Brive : le gérant de L’Éperon des Crêtes jugé pour viols sur cinq mineures à Tulle
Alexandre Ribes, moniteur équestre quadragénaire, comparaît du 26 au 29 mai 2026 devant la cour criminelle de Corrèze pour des faits remontant à 2004.
Le procès d'Alexandre Ribes, gérant du centre équestre L'Éperon des Crêtes à Brive-la-Gaillarde, s'est ouvert le 26 mai 2026 devant la cour criminelle départementale de Corrèze à Tulle. Il est poursuivi pour viols, agressions sexuelles et harcèlement sur cinq femmes, toutes mineures au moment des faits. Les audiences se tiennent à huis clos partiel.
Le procès d’Alexandre Ribes, gérant du centre équestre L’Éperon des Crêtes à Brive-la-Gaillarde, s’est ouvert le 26 mai 2026 devant la cour criminelle départementale de Corrèze à Tulle. Il est poursuivi pour viols, agressions sexuelles et harcèlement sur cinq femmes, toutes mineures au moment des faits. Les audiences se tiennent à huis clos partiel.
L’essentiel
- Procès : Du 26 au 29 mai 2026 (4 jours), cour criminelle départementale de Corrèze à Tulle.
- Cinq plaignantes : Toutes mineures au moment des faits (2004-2018), certaines âgées de 12-13 ans.
- Huis clos partiel : Demandé par deux des cinq victimes, accordé par la cour.
- Détention : L’accusé a été replacé en détention avant le procès pour violation de son contrôle judiciaire.
- Peine encourue : Jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle.
Quatre jours d’audience, huis clos partiel
Le procès s’étale du 26 au 29 mai 2026. Dès l’ouverture, la défense a demandé un renvoi de l’affaire. La cour a rejeté cette demande, selon France 3 Régions. Les débats se déroulent à huis clos, à la demande de deux des cinq parties civiles, en raison de leur jeune âge au moment des faits allégués.
Alexandre Ribes, quadragénaire sans antécédent judiciaire selon France 3, nie les faits. Il évoque un complot ou des relations consenties intervenues après la majorité des plaignantes. Il a déjà été placé en détention provisoire en 2023, puis remis en liberté sous contrôle judiciaire. Il a été replacé en détention récemment pour violation de ce contrôle - son séjour à Brive et au centre équestre lui était interdit.
Des faits étalés sur quatorze ans
Les faits reprochés couvrent la période 2004-2018, selon les informations croisées de France 3 Régions et de La Montagne. Les cinq plaignantes étaient alors élèves, stagiaires ou propriétaires de chevaux au sein du centre. Certaines avaient moins de 15 ans au moment des faits allégués. Les charges retenues comportent des circonstances aggravantes : minorité des victimes et abus d’autorité lié à la qualité de moniteur et gérant de l’accusé.
Les premières plaintes ont été déposées en 2023. À ce moment-là, jusqu’à sept plaignantes avaient été évoquées par la presse régionale. Cinq ont finalement été retenues comme parties civiles dans ce procès. Alexandre Ribes a été mis en examen en mars 2023 après son interpellation par la police de Brive, selon La Montagne.
L’Éperon des Crêtes, un centre connu de la région
L’EARL L’Éperon des Crêtes a été créée en 2006. Son siège est situé La Pigeonnie, sur la commune de Brive-la-Gaillarde. Le centre proposait des activités variées : manège, carrière, poney-club, concours de saut d’obstacles (CSO) et pension pour chevaux. Alexandre Ribes en a repris la gérance après son père, selon les données de Pappers et les informations de France 3.
Le centre comptait environ 200 licenciés. La mise en examen de son gérant en 2023 avait provoqué consternation et divisions dans le milieu équestre local, selon France 3 Régions. Pour Brive et son bassin, l’affaire a durablement marqué la vie associative et sportive de ce secteur.
Contexte dans la Corrèze
La cour criminelle départementale de Corrèze, qui siège à Tulle, est compétente pour juger les crimes punis de quinze à vingt ans de réclusion. Ces juridictions ont été généralisées en France en 2023 pour désengorger les cours d’assises. Les affaires de violences sexuelles sur mineurs en milieu sportif ou associatif font l’objet d’une attention accrue des parquets depuis plusieurs années.
En Corrèze, le parquet de Brive traite régulièrement des affaires renvoyées devant cette cour. Ce procès est l’un des plus longs prévus au calendrier corrézien ce printemps. Selon France 3, le milieu équestre est décrit comme « cloisonné » et la prise de parole des victimes y aurait été difficile.
France 3 Régions souligne également que des associations de défense des victimes de violences sexuelles en milieu sportif suivent ce type de dossier à l’échelle nationale, sans qu’aucune intervention formelle dans ce procès n’ait été signalée à ce stade.
La défense et la position de l’accusé
Alexandre Ribes conteste l’ensemble des faits qui lui sont reprochés. Il n’a pas de casier judiciaire antérieur, selon France 3. Sa défense a tenté d’obtenir un renvoi à l’ouverture du procès, sans succès. Le positionnement de l’accusé - évoquant selon France 3 un complot ou des relations consenties - sera mis à l’épreuve des témoignages des parties civiles et des expertises tout au long des quatre jours d’audience. La peine maximale encourue est de vingt ans de réclusion criminelle.
Le délibéré est attendu au terme des audiences, prévues jusqu’au vendredi 29 mai 2026.
Sources
- France 3 Régions : Accusé de viols et d'agressions sexuelles sur mineurs, un moniteur de centre équestre devant la justice
- France 3 Régions : "Le monde hippique semble cloisonné" : un coach d'équitation jugé à huis clos pour viols sur mineurs
- La Montagne : Le gérant d'un centre équestre de Brive mis en examen pour une série de viols et d'agressions sexuelles aggravés
- Le Populaire du Centre : Affaire de l'Éperon des crêtes : la défense demande le renvoi dès l'ouverture du procès