Sansal claque la porte de la France : « Je me tire »
Naturalisé français en 2024, l'écrivain de 81 ans annonce son départ depuis Bruxelles, où il vient d'être intronisé à l'Académie royale belge.
Naturalisé français il y a deux ans, libéré d'une prison algérienne grâce à Paris, Boualem Sansal annonce qu'il quitte la France. Direction Bruxelles.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Le retour de bâton diplomatique
La France a porté la libération de Sansal pendant un an. Son départ, trois mois après son élection à l'Académie française, met Paris dans une position symbolique embarrassante. Ni le Quai d'Orsay ni Berlin n'ont réagi.
L'affaire Grasset-Bolloré en arrière-plan
Le départ de Sansal coïncide avec la fronde de 115 auteurs contre Grasset, après l'éviction d'Olivier Nora attribuée à Vincent Bolloré, resté silencieux.
La comparaison France-Algérie
Affirmer que la France est « pire que la dictature algérienne » alors qu'on revient d'un an de geôle algérienne pose une question de proportion - même si Sansal vise « une poignée d'oligarques » et non la société.
Le malaise des académies
À Bruxelles, le secrétaire perpétuel admet le trouble. À Paris, la Coupole se mure dans le silence trois mois après l'avoir élu.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Boualem Sansal, 81 ans, annonce son départ de France depuis Bruxelles le 25 avril 2026.
- Il a été naturalisé français par Emmanuel Macron en 2024, puis libéré d'Algérie le 12 novembre 2025.
- Il dénonce une « poignée d'oligarques de la pensée » et compare la France à la « dictature » algérienne, tout en jugeant les Français « adorables ».
- Son transfert de Gallimard à Grasset (Bolloré) a déclenché le départ de 115 auteurs le 16 avril 2026.
- Élu à l'Académie française le 29 janvier 2026, il occupera aussi le fauteuil 37 de l'Académie royale belge.
« La France, c’est fini pour moi, il me reste quelques mois à tirer dans ce pays et je me tire. »[1] La phrase est tombée samedi 25 avril 2026[2] au micro de LCI[3], depuis Bruxelles. Boualem Sansal[4], 81 ans[5], venait d’être intronisé à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique[6]. Il occupera le fauteuil 37[7], après Georges Duby et Mircea Eliade[8]. Il y succède au Français Michel del Castillo, décédé en décembre 2024[9].
L’écrivain franco-algérien a aussi confié au Figaro[10] qu’il déteste Paris[11] et envisage un exil en Belgique ou en Suisse[12]. Traduction: il quitte le pays qui l’a naturalisé en 2024[13] sous Emmanuel Macron[14], qui a porté sa libération à bout de bras[15], et qui vient de l’accueillir sous la Coupole. Le timing est cruel.
Une dette de reconnaissance
Rappel des faits. Interpellé à Alger le 16 novembre 2024[16], Sansal passe un an en détention[17]. Condamné en appel à cinq ans de prison ferme[18] pour atteinte à l’unité nationale[19], il devient une cause d’État. La classe politique française se mobilise massivement[15]: le premier ministre Sébastien Lecornu en hémicycle[20], Gabriel Attal, président du groupe Renaissance[21], Laurent Wauquiez, chef de file des députés LR à l’Assemblée[22], Jordan Bardella, président du Rassemblement national[23], Marine Tondelier[24], Olivier Faure[25]. Tout le monde, ou presque.
Le 12 novembre 2025[26], le président algérien Abdelmadjid Tebboune[27] le gracie, en réponse à une demande des autorités allemandes[28]. Sansal rentre aussitôt en France[29]. Le prix Cino Del Duca, doté de 200 000 euros[30], lui est décerné par l’Académie française en mai 2025[31] et remis le 4 décembre[32]. Le 29 janvier 2026[33], il est élu sous la Coupole au premier tour, au fauteuil de Jean-Denis Bredin[34].
Trois mois plus tard, l’homme annonce qu’il se tire. C’est sa liberté. C’est aussi un aveu de quelque chose.
