L'État belge, Engie et Electrabel ont signé une lettre d'intention le 30 avril pour le rachat des sept réacteurs.
- Toutes les opérations de démantèlement sont suspendues avec effet immédiat.
- Le protocole d'accord est attendu d'ici le 1er octobre 2026.
- EDF étudie la reprise des actifs depuis septembre 2025 selon La Lettre.
- Standard & Poor's a dégradé la note belge à AA- six jours avant la signature.
L’État belge, Engie [1] et sa filiale Electrabel [2] ont signé le 30 avril [3] une lettre d’intention ouvrant des négociations exclusives sur la reprise complète des activités nucléaires de l’énergéticien français en Belgique [4]. Le périmètre couvre l’intégralité du parc: sept réacteurs [5] répartis sur les sites de Doel [6], au nord du pays, et de Tihange [7], à l’est, le personnel concerné, toutes les filiales nucléaires, ainsi que les actifs et les passifs associés, y compris les obligations de démantèlement et de déclassement [8].
Le Premier ministre Bart De Wever [9] a confirmé viser une « reprise complète » [10] du parc. Les discussions doivent aboutir à un protocole d’accord d’ici au 1er octobre 2026 [11]. Engie précise que la lettre d’intention « ne constitue pas un engagement ferme » [12] de conclure la transaction.
Le démantèlement suspendu dès lundi
Conséquence immédiate: toutes les opérations de démantèlement des réacteurs récemment arrêtés sont suspendues avec effet immédiat [14]. La mesure vise à « préserver la valeur et l’intégrité des activités nucléaires » et « assurer que toutes les options restent ouvertes pour l’État belge » [15]. Selon une source citée par La Libre, « dès lundi, le démantèlement est suspendu » [16].
La suspension concerne notamment Tihange 1 [17], à l’arrêt depuis octobre 2025 après cinquante ans [18] de fonctionnement [19], ainsi que les opérations liées aux réacteurs déjà arrêtés Tihange 2 et Doel 3 [20]. Doel 1 et Doel 2 ont été définitivement arrêtés en 2025 [21], et leur combustible a déjà été retiré [22]. Pour Doel 3 et Tihange 2, arrêtés respectivement en 2022 [23] et 2023 [24], les turbines à vapeur ont été démontées [25] et des conduites rincées [26]. Engie avait introduit une demande de démantèlement pour ces deux installations [27].
La facture qui inquiète Bruxelles
Le 24 avril 2026 [28], soit six jours avant la signature [3], Standard & Poor’s [29] abaissait la note de la dette souveraine belge de AA à AA- [30]. Après Fitch en juin et Moody’s vendredi dernier [31], c’était la troisième agence à dégrader la Belgique. La séquence n’est pas anodine: elle survient alors que le gouvernement s’apprête à assumer un passif nucléaire de très long terme.
Les ordres de grandeur, eux, commencent à être documentés. La prolongation de Doel 4 et Tihange 3, en respectant les normes post-Fukushima transposées en 2020 [32], coûtera entre 1,6 et 2 milliards d’euros [33]. À cela s’ajoute l’ambition gouvernementale d’atteindre 8 GW de capacités nucléaires [34], contre 2 GW actuellement [35], ce qui suppose la construction de 4 GW de nouvelles centrales [36] - un chantier qui se compte en dizaines de milliards. S’y greffe enfin le passif de démantèlement et de déchets, dont les obligations relatives aux déchets avaient déjà été transférées en 2023 [37] de Engie vers l’État belge, en échange d’un paiement forfaitaire de 15 milliards d’euros versé par Engie [13]. Aucun montant de transaction pour la reprise du parc n’a, à ce stade, été rendu public.
