Cadmium dans les engrais : la proposition de loi qui veut diviser par 4,5 les seuils français d’ici 2030
Déposé par Benoît Biteau et Clémentine Autain, le texte sera examiné le 1er juin à l'Assemblée nationale, sur fond de rapport accablant de l'Anses.
Une proposition de loi transpartisane veut faire passer le seuil de cadmium dans les engrais phosphatés de 90 à 20 mg/kg d'ici 2030. L'Anses confirme une surexposition.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Santé publique mesurée
48% des adultes et 36% des jeunes enfants français dépassent les seuils critiques d'imprégnation au cadmium selon l'Anses.
Souveraineté agricole
La France importe 95% de ses phosphates, principalement d'un Maroc dont les gisements contiennent naturellement 38 à 100 mg/kg de cadmium.
Cadre réglementaire
Règlement UE 2019/1009 : 60 mg/kg depuis 2022. France : 90 mg/kg via Code rural (L. 255-1 et suivants).
Bras de fer parlementaire
PPL : 40 mg/kg en 2027, 20 mg/kg en 2030. Gouvernement : 60 mg/kg en 2027, 40 mg/kg en 2030, 20 mg/kg avant 2038.
Calendrier politique
Texte examiné le 1er juin 2026 en quatrième position de la semaine transpartisane, après deux relégations.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Proposition de loi déposée le 23 décembre 2025 par Benoît Biteau et Clémentine Autain.
- Objectif passer de 90 mg/kg de cadmium à 40 mg/kg en 2027 puis 20 mg/kg en 2030.
- L'Anses confirme que 48% des adultes français sont surexposés au cadmium.
- Le gouvernement propose une trajectoire concurrente 60 mg/kg en 2027, 40 mg/kg en 2030, 20 mg/kg avant 2038.
- Examen prévu le 1er juin 2026 à l'Assemblée nationale.
La France autorise dans ses engrais phosphatés un seuil de cadmium de 90 mg/kg de P₂O₅ [1], soit 50% de plus que la limite européenne de 60 mg/kg en vigueur depuis 2022 [2][3]. Une proposition de loi déposée le 23 décembre 2025 [4] par les députés Benoît Biteau (Les Écologistes, Charente-Maritime) [5] et Clémentine Autain (L’Après, Seine-Saint-Denis) [6] veut diviser ce plafond par 4,5 d’ici 2030 [7]. Le texte sera examiné à l’Assemblée nationale à partir du 1er juin 2026 [8], en quatrième position [9] de la semaine transpartisane.
Concrètement, le texte prévoit deux paliers: 40 mg/kg dès 2027 [10], puis 20 mg/kg en 2030 [11]. Ce dernier seuil correspond à la recommandation que l’Anses formule depuis 2019 [12]. Adoptée en commission des affaires économiques le 3 février 2026 [13] avec une voix d’avance [14], la proposition a réuni une centaine de parlementaires [15] et plus de 100 000 signatures citoyennes [16].
Ce que dit le droit aujourd’hui
Avant d’entrer dans le détail du texte Biteau-Autain, un rappel s’impose: le cadre juridique applicable aux engrais minéraux est double, européen et national. Le règlement européen fixe à 60 mg de cadmium par kilogramme de P₂O₅ la teneur maximale autorisée dans les fertilisants portant le marquage CE, limite en vigueur depuis 2022 [2][3]. En France, le Code rural et de la pêche maritime encadre la mise sur le marché des matières fertilisantes: il permet à l’État, par voie réglementaire, de fixer des seuils nationaux plus stricts que la norme européenne pour les engrais commercialisés sous régime national, ce qui explique que la France ait pu maintenir un plafond de 90 mg/kg [1] pour certaines catégories. C’est précisément ce verrou réglementaire que la proposition de loi entend abaisser, par voie législative cette fois.
Un rapport sanitaire qui ne laisse plus de place au doute
Le 25 mars 2026 [18], l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) [19] a publié un rapport confirmant qu’une « part significative » de la population française est imprégnée à des niveaux « préoccupants » [20]. Les chiffres sont précis. Près de 48% des adultes dépassent la concentration critique en cadmium urinaire pour les effets osseux [21]. Jusqu’à 36% des jeunes enfants dépassent la dose journalière tolérable [22]. Les enfants français présentent des niveaux quatre fois plus élevés que ceux mesurés en Allemagne [17].
« Si les niveaux d’exposition actuels se maintiennent et qu’aucune action n’est mise en place, des effets néfastes à terme sont probables pour une part croissante de la population », prévient Géraldine Carne, de l’Anses [23]. Le cadmium est classé cancérogène par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) depuis 2012 [24]. Santé publique France [25] le suspecte depuis 2021 [26] de « jouer un rôle dans l’accroissement majeur et extrêmement préoccupant de l’incidence du cancer du pancréas » [27] - cancer dont l’incidence a été multipliée par quatre en trente ans [28].