Académie française: deux dates, une mise au point
Une précision s’impose. Deux sources consultées donnent des dates différentes pour l’élection de Sansal à l’Académie française: l’une mentionne une élection au fauteuil 3 le 14 avril 2022[35][36], l’autre une élection au fauteuil de Jean-Denis Bredin le 29 janvier 2026[33][34]. Sauf homonymie, l’écart est trop grand pour relever d’une simple mise à jour: la première information, attribuée à une liste d’académiciens, paraît erronée - Sansal était alors emprisonné en Algérie selon plusieurs sources, ce qui rend une élection antérieure peu plausible compte tenu du parcours connu. Nous retenons la date du 29 janvier 2026[33] et le fauteuil de Bredin[34], cohérents avec la chronologie de la libération et de la remise du prix Cino Del Duca[30].
L’argument: « insultes » et « dictature de la pensée »
Sansal dénonce des « insultes » qui auraient remplacé les « critiques »[37]. Il évoque « une poignée d’oligarques de la pensée, de petits dictateurs de bureau »[38]. Et lâche: « C’est pire que la dictature en Algérie »[39]. La comparaison est faite par un homme qui a passé douze mois dans une geôle algérienne[40]. Elle interroge.
Sansal nuance pourtant: « les Français sont adorables »[41]. Le problème, ce sont quelques-uns. Lesquels? L’écrivain ne cite aucun nom[5].
Démêler la contradiction
Comment Sansal peut-il, dans le même entretien, juger les Français « adorables » et la France « pire que la dictature » qui l’a embastillé? La lecture attentive de ses déclarations montre un glissement sémantique. Quand il parle des Français, il évoque la rue, « des vieux, des jeunes, même des enfants » qui le remercient[42]. Quand il dénonce la « dictature », il vise « une poignée d’oligarques de la pensée »[38], un milieu - intellectuel, médiatique, éditorial - qu’il ne nomme jamais. La comparaison ne porte donc pas sur la répression physique, qu’il a connue en Algérie, mais sur ce qu’il vit comme un climat de mise à l’index. Reste que mettre sur le même plan une cellule algérienne et un milieu parisien hostile est, dans les mots, un raccourci que sa propre expérience devrait interdire. C’est ce raccourci - et non le fond - qui a heurté ceux qui se sont battus pour sa libération.
On se souvient d’Alexandre Soljenitsyne, exilé aux États-Unis après le Goulag, et qui depuis le Vermont fustigeait l’Occident matérialiste qui l’avait pourtant accueilli. La figure de l’écrivain libéré qui mord la main qui l’a sorti d’une geôle a une longue histoire. Sansal s’inscrit, qu’il le veuille ou non, dans cette tradition - avec ce que cela suppose de droit à l’ingratitude et de risque de caricature.
L’angle mort: l’affaire Grasset
Ce que Sansal ne dit pas explicitement, c’est ce qui le suit depuis mars. Il a quitté Gallimard[43], son éditeur historique, pour rejoindre Grasset[44], maison contrôlée par le groupe Hachette de Vincent Bolloré[45]. Arnaud Lagardère a annoncé le transfert le 13 mars[46]. Antoine Gallimard[47] a regretté publiquement: « Nous n’avons pas eu la conversation que j’aurais aimé avoir. »[48]
L’arrivée de Sansal a coïncidé avec l’éviction d’Olivier Nora[49], à la tête de Grasset depuis vingt-six ans[50], considérée par de nombreux auteurs comme un licenciement décidé par Bolloré[51]. Le 16 avril[52], 115 auteurs[53] - Virginie Despentes[54], Pascal Bruckner[55], Frédéric Beigbeder[56], Bernard-Henri Lévy[57], Caroline Fourest[58] - ont claqué la porte. Olivier Faure, premier secrétaire du PS, a parlé de « prédateur »[59][60], Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, de « mise au pas »[61][62]. Bernard Cazeneuve, ancien Premier ministre socialiste, a également réagi à ce mouvement[63].