Pour l’économiste Bruno Colmant [38], la question est directe: « combien cela va coûter à l’État belge, à la fois pour relancer des centrales qui étaient actuellement vouées au démantèlement, en construire de nouvelles et, à plus long terme, pour prendre en charge le coût futur du démantèlement des centrales? » [39] Il ajoute: « Les dépenses dans le secteur de l’armement, avec le F-35, et maintenant l’énergie, tout cela va fortement augmenter les dépenses de notre pays et risque d’augmenter les taxes de nos enfants » [40]. Et interroge la mécanique opérationnelle: « L’État va-t-il assurer lui-même la gestion des centrales ou rechercher d’autres opérateurs qui factureront évidemment leurs prestations? Et à quelles conditions? » [41]
Le contexte d’urgence est mesurable. Selon Elia, la Belgique a importé jusqu’à 70 % de ses besoins en électricité [42] récemment, et 58 % d’importations en mi-avril [43]. La sortie du nucléaire prévue pour 2025 [44] avait été remise en cause par la guerre en Ukraine en 2022 [45]. On se souvient qu’à Paris aussi, l’État a tranché sur le nucléaire, jugeant qu’un opérateur coté ne pouvait plus assumer seul les investissements de long terme. Bruxelles emprunte aujourd’hui un chemin comparable, à un moment où ses marges budgétaires sont plus étroites.
EDF, l’invité qui ne dit pas son nom
« EDF? D’autres acteurs? La piste EDF circule déjà » [46], glisse une source à La Libre. Elle n’est pas neuve. Dès septembre 2025 [47], le média français La Lettre rapportait l’intérêt de l’électricien français pour la prolongation de Doel 4 et Tihange 3 [48] au-delà de 2035 [49]. Cédric Lewandowski [50], directeur exécutif chez EDF [50], étudierait selon La Lettre la reprise des actifs nucléaires d’Engie en Belgique [51].
EDF n’est d’ailleurs pas un nouveau venu. Sa filiale belge Luminus [52] détient déjà environ 10 % des centrales nucléaires belges [53], comme le rappelle Boursorama. L’objectif gouvernemental belge est ambitieux: atteindre 8 GW de capacités nucléaires [34], contre 2 GW actuellement [35] via Doel 4 et Tihange 3, et construire 4 GW de nouvelles centrales [36]. Engie s’oppose à la prolongation d’autres réacteurs que Doel 4 et Tihange 3 [54]. EDF, lui, ne s’y oppose pas.
Pour Engie, la fermeture d’un dossier piégé
Le dossier nucléaire belge est, pour Engie, une plaie ouverte depuis plus d’une décennie. L’énergéticien avait passé près de 11 milliards d’euros [55] de provisions liées au nucléaire dans ses comptes, mais l’écart entre ses estimations et celles de l’ONDRAF [56], régulateur belge des provisions nucléaires, atteignait environ 4 milliards d’euros [57]. Chaque révision triennale par la Commission des provisions nucléaires faisait peser un risque bilanciel récurrent sur le groupe.
Une première étape avait été franchie en 2023 [37]: Engie transférait au gouvernement belge l’ensemble des obligations liées aux déchets nucléaires [58], en versant à l’État belge un paiement forfaitaire de 15 milliards d’euros [13]. La cession complète envisagée aujourd’hui sortirait Engie définitivement du dossier, en transférant cette fois les actifs eux-mêmes, le personnel, les filiales et les passifs résiduels de démantèlement [8].
Le marché applaudit. Le titre Engie progressait de 2 % [59] le 30 avril, en tête d’un CAC 40 en baisse de 1,3 % [60]. La société dirigée par Catherine MacGregor [61] a pris 46,37 % en Bourse [62] sur l’année écoulée, sixième plus forte progression de l’indice [63]. Depuis le début 2026, le titre s’adjuge encore 20,7 % [64]. Morgan Stanley [65] estime qu’un « accord pourrait contribuer à réduire davantage les risques liés au modèle économique d’Engie ». Royal Bank of Canada [66] a commenté la rationalité du transfert de propriété des activités nucléaires à l’État belge [66]. Engie déclare que « grâce au transfert de l’ensemble des obligations liées aux déchets nucléaires au gouvernement belge, le groupe ne sera plus exposé à l’évolution des coûts futurs liés au traitement des déchets revus tous les trois ans par la Commission des provisions nucléaires » [67].
