Brico Dépôt de Saint-Georges-des-Coteaux : le vigile de 29 ans avoue l’incendie volontaire
Un agent de sécurité du magasin a reconnu avoir mis le feu au hangar matériaux le 13 mai jugement fixé au 30 juin à Saintes.
Un homme de 29 ans, vigile au Brico Dépôt de Saint-Georges-des-Coteaux (Charente-Maritime), a avoué être l'auteur de l'incendie volontaire du 13 mai 2026. Interpellé le 26 mai par les gendarmes de Saintes, il sera jugé le 30 juin prochain.
L’essentiel
- 13 mai 2026 : incendie dans le hangar matériaux (1 000 m²) du Brico Dépôt de Saint-Georges-des-Coteaux - 25 salariés et des clients évacués, aucun blessé.
- 26 mai 2026 : un agent de sécurité de 29 ans interpellé et placé en garde à vue par les gendarmes de Saintes ; aveux confirmés par le procureur Benjamin Alla.
- 30 juin 2026 : audience de jugement fixée au tribunal judiciaire de Saintes ; expertise psychiatrique ordonnée.
- Contrôle judiciaire : interdiction de se rendre à Saint-Georges-des-Coteaux, obligation de pointage en gendarmerie, obligation de soins, interdiction de détenir une arme.
Le feu dans le hangar, le 13 mai au matin
L’incendie s’est déclaré le 13 mai 2026 aux alentours de 10h11 dans la partie matériaux du Brico Dépôt de Saint-Georges-des-Coteaux, un hangar semi-ouvert de 1 000 m² stockant bois et isolants, contigu au magasin principal. Une quarantaine de pompiers, déployés avec deux fourgons et une grande échelle, ont circonscrit le sinistre sans que le bâtiment commercial principal soit atteint, selon Sud Ouest. Les 25 salariés présents et les clients ont été évacués sans victime ni blessé.
Le siège de Brico Dépôt avait alors indiqué ne pas envisager de chômage technique et attendait le feu vert des pompiers pour rouvrir dès le 14 mai 2026. Des sources locales avaient évoqué un chômage technique partiel, une contradiction que le groupe n’a pas tranchée publiquement depuis.
Dès les premières constatations, les enquêteurs avaient écarté l’accident. La nature volontaire du feu était établie avant même l’interpellation, comme l’a confirmé le procureur de la République de Saintes.
Aveux et mise en cause du vigile
Treize jours après l’incendie, le 26 mai 2026, les gendarmes de Saintes ont interpellé un homme de 29 ans employé du magasin en qualité d’agent de sécurité. Placé en garde à vue, il a reconnu les faits. Le procureur de la République de Saintes, Benjamin Alla, a déclaré : « Il a reconnu être à l’origine de l’incendie. »
Selon ICI La Rochelle (France Bleu) et La Nouvelle République, le suspect travaillait au magasin le jour des faits mais avait quitté précipitamment les lieux après le déclenchement du feu. Les deux médias rapportent également qu’il aurait déjà tenté de mettre le feu au magasin lors d’un épisode antérieur - cette information reste attribuée à ces sources et n’a pas été confirmée officiellement par le parquet à ce stade.
Contrôle judiciaire et expertise psychiatrique
À l’issue de sa garde à vue, le suspect n’a pas été placé en détention provisoire. Il a été mis sous contrôle judiciaire assorti de plusieurs obligations : interdiction de se rendre à Saint-Georges-des-Coteaux, obligation de pointage régulier à la gendarmerie, obligation de soins, interdiction de détenir ou porter une arme.
Une expertise psychiatrique a été ordonnée. Son rapport est attendu pour l’audience prévue le 30 juin 2026 au tribunal judiciaire de Saintes, selon le procureur Benjamin Alla cité par Sud Ouest. Les raisons qui ont conduit le suspect à commettre cet acte n’ont pas été précisées par le parquet.
Contexte dans les Deux-Sèvres
L’affaire se déroule en Charente-Maritime (17), mais elle est suivie dans les Deux-Sèvres (79) en raison de la proximité géographique et commerciale de la zone de Saintes avec le bassin niortais. Le compte régional @e_niort a relayé l’information sur X dès l’annonce des aveux, signe de l’écho de l’affaire au-delà de la Charente-Maritime.
Saint-Georges-des-Coteaux compte 2 843 habitants (INSEE 2023), sur une superficie de 19,2 km², avec une densité d’environ 148 hab/km². La commune, en croissance de 5,61 % depuis 2017, fait partie de la périphérie commerciale de Saintes. Un Brico Dépôt y représente un employeur non négligeable pour ce territoire rural.
Dans les Deux-Sèvres, les services de secours font face à une pression accrue en cette période : le SDIS 79 a enregistré 497 interventions en une semaine, dont de nombreux feux de végétation liés aux conditions climatiques. Les incendies volontaires en milieu commercial restent des faits rares mais lourds de conséquences pour l’emploi local.
Une audience à surveiller fin juin
L’audience du 30 juin 2026 au tribunal judiciaire de Saintes dira si le rapport psychiatrique influence la qualification retenue et la peine prononcée. Le magasin, dont le hangar a été détruit mais dont le bâtiment principal a été préservé, n’a pas communiqué sur l’état actuel de son activité ni sur d’éventuelles suites civiles.
Sources
- Sud Ouest : Saint-Georges-des-Coteaux : l'incendie de Brico Dépôt était volontaire
- ICI La Rochelle / France Bleu : Un salarié du magasin reconnaît être l'auteur de l'incendie du Brico Dépôt
- La Nouvelle République : Un employé de Brico Dépôt a avoué avoir mis le feu à son magasin
- Sud Ouest : Incendie au Brico Dépôt de Saint-Georges-des-Coteaux