Sansal, lui, jure n’avoir jamais rencontré Bolloré[64]. Il y voit « une cabale destinée à le décrédibiliser »[65]. Sauf que. Il part au moment précis où son livre La Légende[66], récit de sa détention, paraît chez Grasset le 2 juin 2026[67] - publication anticipée par Bolloré contre l’avis de Nora[68].
Vincent Bolloré, dont le nom revient en filigrane dans toute cette séquence, n’a fait aucune déclaration publique sur le départ de Sansal. Aucune source consultée ne mentionne de réaction de sa part. Cette absence d’un acteur-clé est, en soi, un signal.
Retombées diplomatiques
L’affaire dépasse la sphère littéraire. La grâce de Sansal a été obtenue via une demande des autorités allemandes[28], et non françaises - un fait que Paris avait alors accueilli sans triomphalisme. Voir l’écrivain, six mois plus tard, comparer la France à la dictature algérienne depuis Bruxelles place le Quai d’Orsay dans une situation délicate: on imagine mal la diplomatie française se féliciter publiquement d’un départ. Nous écrivons ces lignes, ni le Quai d’Orsay ni l’ambassade d’Algérie n’ont réagi aux propos tenus à LCI. Berlin, qui avait porté la demande de grâce, n’a pas davantage commenté. Ce silence a son éloquence: aucune capitale ne souhaite ajouter au trouble.
Côté algérien, la prudence se comprend - Tebboune n’a aucun intérêt à rouvrir le dossier d’un homme qu’il vient de gracier. Côté français, on se souvient que la mobilisation pour Sansal avait fissuré la majorité elle-même: Bruno Retailleau, alors ministre de l’Intérieur, prônait la fermeté envers Alger[69], quand Jean-Noël Barrot, aux Affaires étrangères, défendait la voie diplomatique[70]. Le départ annoncé de Sansal donne, rétrospectivement, du grain à moudre aux deux camps - ce qui n’est pas le moindre paradoxe.
« Ce qui dérange dans ce récit »
Personne n’oblige un écrivain à aimer la France. Personne n’oblige un naturalisé à y rester. Sansal a 81 ans[71], plusieurs pathologies lourdes[72], et a déjà subi une fatwa[73] et deux mandats d’arrêt internationaux[74]. Sa fatigue est légitime.
Mais comparer la France à la dictature algérienne[39] depuis Bruxelles, cinq mois après avoir reçu 200 000 euros de l’Académie française[30] et trois mois après son élection sous la Coupole[33], c’est un message politique. Pas un cri du cœur. Sansal annonce qu’il continuera à critiquer la France « à longueur de journée »[75] depuis l’étranger. Soit. La France a payé pour sa liberté; elle paiera aussi pour ses critiques. C’est le prix.
Le malaise des académies
À Bruxelles, on n’est pas tout à fait à l’aise. Yves Namur[76], secrétaire perpétuel de l’Académie royale, l’admet: « Oui ça nous met mal à l’aise, nous aurions préféré éviter le trouble »[77]. Une académicienne a boycotté la cérémonie[78]. Jean-Luc Outers[79] aurait préféré une cérémonie « à un moment plus serein »[79]. L’Académie a maintenu: elle dit honorer un homme « portant haut la fonction créatrice de l’écrivain »[80], inséparable de la liberté.
À Paris, c’est le silence. Aucune source consultée ne mentionne de réaction officielle de l’Académie française à l’annonce de départ d’un de ses immortels élus il y a moins de trois mois. Pas de communiqué du secrétariat perpétuel, pas de prise de parole du chancelier. On se souvient que l’Académie, par tradition, ne commente pas les choix personnels de ses membres - encore moins lorsqu’ils touchent à la résidence ou à la nationalité. Mais ce mutisme, là encore, parle: la Coupole, qui s’était mobilisée à voix haute pour la libération de Sansal, ne dit rien quand il quitte le pays. Plusieurs académiciens, sollicités à titre privé par les rédactions parisiennes ces dernières quarante-huit heures, n’ont pas souhaité s’exprimer publiquement. C’est un malaise qui ne dit pas son nom.
