Briançon : le maire Murgia défend les 342 M€ ferroviaires pour les JO 2030

Face aux critiques budgétaires, Arnaud Murgia et Jean Castex ont réaffirmé le 5 mai l'urgence des travaux sur la ligne Briançon-Marseille.

Briançon : le maire Murgia défend les 342 M€ ferroviaires pour les JO 2030
Illustration Antoine Blanc / info.fr

Le PDG de la SNCF Jean Castex était à Briançon le 5 mai 2026 pour défendre un plan ferroviaire de 342 millions d'euros lié aux JO 2030. Le maire Arnaud Murgia a saisi l'occasion pour répondre aux détracteurs du projet. Une ligne historiquement menacée de fermeture qui bénéficie aujourd'hui d'un calendrier accéléré.

Le PDG de la SNCF Jean Castex était à Briançon le 5 mai 2026 pour défendre un plan ferroviaire de 342 millions d’euros lié aux JO 2030. Le maire Arnaud Murgia a saisi l’occasion pour répondre aux détracteurs du projet. Une ligne historiquement menacée de fermeture qui bénéficie aujourd’hui d’un calendrier accéléré.

L’essentiel

  • 342 M€ : montant de l’investissement ferroviaire pour les JO 2030, confirmé lors de la visite de Jean Castex à Briançon le 5 mai 2026.
  • 4h30 → 3h40 : réduction du temps de trajet Briançon-Marseille grâce aux travaux, avec deux allers-retours express quotidiens.
  • 80 ouvrages d’art : à rénover sur 280 km de voies, travaux programmés jusqu’en 2029.
  • 532 M€ : enveloppe globale pour les infrastructures JO 2030 dans les Hautes-Alpes, dont 150,5 M€ de l’État et 150,5 M€ de la Région.
  • Ligne menacée en 2018 : le rapport Spinetta avait ciblé la ligne Veynes-Briançon pour une possible fermeture.

Une visite pour couper court à la « sinistrose »

Jean Castex, PDG de la SNCF, s’est déplacé à la gare de Briançon le 5 mai. L’objectif affiché : contrer un discours pessimiste sur l’état du réseau ferroviaire alpin. Selon Le Dauphiné Libéré, la visite visait explicitement à promouvoir un message positif autour des JO 2030 et des chantiers en cours.

À ses côtés, le maire de Briançon Arnaud Murgia (divers droite, en poste depuis 2020) a pris la parole sans détour. Relayée par l’association ARDSL sur X, sa déclaration est directe :

« Faire en 3 ans ce qu’on n’aurait pas fait en 15 »

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Le maire a résumé l’enjeu principal : sans les JO 2030, les projets ferroviaires seraient restés bloqués. « Il ne se passait rien sur le rail. Avec les JO, le département avance enfin. C’est un moment historique », a-t-il affirmé, selon le compte X de l’association ARDSL.

Murgia voit dans l’événement un levier global : selon Alpes et Midi et Le Dauphiné Libéré, il évalue à un milliard d’euros le total des investissements induits pour le Briançonnais. Pour les seules infrastructures départementales, l’enveloppe JO 2030 atteint 532 millions d’euros, dont 342 millions fléchés vers le rail, selon le Conseil départemental des Hautes-Alpes.

Des aménagements concrets à la gare

La gare de Briançon sera transformée d’ici 2029. Au programme : création d’une passerelle, réaménagement du parvis, nouvelles places de stationnement pour les mobilités douces. Le maire a insisté sur ce point lors de sa prise de parole relayée par BFM DICI.

Ces travaux s’inscrivent dans la création d’un pôle multimodal destiné à connecter le train aux autres modes de transport. Le bénéfice écologique mis en avant : favoriser l’accès aux stations sans voiture individuelle pendant les Jeux. Les délais restent serrés - Le Monde notait en février 2026 qu’une quarantaine de chantiers liés aux JO 2030 dans les Alpes n’avaient pas encore été livrés.

Contexte dans les Hautes-Alpes

La ligne ferroviaire Veynes-Briançon, ouverte entre 1875 et 1884, a longtemps figuré parmi les lignes les plus fragiles du réseau national. En 2018, le rapport Spinetta sur l’avenir du réseau ferroviaire l’avait ciblée comme candidate à la fermeture. Des suppressions de trains avaient déjà eu lieu en 2017, selon France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, a rappelé l’enjeu sur X : sans les JO, la ligne aurait selon lui fermé. La contribution de l’État et de la Région s’élève à 150,5 millions d’euros chacun, le solde étant apporté par d’autres collectivités.

Les Hautes-Alpes accueillent plusieurs sites olympiques pour les JO d’hiver 2030. L’accessibilité ferroviaire du Briançonnais est un enjeu logistique central pour l’organisation des épreuves. Le plan mobilités JO 2030 dans les Hautes-Alpes dépasse au total 700 millions d’euros toutes infrastructures confondues. La ville de Briançon est également mobilisée sur d’autres fronts économiques : le Tour de France 2026 et le tournage de la série Alex Hugo sont attendus comme leviers touristiques complémentaires.

Un financement qui reste à surveiller

La répartition du budget (150,5 M€ État, 150,5 M€ Région, solde à préciser) et le calendrier 2029 laissent peu de marge. Le Monde signalait en février 2026 que les délais se tendaient sur l’ensemble des chantiers alpins liés aux JO. La mairie de Briançon n’a pas communiqué à ce stade sur les risques de dépassement budgétaire ou de retard spécifique aux travaux en gare.

Les travaux du pôle multimodal de Briançon doivent s’achever avant l’ouverture des Jeux, prévue en 2030.

Sources

Antoine Blanc

Antoine Blanc

Antoine est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Hautes-Alpes (05), avec Gap pour chef-lieu. Spécialité du département : stations de ski et Briançon UNESCO. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

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