Le schéma rappelle d’autres scandales sanitaires de long terme: l’amiante, dont la dangerosité fut documentée pendant des décennies avant son interdiction; le plomb dans les peintures, dont l’élimination s’est étalée sur près d’un siècle; ou encore les contentieux européens sur les nitrates, que la France subit toujours depuis plusieurs décennies. Chaque fois, le même schéma: une contamination documentée, des alertes scientifiques répétées, et une réglementation qui tarde.
D’où vient le cadmium dans nos assiettes
La réponse tient en deux mots: engrais phosphatés. Selon l’INRAE, ils représentent 60 à 75% des apports en cadmium dans les sols agricoles [29]. Et la France importe 95% de ses phosphates, principalement du Maroc [30], qui détient environ 70% des réserves mondiales [31]. Or les gisements sédimentaires marocains présentent naturellement des teneurs en cadmium comprises entre 38 et 100 mg/kg de P₂O₅ [32].
Pour le dire simplement: la chaîne va du sol marocain à l’assiette française, en passant par les champs européens. Les gisements finlandais ou norvégiens, eux, sont naturellement pauvres en cadmium [33]. La décadmiation à la source est techniquement possible pour un surcoût de 6 à 13% [34]. Le coût de dépollution, lui, s’élève à seulement deux à trois euros par hectare et par an [35], selon Benoît Biteau.
Souveraineté agricole: ce que pèserait vraiment la bascule
L’argument de la souveraineté alimentaire, brandi par la FNSEA et les Chambres d’agriculture [36], mérite d’être confronté aux ordres de grandeur. La France compte aujourd’hui environ 400 000 agriculteurs [37]. Les phosphates importés couvrent 95% des besoins nationaux [30], et le Maroc en est le fournisseur dominant. Abaisser le seuil à 20 mg/kg ne signifie pas renoncer au phosphate marocain: l’OCP, fabricant marocain [38], propose désormais des engrais à 20 mg/kg [39], obtenus par décadmiation à la source. Le surcoût documenté de cette opération industrielle est de 6 à 13% sur le prix de l’engrais [34], soit, ramené à l’hectare, deux à trois euros par an [35] selon les calculs du rapporteur. Deux alternatives existent: se tourner vers les gisements finlandais et norvégiens, naturellement pauvres en cadmium [33], ou exiger contractuellement la décadmiation auprès de l’OCP. Aucune des sources consultées ne mentionne, à ce jour, de prise de position officielle de l’OCP sur la proposition de loi française, ni de réaction du gouvernement marocain à ce débat parlementaire.
Une opposition agricole bien organisée
Le texte affronte une opposition structurée. Les Chambres d’agriculture et la FNSEA ont appelé les députés à ne pas voter ce texte [36], invoquant la souveraineté alimentaire. Lors de la conférence des présidents du 12 mai [40], le Rassemblement national et Les Républicains se sont opposés à l’inscription du texte à l’ordre du jour [41], tandis que le groupe Horizons s’abstenait [42]. Le Modem, qui avait voté contre en avril, a finalement rejoint la majorité favorable [43].
Benoît Biteau, lui, réfute l’argument économique [44]. « On nous parle de souveraineté alimentaire menacée, alors qu’à aucun moment ce texte ne dit qu’il faut réduire l’utilisation de phosphates » [45], a-t-il déclaré devant LCP.
Deux trajectoires concurrentes, dès le premier palier
La divergence entre le Parlement et l’exécutif ne se joue pas seulement à l’horizon 2030: elle commence dès le premier palier. La proposition de loi Biteau-Autain inscrit 40 mg/kg dès 2027 [10][46], puis 20 mg/kg en 2030 [11][7]. Le gouvernement, lui, a opté pour une trajectoire en trois temps: 60 mg/kg en 2027, puis 40 mg/kg en 2030, puis 20 mg/kg dans un troisième temps [47]. Trois divergences, donc, et non une seule.
En clair: sur le premier palier, le gouvernement reste aligné sur la norme européenne déjà en vigueur (60 mg/kg) [47], quand le texte parlementaire veut aller un tiers plus loin. Et là où la PPL atteint la cible Anses dès 2030 [11], le gouvernement la repousse au-delà [47].
