Benoît Paire annonce son retour à l’entraînement après un an de calvaire
Le Français de 37 ans refait surface après une année blanche marquée par 20 infiltrations et un effondrement au classement ATP
Benoît Paire a publié un sobre « Back on court » le 13 juillet 2026. Après un an d'absence, huit infiltrations au dos et douze au poignet, le joueur de 37 ans tente une reprise.
- Benoît Paire annonce son retour à l'entraînement le 13 juillet 2026 après une absence depuis fin janvier
- Le joueur de 37 ans a subi 20 infiltrations en un an (8 au dos, 12 au poignet) sans solution durable
- Son classement ATP a chuté au-delà du 900e rang, loin de son meilleur classement de 18e mondial
- Il n'a disputé que 2 tournois Challenger en 2026 sans remporter le moindre match
- Paire refuse d'abandonner et veut finir sa carrière sur un court pour dire au revoir au public
Benoît Paire a posté le 13 juillet 2026 un sobre « Back on court » sur X, accompagné d’une photo de lui à l’entraînement. Première apparition depuis fin janvier - où son dernier match officiel remontait au 27 janvier 2026 à Quimper. Depuis, le silence radio. L’ancien membre du Top 20 - aujourd’hui âgé de 37 ans - vient de vivre l’une des pires années de sa carrière.
Un an de blessures en cascade
La blessure au dos dure depuis un an. Huit infiltrations n’ont rien résolu. Le poignet a également lâché: douze infiltrations supplémentaires. Soit vingt piqûres en douze mois, sans amélioration durable. En janvier 2026 - Paire avait exprimé sa joie de retrouver les courts, révélant avoir « hésité à prendre [sa] retraite » à cause de ses douleurs dorsales, mais se sentait « beaucoup mieux » après des traitements et des exercices de renforcement.
L’optimisme n’a pas tenu. En juin 2026 - il a dû déclarer forfait pour les Internationaux de Troyes suite à une blessure contractée à l’entraînement. Sa participation au Challenger de Liège - qui s’est déroulé du 6 au 12 juillet - était également compromise. Une semaine plus tard, il annonce sa reprise.
Les déclarations du joueur révèlent pourtant une évolution notable entre juillet 2025 et janvier 2026. En juillet 2025 - Paire mettait sa carrière en pause en affirmant qu’il ne jouerait plus « tant qu’il aurait des douleurs » et attendrait de se sentir « capable d’enchaîner des points, des matchs et des tournois » avant de revenir. Six mois plus tard, en janvier 2026 - il disait se sentir « beaucoup mieux » et prêt à rejouer. Mais les forfaits de juin 2026 montrent que ce mieux n’était pas durable. Une contradiction qui illustre l’incertitude médicale autour de son corps.
Un classement pulvérisé
En 2026, Benoît Paire n’a participé qu’à deux tournois Challenger - à Soma Bay (Égypte) et à Quimper, sans parvenir à remporter le moindre match. Son classement ATP est tombé au-delà de la 900e place - bien loin de son meilleur classement de 18e mondial. En janvier 2026, il pointait au 917e rang - sur une série de huit défaites consécutives.
Le contraste est brutal. En janvier 2016 - Paire occupait la 16e place mondiale. Dix ans plus tard, il a disparu des radars. Pendant son absence, il a officié comme consultant pour France Télévisions lors de Roland-Garros.
Un retour semé d’interrogations
Le timing de cette annonce interroge. Paire annonce son retour une semaine après avoir dû renoncer au Challenger de Liège. S’il avait pu y participer, il aurait probablement communiqué plus tôt. Cette reprise intervient dans une période sans compétition immédiate, ce qui permet d’éviter une pression de résultat et un test grandeur nature. Un retour à l’entraînement sans échéance, c’est aussi un retour sans risque de rechute médiatisée.
Aucune source consultée ne précise quel protocole médical a permis cette reprise après des infiltrations infructueuses. Les traitements antérieurs, infiltrations, repos, renforcement musculaire, n’avaient pas suffi. Le fait qu’il ait pu commenter des matches à Roland-Garros indique qu’il n’était pas cloué au lit, mais le fossé entre commenter un match et en disputer un reste immense. Cette absence d’information sur le traitement décisif laisse planer le doute sur la solidité de ce retour.
« Je n’ai pas renoncé »
Paire refuse de partir par la petite porte. « Je n’ai pas renoncé » - a-t-il affirmé. Il souhaite « finir [sa] carrière sur le court de tennis » et « dire au revoir au public » comme il le souhaite, plutôt que de se retirer en raison de blessures. Ce n’est pas la première fois que le corps le lâche. Fin 2013 et début 2014 - il avait été contraint à un repos de trois mois en raison d’une blessure au genou gauche. En 2015 - une blessure au tendon d’Achille l’avait également écarté des terrains. En 2018 - il avait connu un cycle similaire de problèmes physiques, avec une déchirure abdominale suivie de douleurs au dos. En septembre 2025 - une blessure au genou gauche s’est également manifestée.
Enjeux
Viabilité physique: des risques majeurs après des infiltrations multiples
À 37 ans - après huit infiltrations au dos et douze au poignet qui n’ont apporté aucune solution durable, le corps de Paire est une véritable bombe à retardement. Chaque entraînement peut déclencher une nouvelle blessure. L’absence d’information sur le traitement qui a permis cette reprise, chirurgie, traitement expérimental ou simple repos prolongé, ne fait qu’accroître les doutes. Un seul faux mouvement, et c’est reparti pour des mois d’absence. Le joueur lui-même, en juillet 2025 - conditionnait son retour à l’absence de douleurs. Ce seuil semble toujours fragile.
Reconstruction au classement: repartir de zéro
Avec un classement au-delà du 900e rang - Paire devra repartir des qualifications des tournois Challenger. En 2026, il a disputé deux Challenger sans gagner un match. Pour remonter, il lui faudra enchaîner les victoires dans des tournois de bas niveau, avec un corps fragilisé. L’âge joue contre lui: la récupération est plus lente, les blessures plus fréquentes. Même s’il retrouve un niveau de jeu correct, le chemin vers le circuit principal est long et semé d’embûches.
Adieux contrôlés ou retraite forcée: la ligne de crête
Paire veut « dire au revoir au public » sur ses propres conditions, en finissant sa carrière sur un court. Mais si le corps lâche à nouveau, il n’aura pas ce choix. La reprise actuelle est un pari: soit il parvient à jouer quelques tournois et à faire ses adieux à sa guise, soit une nouvelle blessure le contraint à une retraite forcée, en tribune. La volonté affichée de ne pas abandonner ne suffira pas face à la réalité physiologique. C’est toute la tension de ce retour: entre l’espoir d’une fin maîtrisée et le risque d’un arrêt brutal.