Bouchara Toulon : 12 emplois perdus après 30 ans boulevard de Strasbourg
Le magasin toulonnais n'a pas trouvé de repreneur lors du redressement judiciaire de l'enseigne nationale, fermé le 2 mai 2026.
La boutique Bouchara du boulevard de Strasbourg à Toulon a fermé définitivement le 2 mai 2026. Placée en redressement judiciaire en janvier sans repreneur, elle laisse 12 salariés sans emploi après trente ans d'activité.
La boutique Bouchara du boulevard de Strasbourg à Toulon a fermé définitivement le 2 mai 2026. Placée en redressement judiciaire en janvier sans repreneur, elle laisse 12 salariés sans emploi après trente ans d’activité.
L’essentiel
- Fermeture le 2 mai 2026 : le magasin Bouchara de Toulon a cessé définitivement son activité après 30 ans boulevard de Strasbourg.
- 12 emplois supprimés : douze salariés en CDI se retrouvent au chômage, selon Var-Matin.
- Redressement judiciaire le 21 janvier 2026 : aucun repreneur ne s’est manifesté pour le site toulonnais.
- Reprise partielle nationale le 11 mai 2026 : AA Investments rachète 25 magasins sur 52 et sauve 184 postes, mais Toulon n’est pas dans la liste.
- 357 suppressions nationales : sur 541 CDI, plus des deux tiers des emplois de l’enseigne disparaissent au niveau national.
Trente ans de présence, fin le 2 mai
Le magasin occupait le boulevard de Strasbourg depuis une trentaine d’années. Spécialisé dans le prêt-à-porter et la décoration, il faisait partie du tissu commercial du centre-ville toulonnais. Le redressement judiciaire a été prononcé le 21 janvier 2026, selon Nice-Matin. Aucune offre de reprise n’a été déposée pour ce site.
Var-Matin a confirmé la fermeture et le sort des salariés :
Le sort national de l’enseigne
À l’échelle nationale, Bouchara comptait 52 magasins et 541 salariés en CDI avant la procédure collective. Le redressement judiciaire a été motivé, selon les informations de La Nouvelle République et du Figaro, par une baisse des dépenses des ménages et la concurrence croissante du e-commerce et des enseignes low-cost.
Le 11 mai 2026, le tribunal de Paris a validé l’offre de reprise d’AA Investments, société hongkongaise détenue par l’homme d’affaires français Morteza Goshayeshi. Cette reprise porte sur 25 magasins et 184 postes sauvegardés. Le magasin de Toulon ne figure pas dans le périmètre repris, selon actu.fr. Au total, 357 emplois sont supprimés au niveau national sur les 541 que comptait l’enseigne.
Contexte dans le Var
La fermeture de Bouchara n’est pas un cas isolé dans le département. En 2025, plusieurs boutiques Camaïeu avaient déjà fermé dans le Var et les Alpes-Maritimes, selon Nice-Matin. L’enseigne C&A avait également annoncé un plan social menaçant plus de 300 emplois à l’échelle nationale, avec des sites régionaux potentiellement concernés.
Le secteur du commerce de détail, qui inclut le prêt-à-porter, représente environ 46,9 % des emplois tertiaires marchands dans le Var en 2023, selon l’INSEE. Malgré une légère progression de l’emploi salarié de +1,3 % en 2025 dans le département, le taux de chômage dans la zone d’emploi de Toulon atteignait 6,8 % fin 2025, selon les données de l’institut statistique. Une légère hausse est anticipée en 2026.
Ces fermetures successives dans le prêt-à-porter témoignent d’une pression structurelle sur le commerce physique, dans une ville de taille moyenne confrontée à la montée des achats en ligne. Dans ce contexte, le dispositif national Fabriqué en France cherche à soutenir la production locale, sans réponse directe aux pertes d’emploi dans la distribution.
Les salariés face à l’accompagnement
Les 12 salariés du site toulonnais bénéficieront d’un accompagnement par Pôle Emploi, selon Var-Matin. Les modalités d’un éventuel plan social local n’ont pas encore été précisées à ce stade. Le marché du travail varois reste sous tension dans ce secteur, malgré les efforts d’accompagnement institutionnel. La question du reclassement de ces profils - souvent spécialisés dans le conseil textile et la vente en boutique - reste posée dans un bassin où d’autres secteurs économiques régionaux traversent eux aussi des périodes d’instabilité.
Les 12 salariés concernés devraient être convoqués prochainement dans le cadre du suivi de la procédure collective. Aucune date précise n’a été communiquée par la direction ou par le mandataire judiciaire.