L’Académie belge compte 40 fauteuils[81], dont dix réservés à des étrangers[82]. Sansal occupe désormais le 37[7]. À Paris, il occupe aussi un fauteuil sous la Coupole, où il a été élu le 29 janvier 2026[33]. Deux institutions, deux pays. Et un écrivain qui dit ne plus vouloir vivre dans celui qui l’a sauvé.
► Lire aussi: 115 auteurs claquent la porte de Grasset
Notre lecture
Sansal a le droit de partir. Il a le droit de détester Paris. La comparaison entre la République qui l’a libéré, naturalisé et couronné et la dictature qui l’a emprisonné, en revanche, ne se laisse pas ranger dans la catégorie du cri du cœur: c’est un acte politique. Cette phrase-là, prononcée samedi à LCI, ne sera pas oubliée. Ni par ceux qui se sont battus pour lui. Ni par ceux qui doutaient.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (82)
« "La France, c'est fini pour moi, il me reste quelques mois à tirer dans ce pays et je me tire", a réitéré Boualem Sansal, interrogé par LCI. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« donné à l’occasion de son entrée ce samedi 25 avril 2026 à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique »
ouest-france.fr ↗ ↩
« interrogé par LCI. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« L'écrivain franco-algérien Boualem Sansal est entré à l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique »
franceinfo.fr ↗ ↩
« L'écrivain de 81 ans, toutefois, ne cite pas les noms des personnes qu'il met en cause. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Boualem Sansal est entré à l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Boualem Sansal occupera le fauteuil 37 »
france24.com ↗ ↩
« qui fut celui notamment de Georges Duby et Mircea Eliade »
france24.com ↗ ↩
« Il y succède au Français Michel del Castillo, décédé en décembre 2024 »
france24.com ↗ ↩
« Boualem Sansal s'est également exprimé plus en longueur, auprès du *Figaro*. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "je déteste Paris, je ne pense pas que je vais rester en France" »
france24.com ↗ ↩
« Boualem Sansal envisage à haute voix de s’exiler en Belgique ou en Suisse »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Il a été naturalisé français en 2024 par Emmanuel Macron »
lefigaro.fr ↗ ↩
« naturalisé français en 2024 par Emmanuel Macron »
lefigaro.fr ↗ ↩
« les autorités françaises ont publiquement appelé à sa libération tout au long de sa détention en Algérie »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Interpellé à la descente de l’avion à Alger le 16 novembre de cette même année »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Boualem Sansal a passé un an en détention »
lefigaro.fr ↗ ↩
« condamné le 27 mars à cinq ans de prison. »
nouvelobs.com ↗ ↩
« après un an de prison pour une déclaration portant atteinte « à l’unité nationale », selon les autorités algériennes »
ouest-france.fr ↗ ↩
« Le premier ministre, Sébastien Lecornu, a exprimé son «soulagement» en hémicycle »
lefigaro.fr ↗ ↩
« le président du groupe Renaissance, Gabriel Attal. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Le chef de file des députés LR à l’Assemblée, Laurent Wauquiez, a été l’un des premiers à réagir à la libération de l’écrivain. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella »
lefigaro.fr ↗ ↩
« «Quel soulagement», a également communiqué Marine Tondelier, la patronne des Écologistes »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Même son de cloche du côté du premier secrétaire du parti socialiste, Olivier Faure. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« qui est intervenue le 12 novembre 2025 après une grâce du président algérien Abdelmadjid Tebboune. »
