Besançon : enquête ouverte après le suicide d’un détenu au quartier disciplinaire
Un homme incarcéré depuis quelques heures a été retrouvé pendu dans sa cellule vendredi 26 juin. Le parquet de Besançon a ouvert une enquête en recherche des causes de la mort.
Le vendredi 26 juin 2026, un détenu a été retrouvé mort par pendaison dans sa cellule du quartier disciplinaire de la maison d'arrêt de Besançon, quelques heures seulement après son incarcération. Une enquête en recherche des causes de la mort a été ouverte par le parquet.
L’essentiel
- Fait 1 : Un détenu a été retrouvé pendu dans sa cellule de la maison d’arrêt de Besançon le 21 avril 2026.
- Fait 2 : L’homme venait d’être incarcéré quelques heures plus tôt, selon L’Est Républicain.
- Fait 3 : Le parquet de Besançon a ouvert une enquête en recherche des causes de la mort.
- Fait 4 : La prison de Besançon affiche un taux de surpopulation de près de 80 %, avec environ 460 détenus pour 250 à 276 places.
- Fait 5 : L’établissement avait été épinglé en mars 2026 par le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL).
Ce qui s’est passé
Un drame s’est produit vendredi 26 juin 2026 à la maison d’arrêt de Besançon. Un détenu a été retrouvé sans vie par pendaison dans sa cellule du quartier disciplinaire, indique L’Est Républicain. Selon le journal, l’homme avait été incarcéré seulement quelques heures auparavant. Les agents pénitentiaires ont fait la macabre découverte lors d’une ronde habituelle. La scène a été immédiatement gelée pour permettre les premières constatations.
Le collectif des morts en prison a relayé l’information sur son compte X (ex-Twitter) : « Un homme est mort par pendaison le 21 avril 2026 à la maison d’arrêt de Besançon. Il y était incarcéré depuis quelques heures seulement. »
L’enquête en cours
Le parquet de Besançon a confirmé l’ouverture d’une enquête en recherche des causes de la mort. Celle-ci a été confiée aux services de police. Les investigations devront déterminer les circonstances exactes du décès et s’assurer que les procédures de surveillance ont été respectées. L’identité du détenu n’a pas été divulguée à ce stade.
Contexte dans le Doubs
La maison d’arrêt de Besançon est régulièrement pointée du doigt pour sa surpopulation chronique. Sa capacité théorique est de 250 à 276 places, mais elle hébergeait environ 460 détenus au moment des faits, soit un taux d’occupation proche de 180 %. En mars 2026, le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) avait épinglé l’établissement, dénonçant des conditions de détention indignes. Ce nouveau suicide relance les interrogations sur la prise en charge des détenus, notamment ceux placés à l’isolement au quartier disciplinaire.
Dans d’autres départements, des faits divers récents ont également marqué l’actualité régionale, comme l’incendie d’un transformateur à Avallon ayant entraîné la fermeture de treize commerces ou l’incendie d’un foyer pour jeunes à Rouen.
Réactions et suivi
Le collectif des morts en prison a dénoncé un nouveau décès évitable en détention. Aucune communication officielle n’a encore été faite par l’administration pénitentiaire ni par le ministère de la Justice. La prison de Besançon, ouverte en 1975, est l’un des établissements les plus vétustes de la région. Une enquête interne administrative devrait également être diligentée.
Les résultats de l’autopsie et les premières conclusions de l’enquête sont attendus dans les prochains jours.
Sources
- L'Est Républicain : Besançon. Suicide en prison : un détenu retrouvé pendu dans sa cellule
- L'Est Républicain (Facebook) : Un détenu est décédé à la maison d'arrêt de Besançon
- X (Twitter) : Tweet du collectif des morts en prison
- Média local (non identifié) : Redirection Google Grounding - conditions prison