Marseille : Erwan Davoux jugé le 9 septembre pour violences conjugales et menaces de mort
L'ancien candidat aux municipales 2026, placé sous contrôle judiciaire depuis le 3 juin, comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Marseille.
Erwan Davoux, 54 ans, ancien haut fonctionnaire et candidat sans étiquette aux municipales de Marseille en 2026, sera jugé le 9 septembre devant le tribunal correctionnel. Il est poursuivi pour violences habituelles par conjoint, violences en présence de mineur et menaces de mort par conjoint. Il est présumé innocent.
L’essentiel
- Date d’audience : 9 septembre 2026 devant le tribunal correctionnel de Marseille.
- Chefs d’accusation : violences habituelles par conjoint (ITT < 8 jours), violences par conjoint en présence de mineur (ITT < 8 jours), menaces de mort par conjoint.
- Garde à vue : placé le 1er juin 2026 au commissariat du 12e arrondissement, déféré le 3 juin, puis placé sous contrôle judiciaire.
- Plaignante : son ex-épouse, 37 ans, qui avait déposé plainte fin 2025 pour violences physiques et psychologiques répétées.
- Résultat aux municipales 2026 : 1,85 % des suffrages (5 248 voix) au 1er tour sur la liste « Marseille Pour Tous ».
Une audience fixée au 9 septembre
Le parquet de Marseille a remis à Erwan Davoux une convocation par procès-verbal (CPPV) à l’issue de sa garde à vue, selon France 3 Provence et La Marseillaise. L’audience est fixée au 9 septembre 2026 devant la chambre correctionnelle. Davoux reste sous contrôle judiciaire jusqu’à cette date.
Trois chefs d’accusation sont retenus : violences habituelles par conjoint ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) de moins de huit jours, violences par conjoint en présence de mineur ayant entraîné la même durée d’ITT, et menaces de mort par conjoint. Ces qualifications sont précisées par La Marseillaise et confirmées par ICI Provence.
Garde à vue le 1er juin, défèrement le 3 juin
Erwan Davoux a été interpellé le 1er juin 2026 au commissariat du 12e arrondissement de Marseille, selon La Provence et Le Figaro. La procédure fait suite à une plainte déposée fin 2025 par son ex-épouse, âgée de 37 ans. Celle-ci décrivait des violences physiques et psychologiques répétées, ainsi que des menaces lui laissant entendre qu’elle ne reverrait plus ses enfants, toujours selon La Provence.
Après deux jours de garde à vue, il a été déféré le 3 juin devant le parquet. Un contrôle judiciaire a été ordonné dans l’attente du jugement. La large couverture de l’affaire - La Provence, Le Figaro, France 3, Franceinfo, BFM Marseille, Marsactu, ICI Provence - témoigne de la notoriété locale du prévenu.
Un profil public construit entre administration et politique locale
Erwan Davoux, né en janvier 1972 en Tunisie, est un ancien haut fonctionnaire. Son parcours l’a conduit à la DGSE, à des cabinets ministériels - dont ceux de Jean-François Copé et de Valérie Pécresse - et au département des Bouches-du-Rhône, où il a exercé comme directeur des relations internationales, selon les données croisées d’Au Poste et de La Provence.
Il s’était fait remarquer en 2025 en signalant publiquement des dysfonctionnements au sein du département, impliquant notamment la présidente Martine Vassal, selon Marsactu. C’est dans ce contexte qu’il s’était lancé dans la course municipale de 2026 à Marseille.
Aux élections municipales de mars 2026, il conduisait la liste « Marseille Pour Tous » en binôme avec Nora Preziosi, ancienne présidente de 13 Habitat. La liste, qui comptait 111 noms, a obtenu 5 248 voix au premier tour, soit 1,85 % des suffrages, selon Wikipedia et La Provence. Elle n’a pas atteint le seuil nécessaire pour se maintenir au second tour. Sur le terrain politique local marseillais, d’autres candidatures sans étiquette ont aussi marqué ce scrutin, comme le rappelle la candidature de Ravier aux prochaines sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône.
Contexte dans les Bouches-du-Rhône
Les violences conjugales constituent un enjeu judiciaire récurrent dans le ressort du tribunal correctionnel de Marseille, l’un des plus chargés de France. Le parquet des Bouches-du-Rhône a renforcé ces dernières années les procédures de traitement en urgence des plaintes pour violences intrafamiliales, avec recours systématisé à la CPPV pour les cas les plus graves.
L’affaire Davoux s’inscrit dans un contexte où la justice marseillaise multiplie les jugements correctionnels à fort retentissement local. Le tribunal correctionnel de Marseille a rendu récemment d’autres décisions remarquées, comme la condamnation à huit mois ferme d’un scooteriste après refus d’obtempérer sur la corniche Kennedy. Par ailleurs, des actions pédagogiques autour de la justice se tiennent en parallèle dans la ville, notamment avec les collégiens de Jean-Claude Izzo qui ont simulé un procès au tribunal.
Le profil de Davoux - ancien haut fonctionnaire, candidat aux élections, connu des milieux politiques locaux - donne à ce dossier un écho particulier dans la presse régionale et nationale.
Ce qu’il reste à établir
Erwan Davoux est présumé innocent. Ni ses déclarations publiques ni celles de son avocat n’ont été rapportées par les médias consultés à ce stade. La défense n’a pas communiqué sur le fond du dossier.
Les faits précis retenus dans l’acte de poursuite, la période exacte couverte par les accusations et l’identité des mineurs éventuellement présents lors des faits n’ont pas été précisés par le parquet dans ses communications aux médias.
Le 9 septembre, le tribunal correctionnel de Marseille statuera sur le fond. D’ici là, Davoux reste soumis aux obligations de son contrôle judiciaire.
Sources
- La Provence : L'ex-candidat à la mairie de Marseille Erwan Davoux placé en garde à vue pour violences conjugales
- La Marseillaise : Erwan Davoux sera jugé pour violences conjugales le 9 septembre
- Franceinfo : L'ancien candidat aux municipales à Marseille, Erwan Davoux, sera jugé en septembre pour violences conjugales
- France 3 Provence : Un ancien candidat à la mairie de Marseille convoqué devant le tribunal correctionnel pour violences conjugales présumées