Bourg-en-Bresse : Renault Trucks, fleuron industriel de l’Ain, mis en lumière par le préfet

Le préfet de l'Ain salue le site de 117 hectares, premier employeur privé du département avec 1 500 salariés et pionnier des camions électriques.

Bourg-en-Bresse : Renault Trucks, fleuron industriel de l'Ain, mis en lumière par le préfet
Illustration Mathieu Perret / info.fr

Le 18 mai 2026, le ministre délégué à l'Industrie Sébastien Martin s'est rendu sur le site Renault Trucks de Bourg-en-Bresse. Trois jours plus tard, le préfet de l'Ain relayait la visite sur X, mettant en avant un site industriel de premier plan. L'usine produit jusqu'à 26 000 camions par an et prépare ses premiers camions électriques longue portée.

Le 18 mai 2026, le ministre délégué à l’Industrie Sébastien Martin s’est rendu sur le site Renault Trucks de Bourg-en-Bresse. Trois jours plus tard, le préfet de l’Ain relayait la visite sur X, mettant en avant un site industriel de premier plan. L’usine produit jusqu’à 26 000 camions par an et prépare ses premiers camions électriques longue portée.

L’essentiel

  • Visite ministérielle : Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’Industrie, s’est rendu au 143 avenue Amédée Mercier à Bourg-en-Bresse le 18 mai 2026.
  • Premier employeur privé du département : environ 1 450 salariés permanents et 300 intérimaires, selon les sources officielles.
  • Production : 25 000 à 26 000 camions par an sur un site de 117 hectares, soit un camion toutes les 8 minutes en moyenne.
  • Électrification : camions 100 % électriques (E-Tech T et C) produits depuis fin 2023 ; nouveau modèle I-tech T780 (600 km d’autonomie) attendu fin 2026.
  • France 2030 : Renault Trucks est lauréat du programme avec le projet MOMABLUE dédié à la décarbonation du transport.

Une visite ministérielle dans le cadre de la réindustrialisation

Sébastien Martin a fait de l’Ain l’une des étapes d’une tournée régionale consacrée à la réindustrialisation en Auvergne-Rhône-Alpes. L’usine Renault Trucks, avenue Amédée Mercier, a été choisie comme vitrine. Le ministre était accompagné d’Antoine Duclaux, président de Renault Trucks, et de Christophe Legrand, directeur du site burgien, selon Le Progrès et le communiqué de la DREAL Auvergne-Rhône-Alpes.

Jérôme Buisson, également présent ce matin-là, l’a confirmé sur X :

Le préfet de l’Ain a ensuite relayé la visite le 21 mai avec quatre photos de l’usine, sous l’intitulé « ILS FONT L’AIN | Renault Trucks : l’industrie française en mouvement ».

Un site industriel hors norme dans l’Ain

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L’usine de Bourg-en-Bresse a été inaugurée en 1964 par Paul Berliet. Elle couvre 117 hectares et aligne une chaîne d’assemblage de 500 mètres. Un camion y sort toutes les 8 minutes en moyenne, selon les données officielles publiées par la préfecture. Le site a dépassé le cap du million de camions fabriqués depuis son ouverture.

Avec environ 1 450 salariés permanents et 300 intérimaires, Renault Trucks est le premier employeur privé du département de l’Ain. Le site abrite aussi depuis 2023 la Used Trucks Factory, un atelier dédié à la remise en état de véhicules d’occasion, dans une logique d’économie circulaire.

Le virage électrique au cœur du message

Depuis fin 2023, la chaîne bressane produit des camions 100 % électriques : les modèles E-Tech T et E-Tech C. Le point d’orgue de la visite ministérielle portait sur un nouveau modèle : l’I-tech T780, camion électrique longue portée affichant 600 kilomètres d’autonomie. Les premiers exemplaires doivent sortir du site avant la fin 2026, selon Le Progrès.

Ce cap technique place Bourg-en-Bresse au centre de la stratégie de décarbonation du constructeur. Renault Trucks est par ailleurs lauréat du programme France 2030 via le projet MOMABLUE, centré sur la décarbonation du transport de marchandises.

Contexte dans l’Ain

L’Ain (01) est l’un des départements les plus industrialisés de la région Auvergne-Rhône-Alpes. La Plaine de l’Ain concentre plusieurs zones d’activités majeures. Dans ce tissu, Renault Trucks fait figure de pilier : aucun autre employeur privé du département ne dépasse son effectif.

La réindustrialisation est un enjeu national depuis plusieurs années. La visite du 18 mai s’inscrit dans la dynamique portée par le plan France 2030, doté de 54 milliards d’euros à l’échelle nationale. Le département bénéficie également de la proximité du couloir rhodanien, axe logistique stratégique pour le transport de marchandises. La dimension électrique du camion lourd est particulièrement scrutée dans ce contexte : le transport routier représente une part significative des émissions de CO₂ du secteur fret en France. La mise en avant régulière du site burgien par les autorités préfectorales témoigne de son poids symbolique autant qu’économique dans le département.

À noter : la ville de Bourg-en-Bresse accueille par ailleurs ponctuellement des événements sportifs régionaux d’envergure, comme le quart de finale des espoirs entre Nevers et Dax prévu sur son territoire, signe d’un rayonnement qui dépasse le seul champ industriel.

Prochaine étape : les premiers T780 fin 2026

La sortie des premiers exemplaires de l’I-tech T780 électrique est prévue avant la fin de l’année 2026. Ce jalon sera un test concret pour la montée en puissance de la filière électrique sur le site de Bourg-en-Bresse. Les résultats commerciaux du modèle, et leur impact éventuel sur les effectifs du site, n’ont pas encore été communiqués à ce stade par Renault Trucks.

Sources

Mathieu Perret

Mathieu Perret

Mathieu est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Ain (01), avec Bourg-en-Bresse pour chef-lieu. Spécialité du département : frontière genevoise (90 000 frontaliers) et plasturgie d'Oyonnax. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Auvergne-Rhône-Alpes.

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