Fusillade mortelle à Castres : cinq mis en examen, trois écroués
Un conflit familial dégénère en drame le 21 avril, faisant un mort et deux blessés. Trois suspects majeurs en détention provisoire.
Le 21 avril 2026, une rixe familiale sur le parking de la clinique du Sidobre à Castres (Tarn) a tourné au drame. Kamel, 44 ans, est décédé après s’être interposé. Cinq suspects, dont un mineur, ont été mis en examen pour assassinat et violences aggravées. Trois d’entre eux sont en prison.
Un conflit ancestral dégénère en fusillade
Le 21 avril 2026, vers 14h, une altercation entre membres d’une même famille a dégénéré en fusillade sur le parking de la clinique du Sidobre à Castres. Selon Le Figaro, au moins six coups de feu ont été tirés avec une arme de poing de calibre 9 mm. Kamel, un Toulousain de 44 ans, a été touché par deux balles après avoir tenté de s’interposer entre son frère et un cousin. Il avait déjà reçu un coup de cric à la tête lors d’une première altercation. Deux autres personnes ont été légèrement blessées par un éclat et une arme blanche.
La procureure de Castres, Élodie Buguel, a indiqué que la rixe n’a duré « que quelques minutes ». Les motifs initiaux restent « à déterminer », mais l’enquête révèle que le conflit remonte à un incendie de deux véhicules survenu le week-end précédent dans le quartier de Bisséous. La Dépêche du Midi précise que cette querelle familiale est « ancestrale » et sans lien avec le trafic de stupéfiants.
Cinq mis en examen, trois en détention provisoire
Le parquet de Castres a ouvert une enquête pour assassinat en bande organisée, confiée à la police judiciaire de Toulouse. Une autopsie a été ordonnée. Cinq suspects, âgés de 17 à 42 ans, ont été mis en examen le 24 avril pour assassinat, violences aggravées et association de malfaiteurs. Trois majeurs ont été placés en détention provisoire à Toulouse pour éviter des pressions sur les témoins et de nouveaux affrontements. Les deux autres, dont un mineur, sont sous contrôle judiciaire.
Parmi les suspects, deux sont connus de la justice. L’un pour violences, menaces et outrages, l’autre pour trafic de stupéfiants, violences conjugales et vols, selon Le Figaro. L’enquête se poursuit pour déterminer le rôle exact de chacun dans les tirs. Aucune date d’audience n’a encore été fixée.
Un contexte de baisse des violences intrafamiliales
En 2025, le Tarn a enregistré une baisse de 4,7 % des violences sur les personnes par rapport à 2024, avec 3 707 faits constatés. Les violences intrafamiliales se sont stabilisées, selon les données de la préfecture. Ce drame intervient cependant dans un contexte de tensions persistantes dans certains quartiers de Castres, comme l’a rappelé une récente affaire de fusillade en Corse.
La procureure Élodie Buguel a souligné que les investigations se concentrent sur la « mécanique » de ce conflit familial. Les enquêteurs cherchent notamment à établir si d’autres personnes pourraient être impliquées dans la préparation ou la commission des faits.
Prochaine étape : l’instruction judiciaire, qui déterminera les responsabilités individuelles. Les avocats des parties civiles et des suspects n’ont pas souhaité s’exprimer à ce stade.
Sources
- La Dépêche du Midi : Fusillade mortelle à Castres : cinq mises en examen, trois suspects en prison et deux sous contrôle judiciaire
- Le Figaro : Meurtre devant une clinique de Castres: cinq personnes mises en examen dont trois incarcérées
- Le Monde : À Castres, un homme de 44 ans tué par balles lors d'une rixe familiale devant une clinique
- Actu.fr : Coups de feu devant une clinique de Castres. Comment un conflit familial ancré a dégénéré en meurtre