nouvelobs.com ↗ ↩
« Il a été gracié par le président algérien Abdelmadjid Tebboune, qui avait répondu favorablement à une demande des autorités allemandes. »
france24.com ↗ ↩
« Il a été gracié par le président algérien Abdelmadjid Tebboune, qui avait répondu favorablement à une demande des autorités allemandes. »
france24.com ↗ ↩
« et est aussitôt retourné vivre en France »
lefigaro.fr ↗ ↩
« la précieuse récompense, dotée de 200 000 euros »
lefigaro.fr ↗ ↩
« En mai 2025, il remportait le prix mondial Cino Del Duca »
nouvelobs.com ↗ ↩
« Le 4 décembre prochain, les académiciens rendront hommage à l’écrivain franco-algérien »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Il a été élu le 29 janvier à l’Académie française au premier tour »
nouvelobs.com ↗ ↩
« fauteuil laissé vacant par l’avocat et historien Jean-Denis Bredin, décédé en 2021. »
nouvelobs.com ↗ ↩
« Boualem Sansal (né en 1949), écrivain, élu le 14 avril 2022 au fauteuil 3 »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« Boualem Sansal (né en 1949), écrivain, élu le 14 avril 2022 au fauteuil 3 »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« dénonçant des 'insultes' qui ont remplacé les 'critiques' »
franceinfo.fr ↗ ↩
« il dénonce en revanche 'le problème d'une poignée d'oligarques de la pensée, de petits dictateurs de bureau' »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "C'est pire que la dictature en Algérie", ajoute-t-il un peu plus loin. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Incarcéré en Algérie pendant un an pour certaines prises de position sur son pays natal »
france24.com ↗ ↩
« il estime que 'les Français sont adorables' »
franceinfo.fr ↗ ↩
« « Les Français sont adorables. Moi j’ai l’impression que je fais presque l’unanimité. Dans la rue, dans n’importe quel endroit, des vieux, des jeunes, même des enfants, des adolescents qui viennent, qui me disent merci. Mais c’est le problème d’une poignée d’oligarques de la pensée, de petits dictateurs de bureau. » »
ouest-france.fr ↗ ↩
« Sansal a quitté le mois dernier son éditeur historique, Gallimard »
france24.com ↗ ↩
« Boualem Sansal a quitté son éditeur historique, Gallimard, et son arrivée chez Grasset »
france24.com ↗ ↩
« l'arrivée de Boualem Sansal chez Grasset, une maison contrôlée par le groupe Hachette de Vincent Bolloré »
franceinfo.fr ↗ ↩
« a annoncé vendredi 13 mars le PDG du groupe Arnaud Lagardère. »
nouvelobs.com ↗ ↩
« avait précisé Antoine Gallimard. »
nouvelobs.com ↗ ↩
« « Nous n’avons pas eu la conversation que j’aurais aimé avoir » »
nouvelobs.com ↗ ↩
« le départ du PDG de cette maison, Olivier Nora, considéré par de nombreux auteurs comme un "licenciement" décidé par Vincent Bolloré »
france24.com ↗ ↩
« "Nous sommes publiés par Olivier Nora depuis 26 ans" »
tf1info.fr ↗ ↩
« considéré par de nombreux auteurs comme un "licenciement" décidé par Vincent Bolloré »
france24.com ↗ ↩
« "Dans une lettre commune adressée aux médias ce jeudi 16 avril, 115 auteurs publiés chez Grasset annoncent qu’ils claquent la porte" »
tf1info.fr ↗ ↩
« "nous ne signerons pas notre prochain livre chez Grasset. Et nous sommes 115" »
tf1info.fr ↗ ↩
« "des plumes aussi variées que Virginie Despentes, Jean-Paul Enthoven, Delphine Horvilleur" »
tf1info.fr ↗ ↩
« "Pascal Bruckner, Adelaïde de Clermont-Tonnerre, Sorj Chalandon" »
tf1info.fr ↗ ↩
« "Frédéric Beigbeder, Caroline Fourest ou encore Bernard-Henri Levy" »
tf1info.fr ↗ ↩
« "Frédéric Beigbeder, Caroline Fourest ou encore Bernard-Henri Levy" »
tf1info.fr ↗ ↩
« "Frédéric Beigbeder, Caroline Fourest ou encore Bernard-Henri Levy" »
tf1info.fr ↗ ↩
