Brive : Sothys annonce un plan social touchant une vingtaine d’emplois

Le groupe de cosmétiques corrézien, poids lourd local, restructure ses effectifs après des années de croissance.

Brive : Sothys annonce un plan social touchant une vingtaine d'emplois
Illustration Hugo Meunier / info.fr

Le groupe Sothys, implanté en Corrèze depuis 1971, a officialisé un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) le 23 avril 2026. Une vingtaine de postes sont menacés à Brive et sur ses autres sites. La direction évoque une restructuration économique.

Le groupe Sothys, spécialisé dans les produits de beauté haut de gamme, a annoncé un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) affectant une vingtaine de postes en Corrèze. L’information, révélée aux salariés le 20 avril, a été officialisée par la direction trois jours plus tard. Selon France 3 Nouvelle-Aquitaine, ce PSE s’inscrit dans une restructuration économique plus large.

Un impact sur 30 emplois

Le PSE prévoit la suppression de moins de 20 postes directs, principalement à Brive-la-Gaillarde. Les services concernés incluent les achats, l’approvisionnement, l’administration des ventes, l’informatique, le marketing et le laboratoire de recherche. Comme l’indique France 3, des départs à la retraite non remplacés et des mutations internes porteront l’impact total à environ 30 emplois. Tous les sites du groupe en Corrèze - Brive, Meyssac, Ussac et Auriac - sont touchés.

Sothys, entreprise familiale dirigée par Frédéric Mas, emploie environ 500 salariés en Corrèze et réalise un chiffre d’affaires de 53 millions d’euros en 2023, dont 65 % à l’export. Le site de production de Meyssac, inauguré en 1989 par Jacques Chirac, reste un symbole de l’ancrage local du groupe.

Un délai de 21 jours pour les licenciements

Publicité

Dans le cadre d’un PSE, les licenciements économiques doivent intervenir dans les 21 jours suivant l’homologation par la Direccte. Aucune restructuration majeure n’avait été rapportée auparavant pour Sothys, décrit comme un succès stable jusqu’en 2023 par L’Usine Nouvelle. La direction n’a pas précisé les raisons exactes de cette restructuration, mais le contexte économique global pourrait jouer un rôle.

Le groupe, fondé en 1946 à Paris et acquis par la famille Mas en 1966, a implanté sa production en Corrèze dès 1971. Frédéric Mas, actuel PDG, est également vice-président du Club ETI Nouvelle-Aquitaine. Cette annonce intervient alors que Brive-la-Gaillarde connaît d’autres dynamiques industrielles locales, comme la visite récente du sous-préfet dans une usine aéronautique.

Contexte

Sothys n’avait pas connu de plan social d’une telle ampleur en Corrèze depuis son implantation. En 2023, le groupe affichait une croissance stable, avec une stratégie tournée vers l’export. La restructuration actuelle marque un tournant pour ce fleuron corrézien, qui emploie près de 500 personnes dans la région.

Prochaine étape : l’homologation du PSE par la Direccte, qui permettra d’engager les procédures de licenciement dans les délais légaux.

Sources

Hugo Meunier

Hugo Meunier

Basé à Tulle, couvre l'élevage limousin, les tensions sur la santé en milieu rural, le tourisme vert et les débats sur les barrages hydroélectriques. Formé à Sciences Po Grenoble, il a travaillé en radio régionale avant de passer au web. Posture éditoriale : connaître les maires, les agriculteurs, les associations locales, vérifier chaque projet sur le terrain avant de publier.

Publicité
Lien copié !
× Infographie agrandie