Boussens : enquête ouverte et autopsie ordonnée après la mort suspecte d’un enfant de 3 ans
Un garçonnet de trois ans a été retrouvé mort lundi à son domicile de Boussens. Des hématomes ont été relevés sur son corps. Une autopsie est en cours à Toulouse.
Le lundi 29 juin, un enfant de trois ans a été découvert sans vie à son domicile de Boussens, en Haute-Garonne. Le beau-père a donné l’alerte. Des hématomes suspects ont été constatés, conduisant le procureur à ouvrir une enquête et à ordonner une autopsie.
L’essentiel
- Fait 1 : Un enfant de 3 ans retrouvé mort à son domicile de Boussens le 29 juin 2026.
- Fait 2 : Plusieurs hématomes constatés sur le corps, autopsie ordonnée par le procureur de Saint-Gaudens.
- Fait 3 : Le beau-père, testé positif aux stupéfiants, est inconnu de la justice ; sa mère et son beau-père ont été placés en garde à vue
Les faits
Lundi 29 juin 2026, en début d’après-midi, les secours ont été appelés au domicile d’une famille à Boussens, petite commune de la Haute-Garonne. Le beau-père de l’enfant a découvert le garçonnet de trois ans inanimé dans sa chambre et a immédiatement alerté les pompiers. Un voisin a également tenté de pratiquer les premiers gestes de secours. Malgré l’intervention rapide du Samu, le médecin a constaté le décès sur place, selon les informations de Police & Réalités.
L’examen sommaire du corps a révélé la présence de plusieurs hématomes, ce qui a conduit le médecin légiste à refuser de délivrer le permis d’inhumer. La mère de l’enfant, qui se trouvait à son travail au moment du drame, a été prise en charge par les services sociaux, en état de choc.
L’enquête en cours
Le procureur de la République de Saint-Gaudens a immédiatement ouvert une enquête pour mort suspecte. Il a ordonné une autopsie à l’institut médico-légal de Toulouse. Les résultats sont attendus dans les prochains jours pour déterminer l’origine des hématomes et les causes exactes du décès. La gendarmerie de la compagnie de Saint-Gaudens est saisie de l’enquête, comme l’a rapporté Actu.fr.
Le beau-père de la victime a été contrôlé positif aux stupéfiants lors des premières vérifications. Toutefois, le procureur a précisé qu’il était inconnu des services de justice et qu’aucune garde à vue n’avait été décidée dans l’immédiat. Les enquêteurs entendent l’entendre dans le cadre de l’enquête préliminaire.
Un contexte familial à éclaircir
Selon La Dépêche, la famille, qui était installée à Boussens depuis quelques mois, n’avait pas attiré l’attention des services sociaux. Les voisins décrivent un couple ordinaire, sans conflit apparent. La mère, absente au moment du drame, a été entendue par les gendarmes en présence d’un psychologue. L’enquête devra déterminer si l’enfant était déjà suivi ou avait déjà présenté des signes de maltraitance. Les auditions de l’entourage se poursuivent.
Ce fait divers tragique rappelle que dans la région, les services de protection de l’enfance sont régulièrement sollicités. En 2025, la Haute-Garonne a enregistré 1 200 signalements pour violences sur mineurs, selon les chiffres du conseil départemental. Un précédent similaire avait eu lieu à Cazères en 2023, où un nourrisson était décédé chez sa nourrice ; l’affaire a fait l’objet d’une enquête
Contexte dans la Haute-Garonne
Boussens est une commune rurale d’environ 1 081 habitants, située dans le sud-ouest de la Haute-Garonne, à une trentaine de kilomètres de Saint-Gaudens. Le département compte 1,4 million d’habitants et connaît une croissance démographique portée par l’agglomération toulousaine. Les zones rurales, comme le Comminges, sont souvent confrontées à un isolement social qui peut compliquer la détection de situations de maltraitance. La gendarmerie y dispose de brigades de proximité, mais les effectifs restent réduits. Ce drame met en lumière les fragilités de certaines familles, même dans un territoire réputé préservé.
Le département a mis en place des cellules de recueil des informations préoccupantes (CRIP) qui traitent environ 3 500 dossiers par an. L’affaire de Boussens pourrait conduire à un examen des procédures locales de signalement.
Prochaine étape : l’autopsie
Les conclusions de l’autopsie, attendues sous 48 à 72 heures, seront déterminantes pour la suite de la procédure. Selon les résultats, le parquet pourrait ouvrir une information judiciaire pour violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, voire pour homicide. Le procureur n’a pas communiqué de calendrier précis. Une conférence de presse pourrait être organisée en fin de semaine à Saint-Gaudens.
Un drame qui secoue cette petite commune du Comminges, où les habitants restent sous le choc. Les réactions officielles se limitent pour l’heure à un communiqué laconique de la mairie, qui exprime « sa profonde tristesse » et se dit « en attente des conclusions de la justice ».