Bobigny : le préfet met en garde contre l’hydrocution durant la canicule
Alors que la Seine-Saint-Denis est en vigilance rouge, le préfet rappelle les gestes qui sauvent face aux risques de baignade sauvage.
Le préfet de Seine-Saint-Denis a publié ce 22 juin une alerte sur les risques d'hydrocution. La vigilance rouge canicule est en vigueur depuis la veille. Les consignes sont claires entrée progressive dans l'eau, pas de baignade après repas ou alcool, et appel au 15 en cas de symptômes.
L’essentiel
- Fait 1 : Le préfet de Seine-Saint-Denis a publié le 22 juin 2026 une alerte sur les risques d’hydrocution, avec des consignes concrètes.
- Fait 2 : La Seine-Saint-Denis est en vigilance rouge canicule extrême depuis le 21 juin, jusqu’à 39°C attendus.
- Fait 3 : Les baignades sauvages dans les cours d’eau du département sont interdites, hors sites autorisés et surveillés.
- Fait 4 : Un adolescent de 17 ans est mort noyé en Dordogne le 20 juin, en pleine canicule.
- Fait 5 : 49 départements sont placés en vigilance rouge ce 22 juin, un record national.
Les consignes du préfet
Le compte officiel de la préfecture de Seine-Saint-Denis a publié ce 22 juin un message de prévention sur les risques d’hydrocution. « Entrez de manière progressive dans l’eau (pieds, nuque, poignets) », écrit le préfet. Il déconseille la baignade après un repas copieux ou après avoir consommé de l’alcool. La surveillance des enfants est impérative. En cas de symptômes (malaise, frissons, perte de connaissance), il faut sortir immédiatement de l’eau et appeler le 15.
Vigilance rouge canicule extrême
La Seine-Saint-Denis est placée en vigilance rouge canicule depuis le 21 juin 2026 à 12h. Le centre opérationnel départemental a été activé. Parmi les mesures en vigueur : l’interdiction des événements sportifs extérieurs entre 10h et 21h, le renforcement des maraudes et des accueils de jour, ainsi que l’interdiction de la vente d’alcool à emporter après 20h. Le préfet rappelle également l’interdiction des baignades sauvages dans les cours d’eau du département, hors sites autorisés et surveillés. Un point complet sur ces restrictions a été publié par notre rédaction le 21 juin.
Les risques de l’hydrocution
L’hydrocution, ou choc thermique, survient lors d’un contraste brutal entre la température du corps et celle de l’eau. Elle peut entraîner un arrêt cardiaque. Les autorités sanitaires nationales insistent sur l’entrée progressive dans l’eau. La Sécurité civile a rappelé les règles de baignade en toute sécurité, alors que les noyades sont en hausse en période de canicule. Un adolescent de 17 ans est mort noyé en Dordogne le 20 juin, selon des informations rapportées par plusieurs médias. Les baignades sauvages présentent un risque accru en raison de l’absence de surveillance et de la température souvent plus basse des cours d’eau non chauffés.
Contexte dans le département
La Seine-Saint-Denis est l’un des 49 départements placés en vigilance rouge ce 22 juin, un record historique. Le département, densément peuplé avec plus de 1,6 million d’habitants, est particulièrement exposé aux îlots de chaleur urbains. Les autorités locales ont activé le niveau 3-4 du plan canicule. La ville de Bobigny a diffusé des alertes via son système illiwap. Les espaces de fraîcheur et les piscines municipales sont ouverts en horaires élargis. Dans d’autres communes touchées par la canicule, comme à Aubagne, les parents ont été invités à récupérer leurs enfants plus tôt dans les écoles, une mesure similaire à celle adoptée dans plusieurs départements en vigilance rouge.
Prochaine étape
La vigilance rouge canicule devrait se prolonger au moins jusqu’au 24 juin, selon Météo-France. Le préfet appelle à la plus grande prudence et à respecter les consignes sanitaires. Les forces de l’ordre pourraient renforcer les contrôles autour des points d’eau non autorisés. La préfecture rappelle que tout baigneur pris en flagrant délit de baignade sauvage s’expose à une contravention de quatrième classe.