Bouches-du-Rhône : pic d’ozone le 26 mai, le préfet déclenche la procédure d’information
Le seuil de 180 µg/m³ atteint sous l'effet de la chaleur et du fort ensoleillement, amélioration attendue dès le 27 mai avec le mistral
Le préfet des Bouches-du-Rhône a activé mardi 26 mai 2026 la procédure d'information et de recommandations pour pollution à l'ozone. Le département 13 et le Vaucluse étaient concernés. Les personnes vulnérables étaient invitées à limiter leurs activités en extérieur.
L’essentiel
- Déclenchement : procédure d’information-recommandations activée le mardi 26 mai 2026 par le préfet des Bouches-du-Rhône.
- Seuil : 180 µg/m³ en moyenne horaire pour l’ozone, atteint ou à risque élevé sur les départements 13 et 84 (Vaucluse).
- Conditions : températures supérieures à 30 °C et fort ensoleillement propices à la photochimie.
- Retour à la normale : amélioration attendue dès le 27 mai avec des rafales de mistral jusqu’à 45 km/h.
Ce qui s’est passé le 26 mai
En milieu de journée ce mardi, AtmoSud, le réseau régional de surveillance de la qualité de l’air, a enregistré des niveaux d’ozone proches ou dépassant le seuil réglementaire d’information et de recommandations, fixé à 180 µg/m³ en moyenne horaire. Le préfet des Bouches-du-Rhône a aussitôt déclenché la procédure correspondante, conformément au dispositif préfectoral prévu par le code de l’environnement.
Le Vaucluse était également concerné par le même épisode. Les conditions météorologiques du jour - températures dépassant 30 °C, absence de vent significatif et fort ensoleillement - ont favorisé la formation photochimique de l’ozone dans la basse atmosphère.
Les recommandations officielles
Selon le communiqué du préfet relayé sur le compte officiel @Prefet13, les recommandations visent en priorité les personnes vulnérables : enfants, personnes âgées, asthmatiques et femmes enceintes. Elles sont invitées à éviter les efforts physiques intenses en extérieur, particulièrement entre 12h et 16h, plage horaire durant laquelle les concentrations d’ozone sont généralement les plus élevées.
Plus largement, la préfecture demandait à l’ensemble de la population de limiter les déplacements motorisés et de privilégier les transports doux. Selon Maritima, qui couvrait l’alerte dès le 26 mai, plusieurs communes comme Bouc-Bel-Air et Rognac ont relayé le dispositif auprès de leurs administrés.
À Marseille, la question de la chaleur en milieu fermé se posait aussi de manière concrète : une avocate avait dénoncé, dans la même période, six heures d’interrogatoire dans une salle sans climatisation au tribunal judiciaire.
Retour à la normale dès le 27 mai
AtmoSud anticipait une amélioration rapide. L’arrivée d’un léger mistral, avec des rafales attendues jusqu’à 45 km/h, devait permettre la dispersion des polluants dès le mercredi 27 mai. Les procédures préfectorales devaient en conséquence prendre fin dans la journée.
Ce type d’épisode de courte durée reste classique en fin de printemps sur le pourtour méditerranéen, lorsque les anticyclones bloquent la circulation atmosphérique. L’épisode du 26 mai correspondait au niveau 1 de la procédure (information-recommandations), sans activation du niveau 2 qui impose des restrictions de circulation.
À noter que le département était par ailleurs placé en vigilance jaune orages ce vendredi 29 mai entre 16h et 21h, signe d’une instabilité météorologique persistante sur la région.
Contexte dans les Bouches-du-Rhône
Les Bouches-du-Rhône, avec près de 2,1 millions d’habitants, constituent le troisième département le plus peuplé de France métropolitaine. La densité urbaine de l’aire marseillaise, combinée au trafic routier et industriel du secteur de l’étang de Berre, rend le territoire particulièrement sensible aux épisodes de pollution photochimique en période estivale.
AtmoSud surveille en continu une cinquantaine de stations de mesure dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Les données sont accessibles en temps réel sur son site. La procédure préfectorale d’information-recommandations se déclenche automatiquement lorsque le seuil de 180 µg/m³ est atteint ou fortement probable sur une zone donnée.
Les épisodes d’ozone surviennent généralement entre mai et septembre dans ce département, lors des vagues de chaleur ou des journées très ensoleillées sans circulation d’air. Le mistral, vent dominant de la région, joue habituellement un rôle de purificateur naturel de l’atmosphère - comme ce fut le cas dès le 27 mai.
AtmoSud et la préfecture recommandent aux habitants de consulter le site atmosud.org pour suivre les indices de qualité de l’air au quotidien, notamment avant toute activité sportive en extérieur.