Bonneville : cinq ans de prison pour un sexagénaire après la mort d’un ami lors d’une altercation

Georges Halaimia condamné pour violences ayant entraîné la mort sans intention, après une chute mortelle à Bonneville en 2019.

Bonneville : cinq ans de prison pour un sexagénaire après la mort d’un ami lors d’une altercation
Illustration Kevin Favre / info.fr

La cour criminelle de Haute-Savoie a condamné Georges Halaimia, 60 ans, à cinq ans de prison, dont deux sous bracelet électronique. L’homme était jugé pour la mort d’un ami quinquagénaire lors d’une altercation en septembre 2019. Les faits se sont déroulés à Bonneville.

La session de la cour criminelle départementale de Haute-Savoie s’est ouverte le 20 avril 2026 à Annecy avec le procès de Georges Halaimia. L’homme de 60 ans était accusé de violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Selon Le Dauphiné Libéré, les faits remontent au 30 septembre 2019 à Bonneville.

Une altercation qui tourne au drame

Une dispute entre deux amis, âgés de 40 ans d’amitié, a dégénéré ce soir-là. Georges Halaimia, opposé à la consommation de stupéfiants de la victime, un quinquagénaire de 55 ans, l’a déstabilisé d’un coup. La victime est tombée en arrière, heurtant violemment le trottoir. Transportée à l’hôpital, elle est décédée d’un hématome extradural compressant le cervelet et le tronc cérébral.

Georges Halaimia, marqué par la perte de ses deux frères liés à la drogue, a nié toute responsabilité. Il a invoqué les addictions de la victime, notamment l’alcool et la cocaïne, ainsi qu’un antécédent d’infarctus en 2011. Lors du procès, il a déclaré : « C’est un accident. Jamais je n’ai voulu le taper. C’était le seul ami que j’avais. »

Une condamnation à cinq ans de prison

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Le 21 avril 2026, la cour a reconnu Georges Halaimia coupable. Il a été condamné à cinq ans de prison, dont trois ans avec sursis probatoire de trois ans. La partie ferme de la peine, soit deux ans, sera exécutée sous bracelet électronique à domicile. L’avocat général avait requis six ans de prison, dont quatre avec sursis, soulignant le lien de causalité entre les coups portés et le décès.

L’avocate des parties civiles, Me Sylvie Dupraz, a dénoncé un « silence coupable » de l’accusé, estimant qu’il avait « tué la victime trois fois » : par le coup, par le déplacement de la victime et en taisant la violence de la chute. L’expertise médicale a confirmé le lien entre les violences et la mort, malgré la présence de stupéfiants dans le sang de la victime.

En Haute-Savoie, les violences physiques hors cadre familial ont augmenté de 13,1 % en 2025, avec 2 362 victimes recensées, selon 24 Heures. Ce procès s’inscrit dans un contexte de hausse globale de la délinquance de 6 % dans le département.

Un drame humain entre amis

Georges Halaimia, handicapé par un accident de mobylette et comparant libre avec une béquille, a exprimé son regret lors du procès : « Ma plus grande punition, c’est la perte de mon ami. » Les deux hommes partageaient des passions comme la pêche et la chasse. La défense avait plaidé l’acquittement, invoquant des doutes sur les circonstances exactes de la chute.

Sources

Kevin Favre

Kevin Favre

Installé à Annecy, couvre les stations de ski, les tensions sur le logement, l'industrie du décolletage et les débats sur la qualité de l'air. Formé à l'ESJ Lille, il a grandi en Haute-Savoie. Posture éditoriale : interroger les travailleurs frontaliers, les promoteurs, les élus, vérifier les permis de construire avant de publier.

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