Pourquoi maintenant
Le calendrier n’est pas neutre. La proposition de loi, déposée fin 2025 [4], avait été reléguée en dernière position de la semaine transpartisane de mai [49]. Elle a remonté à la quatrième place pour celle du 1er juin [50]. Entre les deux, trois éléments ont pesé: le rapport Anses du 25 mars [18], la mobilisation des médecins du collectif AMLP qui ont adressé une lettre ouverte le 6 mai [51], et l’appel de Pierre Souvet, cardiologue et président de l’Association santé environnement France [52]. « Notre travail pour porter ce sujet très haut dans la sphère médiatique a fonctionné », résume Benoît Biteau [53].
Le verrou parlementaire du 1er juin
L’enjeu de procédure est rarement explicité, mais il est décisif. Les « semaines transpartisanes » sont, dans le calendrier de l’Assemblée nationale, des fenêtres limitées dans lesquelles les groupes minoritaires et d’opposition peuvent inscrire leurs textes. Le passage en quatrième position garantit que le texte sera effectivement appelé en séance - ce qui n’était pas acquis lorsqu’il figurait en dernière position lors de la précédente semaine transpartisane, position quasi systématiquement synonyme d’enterrement par épuisement de l’ordre du jour. Reste qu’une proposition de loi non adoptée en première lecture avant la fin de la session parlementaire risque de perdre sa fenêtre de navette avec le Sénat. Le gouvernement, conserve la possibilité de déposer des amendements en séance pour aligner le texte sur sa propre trajectoire (60 mg/kg [47]) - voire d’opposer un avis défavorable qui orienterait le vote des groupes de la majorité présidentielle. Dans l’hypothèse inverse, un vote conforme au texte adopté en commission consacrerait une victoire rare pour une initiative parlementaire transpartisane sur un sujet de santé publique.
L’angle mort: la diplomatie marocaine
Ce que peu de couvertures médiatiques relient: la France a reconnu la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental en juillet 2024 [54]. En octobre 2024, lors d’une visite d’État à Rabat, 22 accords stratégiques représentant 10 milliards d’euros ont été signés [55]. L’OCP est le premier exportateur mondial de phosphate brut et d’engrais phosphatés [56]. La mine de Bou Craa, au Sahara occidental, fait l’objet d’un projet d’expansion de 2,2 milliards de dollars [57]. Posé autrement: abaisser les seuils de cadmium revient à demander au principal fournisseur de la France de modifier son procédé industriel, dans un contexte où Paris vient de lui offrir une victoire diplomatique majeure. Le texte porté par Benoît Biteau [5] ne le dit pas, mais l’arithmétique politique est là.
Ce que le rapport Anses ne dit pas
Plusieurs questions restent sans réponse dans les sources consultées. Quelle est l’exposition cumulée des agriculteurs eux-mêmes, qui manipulent les engrais à la source? Pourquoi les enfants français présentent-ils une imprégnation quatre fois supérieure à celle des Allemands [17] alors que les seuils européens sont communs depuis 2022 [3]? Les données manquent sur la dynamique d’accumulation dans les sols: combien de décennies faudra-t-il, après l’abaissement des seuils, pour que les terres agricoles françaises retrouvent un niveau de fond? Le rapport Anses recommande d’« agir à la source » [58], mais ne quantifie pas le temps de rémission des sols. Et aucune des sources consultées ne livre la position officielle de l’OCP sur la PPL française, ni la réaction du gouvernement marocain.