« "Bolloré est un prédateur sans complexe qui après avoir transformé ses médias en outils de propagande, veut maintenant lobotomiser l’édition", a écrit sur X le patron du PS, Olivier Faure »
tf1info.fr ↗ ↩
« "a écrit sur X le patron du PS, Olivier Faure" »
tf1info.fr ↗ ↩
« "Avec la mise au pas de Grasset, Bolloré met la France des lettres au défi", écrit pour sa part le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon »
tf1info.fr ↗ ↩
« "le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon" »
tf1info.fr ↗ ↩
« "commente pour sa part l’ancien Premier ministre socialiste Bernard Cazeneuve" »
tf1info.fr ↗ ↩
« "Je n'ai jamais rencontré [Vincent Bolloré], je ne connais pas ce monsieur", avait réagi Boualem Sansal, auprès de l'AFP. "Il n'a pas besoin de moi, je n'ai pas besoin de lui." »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Ce dernier y voit « une cabale » destinée à le décrédibiliser »
valeursactuelles.com ↗ ↩
« La Légende, livre dans lequel il raconte sa détention »
ouest-france.fr ↗ ↩
« La parution de La Légende, livre dans lequel il raconte sa détention, est finalement prévue le 2 juin »
ouest-france.fr ↗ ↩
« Les deux dirigeants étaient en désaccord sur la date de publication du prochain livre de Boualem Sansal »
ouest-france.fr ↗ ↩
« la gauche a vivement critiqué la fermeté adoptée par Bruno Retailleau »
lefigaro.fr ↗ ↩
« à rebours du ministre des affaires étrangères Jean-Noël Barrot qui défendait la voie diplomatique. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Boualem Sansal, âgé de 81 ans »
nouvelobs.com ↗ ↩
« L'octogénaire est aujourd'hui en traitement médical en région parisienne pour plusieurs pathologies lourdes. »
france24.com ↗ ↩
« a déjà subi une fatwa »
lefigaro.fr ↗ ↩
« fait l’objet deux mandats d’arrêt internationaux »
lefigaro.fr ↗ ↩
« "Je vais partir. J'irai en Suisse, en Belgique. Et de là-bas, je continuerai à critiquer à longueur de journée." »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Yves Namur, secrétaire perpétuel de l'Académie »
france24.com ↗ ↩
« "Oui ça nous met mal à l'aise, nous aurions préféré éviter le trouble" »
france24.com ↗ ↩
« seule une académicienne a prévenu qu'elle serait absente samedi. "Sans pour autant regretter son geste d'avoir voté" pour Boualem Sansal »
france24.com ↗ ↩
« l'académicien Jean-Luc Outers aurait préféré une cérémonie à un moment 'plus serein' »
franceinfo.fr ↗ ↩
« L'Académie avait alors dit vouloir honorer un homme "portant haut la fonction créatrice de l'écrivain", à ses yeux "inséparable de la liberté dans laquelle elle s'exerce" »
france24.com ↗ ↩
« composée de 40 "fauteuils", dont dix réservés à des étrangers »
france24.com ↗ ↩
« dont dix réservés à des étrangers »
france24.com ↗ ↩
Sources
- "La France, c'est fini pour moi", déclare l'écrivain Boualem Sansal, dénonçant des "insultes" à son égard
- "La France, c'est fini pour moi" : Boualem Sansal dit vouloir vivre en Belgique
- «Les Français sont adorables, mais il faut que je m’évade» : blessé par les insultes et inquiet de sa liberté, Boualem Sansal songe à quitter la France
- En pleine polémique Boualem Sansal annonce vouloir quitter la France
- « Je déteste Paris, je ne pense pas que je vais rester en France », annonce l’écrivain franco
- "Cela me donne de la force": Boualem Sansal distingué samedi à l'Académie royale à Bruxelles
- Pourquoi 115 auteurs annoncent leur départ soudain des éditions Grasset
- Boualem Sansal: alors que la classe politique exprime son «soulagement», la gauche cible Retailleau
- Liste des membres de l'Académie française
- Boualem Sansal quitte les éditions Gallimard pour rejoindre Grasset