Ce que les sources ne disent pas
Aucun montant de transaction n’a été rendu public. La lettre d’intention est explicitement non contraignante [12] [68]. Les conditions opérationnelles - qui exploite, à quel coût, avec quelles garanties de sûreté - restent ouvertes. L’AFCN [69], régulateur nucléaire belge, et les équipes techniques devront examiner ce qui est faisable pour les prolongations envisagées.
Aucune des sources consultées ne mentionne la position des syndicats d’Electrabel sur ce transfert de propriété, ni les conditions sociales négociées pour les milliers de salariés concernés par le changement d’actionnaire. Or l’opération inclut explicitement « le personnel concerné » [70] et « toutes les filiales nucléaires ». Ce silence, dans une opération de cette ampleur, mérite d’être noté.
Le coût technique, lui, est documenté. Selon Andreas Tirez [71], expert de Febeliec [72], le coût maximum de l’électricité produite par les réacteurs prolongés serait de 107 euros par MWh [73]. Une opération technique cruciale est prévue début mai à Tihange 1: la découpe des doigts de gant par Framatome [74]. Une source interne chez Engie alerte: « cette découpe pourrait rendre économiquement impossible la prolongation de Tihange 1 » [75].
« Pour Engie, dont une partie du business repose sur la volatilité, ce n’est pas forcément une bonne nouvelle » [76], glisse une source à La Libre. Une stabilisation du parc belge, avec ou sans EDF, redéfinit les flux d’électricité au cœur de l’Europe. Si le parc belge est relancé, le marché européen change de visage. Le calendrier - signature six jours après la dégradation S&P [77], suspension des démantèlements à 24 heures - dit l’urgence. Le contenu, lui, dit l’incertitude. « Ce n’est que le début de l’histoire à écrire » [78], confie une source à La Libre.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (78)
« Le groupe énergétique français Engie et l’État belge ont franchi une étape majeure dans l’avenir du nucléaire en Belgique. »
bfmtv.com ↗ ↩
« La centrale nucléaire de Doel en Belgique appartient à Electrabel, filiale belge d'Engie. »
bfmtv.com ↗ ↩
« 30 avril (Reuters) - L’État belge, l'énergéticien français ENGIE et sa filiale Electrabel ont annoncé jeudi la signature d’une lettre d’intention »
investir.lesechos.fr ↗ ↩
« L'État belge, Engie et Electrabel ont signé une lettre d'intention ouvrant des négociations exclusives sur une reprise potentielle de l'ensemble des activités nucléaires de l'énergéticien en Belgique. »
lalibre.be ↗ ↩
« Cela concerne notamment les sept réacteurs répartis sur les sites des centrales nucléaires de Doel, au nord du pays, et de Tihange, à l’est. »
bfmtv.com ↗ ↩
« les sept réacteurs répartis sur les sites des centrales nucléaires de Doel, au nord du pays, et de Tihange, à l’est. »
bfmtv.com ↗ ↩
« les sept réacteurs répartis sur les sites des centrales nucléaires de Doel, au nord du pays, et de Tihange, à l’est. »
bfmtv.com ↗ ↩
« y compris les obligations de démantèlement et de déclassement »
investir.lesechos.fr ↗ ↩
« Le Premier ministre belge, Bart De Wever, a confirmé que cette initiative s’inscrit dans une volonté claire: envisager une 'reprise complète' du parc nucléaire belge. »
bfmtv.com ↗ ↩
« envisager une 'reprise complète' du parc nucléaire belge. »
bfmtv.com ↗ ↩
« Les discussions entre Engie et l’État belge doivent aboutir à un protocole d’accord d’ici au 1er octobre 2026. »
bfmtv.com ↗ ↩
« « La signature de la lettre d’intention ne constitue pas un engagement ferme », précise le communiqué. »
