Bobigny : ouverture du procès de l’acteur James C. pour viol présumé d’une mineure de 15 ans
L'acteur de séries télévisées James C. comparait depuis ce lundi 22 juin devant la cour criminelle de Seine-Saint-Denis pour des faits de viol sur une adolescente rencontrée via Snapchat.
Le tribunal judiciaire de Bobigny a ouvert ce lundi 22 juin le procès de James C., 38 ans, acteur connu pour ses rôles dans 'Nos années pension' et 'Clem'. Il est accusé du viol d'une fille de 15 ans, de corruption de mineure et de détention d'images pédopornographiques.
L’essentiel
- Fait 1 : James C., 38 ans, comparaît les 22 et 23 juin 2026 devant la cour criminelle de Bobigny pour quatre chefs d’accusation : viol sur mineure de plus de 15 ans, agression sexuelle, corruption de mineure et détention d’images pédopornographiques.
- Fait 2 : Les faits présumés remontent à novembre-décembre 2023. La victime, une adolescente de 15 ans, a été contactée via le réseau social Snapchat. Un signalement a été fait par ses parents en décembre 2023.
- Fait 3 : James C. avait déjà été condamné en 2019 à trois ans de prison, dont deux avec sursis, pour une agression sexuelle commise en 2016 sur une joggeuse dans un parc.
Ouverture du procès
La cour criminelle de la Seine-Saint-Denis, siégeant à Bobigny, a ouvert ce lundi 22 juin le procès de James C., acteur de 38 ans. Connu pour son rôle de Samuel « Sam » Steiner dans la série « Nos années pension » diffusée sur France 2 entre 2007 et 2010, et pour une apparition dans « Clem », il est jugé pour des faits de viol sur une mineure de plus de 15 ans, agression sexuelle, corruption de mineure et détention d’images pédopornographiques. L’audience, prévue pour durer deux jours, se tient jusqu’au mardi 23 juin.
Selon les informations rapportées par Le Parisien et Midi Libre, l’accusé est arrivé à l’audience libre, après avoir été placé sous contrôle judiciaire. Il avait été interpellé en décembre 2023 suite au signalement des parents de la victime présumée. Le journaliste indépendant Fred Morandini a tweeté depuis le tribunal : « Seine-Saint-Denis : Première journée du procès de l’acteur James Champel… accusé du viol d’une fille de 15 ans ».
Les faits reprochés
Les faits allégués se seraient déroulés en novembre et décembre 2023. James C. aurait contacté une adolescente de 15 ans via l’application de messagerie éphémère Snapchat. Selon la source de plusieurs médias, dont La Dépêche et Ouest-France, l’acteur aurait ensuite organisé une rencontre, au cours de laquelle les actes de viol et d’agression sexuelle auraient été commis. La jeune fille aurait confié les faits à ses parents, qui ont porté plainte en décembre 2023. L’enquête a également mené à la découverte d’images pédopornographiques sur le téléphone de James C., ce qui a conduit à un chef d’accusation supplémentaire pour détention de ce type de contenus.
La défense de James C. n’a pas encore été détaillée publiquement. L’audience devrait permettre d’entendre les témoignages et les experts.
Un accusé déjà condamné
Cette nouvelle affaire s’inscrit dans un parcours judiciaire déjà marqué par une condamnation. En 2019, James C. avait été reconnu coupable d’agression sexuelle sur une joggeuse dans un parc, des faits remontant à 2016. Il avait écopé de trois ans de prison, dont deux avec sursis. « Tu parles à quelqu’un qui sort de prison, ne l’oublie pas », aurait-il déclaré, selon des propos rapportés par Midi Libre lors de l’audience. Cette récidive présumée aggrave la gravité des charges retenues contre lui.
L’acteur, qui avait connu une carrière médiatique après son rôle dans « Nos années pension », une série phare de France 2, s’est fait plus discret ces dernières années. Son nom complet est James Champel, mais dans le cadre de ce procès, la présomption d’innocence impose de ne pas divulguer son identité complète avant une éventuelle condamnation définitive.
Contexte dans le département
La Seine-Saint-Denis (93) est un département où les affaires de violences sexuelles sur mineurs sont régulièrement portées devant la cour criminelle départementale. Bobigny, chef-lieu du département, abrite le tribunal judiciaire et la cour criminelle, compétente pour juger les crimes. Le département connaît une activité judiciaire intense : en parallèle, une autre affaire a fait l’objet d’une plainte déposée à Bobigny le même jour, concernant des menaces proférées contre un juge après la condamnation d’Erik Tegnér. Cette plainte a été déposée au même tribunal. La densité des procès liés aux violences sexuelles reflète une problématique sociétale forte dans le département, comme le souligne régulièrement la presse locale.
Le procès de James C. se déroule sous surveillance médiatique nationale, plusieurs médias régionaux et nationaux ayant dépêché des reporters au palais de justice.
Prochaine étape
Le verdict est attendu au terme de la deuxième journée d’audience, le mardi 23 juin en fin de journée. James C. encourt une peine pouvant aller jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle pour le viol d’une mineure de plus de 15 ans, en récidive légale, assortie d’une interdiction de contact avec des mineurs et d’une inscription au fichier des délinquants sexuels.