Le tribunal judiciaire de Bobigny, l’un des plus chargés de France, a annoncé une série de mesures pour résorber une saturation historique. Sous l’impulsion de sa nouvelle présidente, les services sont réorganisés et les enquêtes non prioritaires momentanément suspendues.
Après l’affaire qui a révélé des dysfonctionnements au tribunal judiciaire de Bobigny, le parquet a annoncé le 15 juin une réorganisation exceptionnelle. Les enquêtes non prioritaires sont temporairement suspendues pour permettre le traitement prioritaire des violences sexuelles sur mineurs, conformément à la circulaire du 8 juin du Garde des Sceaux.
Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé mardi 16 juin 2026 Nicolas G., animateur périscolaire à l’école Titon (11e arrondissement), accusé de violences sexuelles sur neuf fillettes de CM1/CM2. Le parquet a immédiatement fait appel, suscitant la colère des familles.
Johanna Rolland, maire PS de Nantes, a vivement critiqué le garde des Sceaux après la mort de Lyhanna, dénonçant un manque de moyens chronique de la justice. Gérald Darmanin a répondu en rappelant les magistrats à leur responsabilité. À Nantes, une task force a été mise en place pour traiter plus de 1 600 procédures.
Le parquet de La Rochelle examine plusieurs signalements visant un professeur d’EPS du lycée privé Fénelon-Notre-Dame pour outrage sexiste et agression sexuelle sur mineurs. L’enseignant a été suspendu à titre conservatoire par le rectorat. Un courrier a été adressé aux familles le 15 juin 2026.
Le garde des Sceaux Gérald Darmanin a signé le 8 juin 2026 une circulaire imposant un traitement prioritaire des infractions sexuelles sur mineurs dans tous les parquets de France. À Bobigny, le procureur Eric Mathais a répondu dès le lendemain en annonçant une mobilisation exceptionnelle du second tribunal de France.
La Brigade de protection de la famille (BPF) de Dijon suit environ 1 650 dossiers concernant des mineurs, dont 242 à caractère sexuel. Avec huit enquêteurs, la charge dépasse souvent 200 affaires par agent. Le syndicat Un1té 21 exige des renforts immédiats, dans le sillage de l’affaire Lyhanna et d’une injonction ministérielle nationale.
Dans le ressort du tribunal judiciaire de Saintes, 250 à 255 procédures pour viols et agressions sexuelles sur mineurs sont actuellement en cours. Le procureur Benjamin Alla a révélé ce chiffre à ICI La Rochelle, dans le cadre de l’inventaire national déclenché après l’affaire Lyhanna.
Un jeune homme de 19 ans, domicilié à Bougival (Yvelines), a été mis en examen le 11 juin 2026 pour viols et agressions sexuelles sur dix mineures âgées de 14 à 15 ans au moment des faits. Le parquet de Versailles a confirmé son placement en détention provisoire.
Le 11 juin 2026, le groupe Nouveau Paris populaire (9 élus, co-présidé par Sophia Chikirou et Émile Meunier) a adressé un signalement au procureur de la République de Paris. Il vise la responsabilité pénale de la Ville dans le scandale des violences sexuelles dans le périscolaire, en s’appuyant sur l’article 40 du code de procédure pénale.