lesoir.be ↗ ↩
« en échange d'un paiement forfaitaire de 15 milliards d'euros »
tradingsat.com ↗
⚠️ Note INFO.FR: Le sens du flux financier doit être précisé: c'est Engie qui a versé 15 milliards d'euros à l'État belge en 2023 (et non l'inverse) en échange du transfert des obligations liées aux déchets nucléaires. Confirmé par le communiqué officiel ENGIE de juin 2023, Reuters, Le Monde et Cleary Gottlieb. ↩
« toutes les activités de démantèlement des réacteurs récemment arrêtés sont suspendues avec effet immédiat. »
bfmtv.com ↗ ↩
« Des dispositions provisoires ont été convenues pour « préserver la valeur et l’intégrité des activités nucléaires, incluant la suspension des travaux de démantèlement et de déclassement en cours, afin d’assurer que toutes les options restent ouvertes pour l’Etat belge ». »
lesoir.be ↗ ↩
« "Dès lundi, le démantèlement est suspendu", indique cette source »
lalibre.be ↗ ↩
« la suspension doit concerner notamment Tihange 1 »
lalibre.be ↗ ↩
« après une durée de fonctionnement de 50 ans »
sudinfo.be ↗ ↩
« Ce réacteur est à l’arrêt depuis octobre 2025, après une durée de fonctionnement de 50 ans. »
sudinfo.be ↗ ↩
« les opérations liées aux réacteurs arrêtés, dont Tihange 2 et Doel 3. »
lalibre.be ↗ ↩
« Doel 1 et Doel 2 ont également été définitivement arrêtés en 2025. »
sudinfo.be ↗ ↩
« Pour ces trois réacteurs, le combustible nucléaire a déjà été retiré dans le cadre des opérations de mise à l’arrêt. »
sudinfo.be ↗ ↩
« Pour Doel 3 et Tihange 2, respectivement arrêtés en 2022 et 2023 »
lalibre.be ↗ ↩
« Pour Doel 3 et Tihange 2, respectivement arrêtés en 2022 et 2023 »
lalibre.be ↗ ↩
« les turbines à vapeur ont été démontées »
sudinfo.be ↗ ↩
« des conduites ont été rincées »
sudinfo.be ↗ ↩
« Engie a toutefois déjà introduit une demande de démantèlement pour ces deux installations. »
sudinfo.be ↗ ↩
« « Ce 24 avril, Standard & Poor’s a abaissé la note de la dette souveraine de la Belgique de AA à AA- » »
lesoir.be ↗ ↩
« les agences de notation, notamment Standard & Poor's encore en fin de semaine dernière, viennent de dégrader la note de la Belgique. »
lalibre.be ↗ ↩
« Standard & Poor’s a abaissé la note de la dette souveraine de la Belgique de AA à AA- »
lesoir.be ↗ ↩
« Après Fitch en juin et Moody’s vendredi dernier, Standard & Poor’s a annoncé ce vendredi qu’elle dégrade elle aussi la note financière de la Belgique. »
lesoir.be ↗ ↩
« La Belgique a transposé, en 2020, les dernières normes de sûreté nucléaire mises en place après Fukushima. »
lalibre.be ↗ ↩
« la prolongation de Doel 4 et Tihange 3, qui a été réalisée en respectant les dernières normes de sûreté, coûtera entre 1,6 et 2 milliards d'euros. »
lalibre.be ↗ ↩
« L'un de ses objectifs est d'atteindre 8 GW de capacités nucléaires en Belgique »
lalibre.be ↗ ↩
« contre une capacité actuelle de 2 GW (via Doel 4 et Tihange 3, qui ont été prolongés par la Vivaldi jusqu'en 2035). »
lalibre.be ↗ ↩
« et construire 4 GW de nouvelles centrales nucléaires. »
lalibre.be ↗ ↩
« Ce projet à venir s'inscrit dans un accord noué en 2023 »
tradingsat.com ↗ ↩
« "Je comprends la logique politique qui vise pour l'État à vouloir reprendre le contrôle de son destin énergétique. Mais la question qui me vient directement à l'esprit, c'est: combien cela va coûter à l'État belge, [.]", questionne l'économiste Bruno Colmant. »
lalibre.be ↗ ↩
