Bouches-du-Rhône : les règles d’accès aux massifs forestiers pour l’été 2026

Après le lancement national de la campagne feux de forêt le 4 juin à Nîmes, la préfecture rappelle le cadre réglementaire en vigueur dès le 1er juin dans les 25 massifs du département.

Bouches-du-Rhône : les règles d'accès aux massifs forestiers pour l'été 2026
Illustration Alexandre Santini / info.fr

La campagne nationale 2026 de prévention des feux de forêt a été lancée le 4 juin à Nîmes-Garons. Dans les Bouches-du-Rhône, l'accès aux massifs forestiers est réglementé depuis le 1er juin et jusqu'au 30 septembre. Environ 250 départs de feux y sont recensés chaque année, à 90 % d'origine humaine.

L’essentiel

  • Lancement national : campagne 2026 officiellement lancée le 4 juin à la base aérienne de Nîmes-Garons, en présence des ministres Laurent Nuñez et Monique Barbut.
  • Réglementation active : arrêté préfectoral du 22 avril 2025 en vigueur du 1er juin au 30 septembre dans les 25 massifs des Bouches-du-Rhône.
  • 250 départs/an : environ 1 900 ha brûlés en moyenne chaque année dans le département, 90 % d’origine humaine.
  • Cartes quotidiennes : niveaux d’accès mis à jour vers 18h chaque soir sur risque-prevention-incendie.fr et bouches-du-rhone.gouv.fr.
  • Travaux interdits : en risque très sévère ou extrême dans les massifs et dans un périmètre de 200 m autour, dérogations possibles en ligne.

Un lancement national, un rappel local immédiat

Le 4 juin 2026, les ministres de l’Intérieur Laurent Nuñez et de la Transition écologique Monique Barbut ont officiellement lancé la campagne nationale de prévention et de lutte contre les feux de forêt depuis la base aérienne de Nîmes-Garons (Gard), selon TV Sud Magazine et Midi Libre. Dans la foulée, la préfecture des Bouches-du-Rhône a relayé les consignes applicables localement.

La saison à risque est déjà ouverte. Depuis le 1er juin, l’arrêté préfectoral n°13-2025-22-04-00011 du 22 avril 2025 est applicable. Il encadre l’accès, la présence et la circulation dans les massifs forestiers du département jusqu’au 30 septembre.

Comment fonctionne le système de niveaux quotidiens

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Chaque jour, les conditions météorologiques et le degré de sécheresse déterminent le niveau de risque. La carte d’accès aux massifs est mise à jour vers 18h pour le lendemain. Deux sites officiels la publient : risque-prevention-incendie.fr/bouches-du-rhone et bouches-du-rhone.gouv.fr.

Le code couleur (vert, orange, rouge) indique si les massifs sont accessibles ou non. En cas de fermeture, l’accès, la présence et la circulation y sont interdits - y compris pour les randonneurs, cyclistes et cavaliers.

Le compte officiel @Prefet13 diffuse également ces informations quotidiennement sur le réseau social X tout au long de l’été.

Travaux : une réglementation distincte, avec dérogations

Les particuliers comme les professionnels doivent aussi consulter quotidiennement le niveau de risque avant d’entreprendre des travaux. La zone concernée dépasse les massifs eux-mêmes : elle s’étend jusqu’à 200 mètres autour de leur périmètre.

En risque très sévère ou extrême, les travaux sont interdits. Des dérogations restent possibles via une démarche en ligne sur le portail de la préfecture, selon les informations officielles de bouches-du-rhone.gouv.fr. Les chambres d’agriculture PACA rappellent que cette réglementation s’applique également aux activités agricoles dans ces zones.

Les obligations légales de débroussaillement (OLD) sont par ailleurs mises en avant dans la campagne nationale et locale. Elles constituent, selon les autorités, une mesure de prévention clé face à des départs de feux majoritairement d’origine humaine.

Contexte dans les Bouches-du-Rhône

Le département est l’un des plus exposés de France métropolitaine au risque incendie. Il compte plus de 180 000 hectares de massifs forestiers, répartis en 25 entités distinctes : Alpilles, Calanques, Étoile, Garlaban, entre autres, selon les données de la préfecture et du Conseil départemental.

En moyenne, le département enregistre environ 250 départs de feux par an, pour une surface brûlée d’environ 1 900 hectares annuels. Près de 90 % de ces départs sont d’origine humaine - négligence, imprudence ou acte malveillant - selon les chiffres officiels de bouches-du-rhone.gouv.fr, corroborés par AMP Métropole. C’est cette réalité qui justifie la restriction préventive de la fréquentation, et non uniquement la réaction aux incendies déclarés.

À Marseille, deuxième ville de France, plusieurs massifs jouxtent directement des zones urbaines denses, ce qui amplifie les enjeux de sécurité des personnes et des biens. La métropole marseillaise concentre une part significative de la pression estivale sur ces espaces naturels protégés.

Ce que risquent les contrevenants

La préfecture ne détaille pas explicitement les sanctions dans ses communications en ligne, mais le non-respect d’un arrêté préfectoral de police est passible de poursuites pénales. Les secours insistent sur le fait que les restrictions visent aussi à faciliter l’intervention des pompiers : une zone fréquentée est une zone où l’engagement des moyens aériens et terrestres est plus complexe.

Le compte @Prefet13 et le site bouches-du-rhone.gouv.fr restent les références à consulter chaque soir pour connaître les conditions du lendemain.

Les mises à jour quotidiennes se poursuivront jusqu’au 30 septembre 2026. La préfecture n’a pas encore précisé si des bilans intermédiaires publics seront communiqués en cours de saison.

Sources

Alexandre Santini

Alexandre Santini

Alexandre est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Bouches-du-Rhône (13), avec Marseille pour chef-lieu. Spécialité du département : premier port français et métropole AMP (1,9M habitants). Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

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