Beuxes : le maire agressé par deux hommes encagoulés à la mairie
Thomas Boulay, 28 ans, a été frappé au visage lundi soir dans les locaux de la mairie. Hospitalisé en état de choc, il a pu rentrer chez lui. Une enquête est en cours.
Le maire de Beuxes, Thomas Boulay, a été violemment agressé lundi 21 juillet 2026 par deux individus encagoulés dans sa mairie. L'élu, âgé de 28 ans, a été conduit à l'hôpital de Loudun en état de choc après avoir été frappé au visage. Le préfet de la Vienne a condamné ces faits et annoncé l'attribution d'un dispositif de sécurité au maire.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Thomas Boulay, maire de Beuxes âgé de 28 ans, a été agressé par deux hommes encagoulés le 21 juillet 2026 vers 17h00 dans la mairie.
- L'élu a été frappé au visage, hospitalisé à Loudun en état de choc et s'est vu prescrire 15 jours d'ITT avant de rentrer chez lui.
- Le préfet Charles Giusti a condamné l'agression et annoncé l'attribution immédiate d'un bouton d'alerte au maire.
- Une enquête de gendarmerie a été ouverte pour identifier les deux agresseurs dont le mobile reste inconnu.
- La commune traverse une période de tensions marquée par plusieurs dégradations et une agression au couteau début juin.
Lundi 21 juillet vers 17h00, Thomas Boulay, maire de Beuxes depuis mars 2026, a été agressé dans l’enceinte de la mairie par deux hommes dont les visages étaient dissimulés sous des cagoules. Selon Le7.info, l’élu a été insulté puis frappé au visage par ses agresseurs avant qu’ils ne prennent la fuite.
Le maire a été transféré à l’hôpital de Loudun où les médecins ont constaté son état de choc et lui ont prescrit 15 jours d’incapacité temporaire de travail. Il a pu regagner son domicile dans la soirée, rapporte La Nouvelle République.
La réaction du préfet de la Vienne
Charles Giusti, préfet de la Vienne, a réagi rapidement en condamnant fermement cette agression. Selon Le7.info, il a annoncé l’attribution immédiate d’un « bouton d’alerte » au maire de Beuxes.
Ce dispositif, issu du Plan national de prévention contre les violences faites aux élus, permet à l’élu de déclencher une intervention rapide des forces de sécurité en cas de menace ou d’agression. L’appareil portable assure un contact direct avec les gendarmes ou les policiers les plus proches.
Une enquête de gendarmerie ouverte
Thomas Boulay a fait part de son intention de déposer plainte auprès de la gendarmerie, indique Le7.info. Les forces de l’ordre ont ouvert une enquête pour identifier et interpeller les deux agresseurs, dont le mobile reste à établir.
Les gendarmes ont recueilli le témoignage du maire et travaillent à l’exploitation des éventuelles traces laissées par les assaillants. Aucune interpellation n’avait été annoncée à ce stade.
Un climat de tensions dans la commune
Cette agression intervient dans un contexte tendu à Beuxes. La commune du Loudunais a connu plusieurs actes de vandalisme ces derniers mois, selon Le7.info. Début juin, un dirigeant sportif local avait été victime d’une agression au couteau, une affaire qui avait déjà secoué la vie associative et municipale.
Les autorités n’ont pas établi de lien formel entre ces différents incidents, mais la série de violences soulève des inquiétudes chez les élus et les habitants. Certains font le parallèle avec la multiplication des agressions contre les élus locaux en France, comme celle récente qui a touché des maires confrontés à des tensions sur leur territoire.
Contexte dans la Vienne
Beuxes est une commune rurale de la Vienne située dans l’arrondissement de Châtellerault, à une douzaine de kilomètres au nord de Loudun. Le département compte 436 529 habitants.
L’agression d’un maire dans l’exercice de ses fonctions reste un événement rare dans la Vienne, où les élus locaux assurent leurs mandats le plus souvent sans incident. Le préfet Charles Giusti a fait de la protection des élus une priorité depuis sa prise de fonction, renforçant les dispositifs de sécurisation et d’accompagnement des édiles en cas de menaces.
Les agressions contre les maires se sont multipliées ces dernières années en France. Le ministère de l’Intérieur recense plusieurs centaines de faits de violence ou d’intimidation visant des élus locaux chaque année, un phénomène qui touche autant les grandes villes que les communes rurales.
Les suites de l’affaire
Thomas Boulay, qui a repris ses fonctions après son retour à domicile, devrait bénéficier d’un renforcement de la vigilance autour de la mairie dans les jours à venir. Le bouton d’alerte qui lui a été remis sera opérationnel dès cette semaine.
L’enquête de gendarmerie se poursuit pour tenter d’identifier les auteurs de l’agression et établir leur mobile. Les auditions et les investigations techniques devraient permettre de faire avancer le dossier dans les prochains jours.