« "Je comprends la logique politique qui vise pour l'État à vouloir reprendre le contrôle de son destin énergétique. Mais la question qui me vient directement à l'esprit, c'est: combien cela va coûter à l'État belge, à la fois pour relancer des centrales qui étaient actuellement vouées au démantèlement, en construire de nouvelles et, à plus long terme, pour prendre en charge le coût futur du démantèlement des centrales?" »
lalibre.be ↗ ↩
« "Les dépenses dans le secteur de l'armement, avec le F-35, et maintenant l'énergie, tout cela va fortement augmenter les dépenses de notre pays et risque d'augmenter les taxes de nos enfants." »
lalibre.be ↗ ↩
« "Il y a aussi une question opérationnelle: l'État va-t-il assurer lui-même la gestion des centrales ou rechercher d'autres opérateurs qui factureront évidemment leurs prestations? Et à quelles conditions?" »
lalibre.be ↗ ↩
« jusqu'à 70 % de nos besoins en ce moment »
lalibre.be ↗ ↩
« Elia évoquait, en début de semaine, le chiffre de 58% d'importation atteint mi avril »
lalibre.be ↗ ↩
« La Belgique comptait sortir du nucléaire en 2025 »
tradingsat.com ↗ ↩
« l'éclatement de la guerre en Ukraine en 2022 avait amené le pays à revoir sa décision »
tradingsat.com ↗ ↩
« EDF? D'autres acteurs?", s'interroge une source. La piste EDF circule déjà. »
lalibre.be ↗ ↩
« En septembre 2025, le média français La Lettre avait fait état d'un intérêt d'EDF pour la prolongation de Doel 4 et Tihange 3, au-delà de 2035. »
lalibre.be ↗ ↩
« À l’heure actuelle, seuls Doel 4 et Tihange 3 sont encore en mesure de produire de l’électricité. »
sudinfo.be ↗ ↩
« Doel 4 et Tihange 3, les deux réacteurs prolongés jusqu'en 2035. »
lalibre.be ↗ ↩
« Sous la direction de Cédric Lewandowski, le Cercle des directions de la sécurité des entreprises poursuit sa montée en puissance. »
lalettre.fr ↗ ↩
« EDF s'intéresse de près à la reprise des actifs locaux d'Engie. »
lalettre.fr ↗ ↩
« EDF est déjà présent en Belgique via sa filiale Luminus, qui détient environ 10 % des centrales nucléaires belges. »
boursorama.com ↗ ↩
« EDF est déjà présent en Belgique via sa filiale Luminus, qui détient environ 10 % des centrales nucléaires belges. »
boursorama.com ↗ ↩
« Engie, qui s'oppose à la prolongation d'autres réacteurs que Doel 4 et Tihange 3 »
lalibre.be ↗ ↩
« l’énergéticien avait passé pour près de 11 milliards d'euros de provisions liées au nucléaire »
tradingsat.com ↗ ↩
« l'autorité de régulation belge, concernant l'ajustement approprié des provisions nucléaires dans le cadre de la révision triennale en cours de ces provisions »
tradingsat.com ↗
⚠️ Note INFO.FR: La source tradingsat.com qualifie l'ONDRAF d'« autorité de régulation belge des provisions nucléaires », ce qui est inexact: l'ONDRAF est l'Organisme national des déchets radioactifs et des matières fissiles enrichies, en charge de la gestion des déchets radioactifs. La révision triennale des provisions nucléaires relève de la Commission des Provisions Nucléaires (CPN). ↩
« l'écart actuel d'environ 4 milliards d'euros entre les estimations d'Engie et celles de l'ONDRAF »
tradingsat.com ↗ ↩
« Engie transfère au gouvernement belge l'ensemble des obligations liées aux déchets nucléaires sur l'ensemble des centrales du pays »
tradingsat.com ↗ ↩
« L'action progresse de 2%, vers 11h ce jeudi 30 avril »
tradingsat.com ↗ ↩
« pour occuper la tête d'un CAC 40 en forte baisse de 1,3% »
tradingsat.com ↗ ↩
« La société dirigée par Catherine MacGregor a pris 46,37% en Bourse l'an passé »
tradingsat.com ↗ ↩
« La société dirigée par Catherine MacGregor a pris 46,37% en Bourse l'an passé »
tradingsat.com ↗ ↩
« la sixième plus forte progression du CAC 40 »
tradingsat.com ↗ ↩
« A l'aube du mois de mai, le titre s'adjuge encore 20,7% »
tradingsat.com ↗ ↩
« Morgan Stanley estime pour sa part qu'un "accord pourrait contribuer à réduire davantage les risques liés au modèle économique d'Engie" »
tradingsat.com ↗ ↩
« Royal Bank of Canada rappelle que le gouvernement belge s’est de plus en plus attaché à prolonger et à développer sa capacité nucléaire, par conséquent, ce transfert de propriété lui "semble rationnel" »
tradingsat.com ↗ ↩
« "Grâce au transfert de l’ensemble des obligations liées aux déchets nucléaires au gouvernement belge, le groupe Engie ne sera plus exposé à l’évolution des coûts futurs liés au traitement des déchets revus tous les trois ans par la Commission des provisions nucléaires" »
tradingsat.com ↗ ↩
« Engie précise pour sa part que la lettre d'intention ne constitue pas un engagement ferme de conclure la transaction. »
lalibre.be ↗ ↩
« L'AFCN, le régulateur et les équipes techniques devront examiner ce qui est faisable »
lalibre.be ↗ ↩
« la transaction envisagée couvrirait [.] le personnel concerné, toutes les filiales nucléaires, ainsi que tous les actifs et passifs associés »
investir.lesechos.fr ↗ ↩
« Selon les calculs de l'expert de Febeliec, Andreas Tirez, le coût maximum de l'électricité produite par les réacteurs prolongés serait de 107 euros par MWh. »
lalibre.be ↗ ↩
« Febeliec, la fédération qui représente les consommateurs industriels d'énergie, estime qu'une prolongation des plus vieux réacteurs serait rentable »
lalibre.be ↗ ↩
« le coût maximum de l'électricité produite par les réacteurs prolongés serait de 107 euros par MWh. »
lalibre.be ↗ ↩
« Une importante opération doit d'ailleurs avoir lieu début mai. Le sous-traitant Framatome doit en effet procéder à la découpe des doigts de gant, qui permettent de monitorer l'activité du réacteur nucléaire. »
lalibre.be ↗ ↩
« "cette découpe pourrait rendre économiquement impossible la prolongation de Tihange 1", alerte une source interne chez Engie. »
lalibre.be ↗ ↩
« "Pour Engie, dont une partie du business repose sur la volatilité, ce n'est pas forcément une bonne nouvelle", nous dit-on. »
lalibre.be ↗ ↩
« Standard & Poor’s a annoncé ce vendredi qu’elle dégrade elle aussi la note financière de la Belgique. »
lesoir.be ↗ ↩
« "ce n'est que le début de l'histoire à écrire", nous dit-on de bonne source. »
lalibre.be ↗ ↩
Sources
- La Belgique revient en force dans le nucléaire: le gouvernement va racheter les 7 réacteurs du français Engie et suspend immédiatement le démantèlement
- L’État belge étudie le rachat des activités nucléaires d’Engie et Electrabel
- L’Etat belge veut racheter les activités nucléaires d’Engie
- "Une nouvelle à en tomber de sa chaise" : après des discussions secrètes, l'État ouvre la porte au rachat du nucléaire d'Engie
- Bruno Colmant: "Je comprends la logique politique de la reprise des centrales nucléaires, mais combien cela va-t
- Rachat du nucléaire belge d’Engie : aucun démantèlement nucléaire définitif n’a encore été entamé à Doel et à Tihange
- Démantèlement nucléaire : Tihange 1 proche de la phase de non
- EDF : Cédric Lewandowski étudie la reprise des actifs nucléaires d'Engie en Belgique - 23/09/2025
- Engie : L'Etat belge compte reprendre la main sur le parc nucléaire d'Engie dans le plat pays, un nouveau catalyseur à venir pour l'action?
- CAC 40 : Si EDF reprend les centrales nucléaires belges, jackpot pour Engie
- Nouvelle tuile pour les finances : Standard & Poor’s dégrade aussi la note belge