Reste un fait que les chiffres ne contestent pas: l’Anses documente la surexposition des Français au cadmium depuis quinze ans [59]. Le seuil de 20 mg/kg est recommandé depuis 2019 [12]. Le 1er juin 2026 [8], l’Assemblée nationale décidera s’il devient la loi.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (59)
« Actuellement à 90 milligrammes de Cd par kilogramme d’anhydride phosphorique (P2O5) en France »
reussir.fr ↗ ↩
« L'Union européenne a fixé en 2022 une limite maximale de 60mg de cadmium par kilo de phosphate »
senat.fr ↗ ↩
« L'Union européenne a fixé en 2022 une limite maximale de 60mg de cadmium par kilo de phosphate »
senat.fr ↗ ↩
« Une proposition de loi visant à « protéger l’alimentation des Français et des Françaises des contaminations au cadmium » a été déposée le 23 décembre 2025 »
lemonde.fr ↗ ↩
« Une proposition de loi visant à « protéger l’alimentation des Français et des Françaises des contaminations au cadmium » a été déposée le 23 décembre 2025 par les députés Benoît Biteau (Les Ecologistes, Charente-Maritime) et Clémentine Autain (L’Après, Seine-Saint-Denis). »
lemonde.fr ↗ ↩
« Une proposition de loi visant à « protéger l’alimentation des Français et des Françaises des contaminations au cadmium » a été déposée le 23 décembre 2025 par les députés Benoît Biteau (Les Ecologistes, Charente-Maritime) et Clémentine Autain (L’Après, Seine-Saint-Denis). »
lemonde.fr ↗ ↩
« à 20 milligrammes par kilo à partir de 2030 »
lemonde.fr ↗ ↩
« à partir du 1er juin 2026 »
mediapart.fr ↗ ↩
« en quatrième position de l’ordre du jour de la prochaine semaine d’examen des textes transpartisans »
mediapart.fr ↗ ↩
« réduisant la teneur maximale en cadmium autorisée dans les engrais phosphatés à 40 milligrammes par kilo dès 2027 »
lemonde.fr ↗ ↩
« puis à 20 milligrammes par kilo à partir de 2030 »
lemonde.fr ↗ ↩
« tel qu’elle le préconisait déjà en 2019 »
lafranceagricole.fr ↗ ↩
« adoptée en commission des affaires économiques, mardi 3 février »
actu-environnement.com ↗ ↩
« à la fin, en commission, on gagne d'une voix avec tous les 'Pour' de la gauche, et des abstentions qui permettent le basculement »
lcp.fr ↗ ↩
« et a reçu le soutien d’une centaine de parlementaires de différents bords »
lemonde.fr ↗ ↩
« et de plusieurs pétitions citoyennes qui cumulent plus de 100 000 signatures »
lemonde.fr ↗ ↩
« Les enfants français présentent des niveaux quatre fois plus élevés que ceux mesurés en Allemagne »
senat.fr ↗ ↩
« Dans un rapport publié mercredi 25 mars, elle confirme qu’une « part significative » de la population française est imprégnée à des niveaux « préoccupants ». »
lemonde.fr ↗ ↩
« Après l’alerte de médecins libéraux en juin 2025 et celle de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) en mars »
lemonde.fr ↗ ↩
« elle confirme qu’une « part significative » de la population française est imprégnée à des niveaux « préoccupants ». »
lemonde.fr ↗ ↩
« près de 48 % des adultes dépassent la concentration critique en cadmium urinaire pour les effets osseux »
senat.fr ↗ ↩
« Jusqu'à 36 % des jeunes enfants dépassent la dose journalière tolérable »
senat.fr ↗ ↩
« « Si les niveaux d’exposition actuels se maintiennent et qu’aucune action n’est mise en place, des effets néfastes à terme sont probables pour une part croissante de la population » »
lemonde.fr ↗ ↩
« classé cancérogène (catégorie 1A) par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) depuis 2012 »
senat.fr ↗ ↩
« Il est « suspecté » notamment, depuis 2021, par Santé publique France de « jouer un rôle dans l’accroissement majeur et extrêmement préoccupant de l’incidence du cancer du pancréas ». »
lemonde.fr ↗ ↩
« Il est « suspecté » notamment, depuis 2021, par Santé publique France de « jouer un rôle dans l’accroissement majeur et extrêmement préoccupant de l’incidence du cancer du pancréas ». »
lemonde.fr ↗ ↩
« « jouer un rôle dans l’accroissement majeur et extrêmement préoccupant de l’incidence du cancer du pancréas » »
lemonde.fr ↗ ↩
« L’augmentation spectaculaire des cancers du pancréas en France, multipliés par quatre en trente ans »
afrik.com ↗ ↩
« Les engrais phosphatés riches en métaux lourds représentent 60 à 75 % des apports en cadmium dans les sols agricoles »
senat.fr ↗ ↩
« la France importe 95 % de ses phosphates, principalement du Maroc »
afrik.com ↗ ↩
« Le Maroc détient environ 70 % des réserves mondiales de phosphate »
afrik.com ↗ ↩
« les gisements sédimentaires marocains présentent naturellement des teneurs en cadmium très élevées, comprises entre 38 et 100 mg par kilogramme de P₂O₅ »
afrik.com ↗ ↩
« On a des gisements de phosphate sans cadmium, notamment en Finlande et en Norvège »
lcp.fr ↗ ↩
« La décadmiation à la source est techniquement possible pour un surcoût de 6 % à 13 % »
afrik.com ↗ ↩
« pour un coût de dépollution qui s'élève seulement à deux à trois euros par hectare et par an »
lcp.fr ↗ ↩
« messages, distillés par les Chambres d'agriculture et la FNSEA, pour inviter les députés à ne pas voter ce texte »
lcp.fr ↗ ↩
« Il y a 400 000 agriculteurs aujourd'hui »
lcp.fr ↗ ↩
« OCP, le fabricant marocain propose désormais des engrais avec un taux de 20 milligrammes. »
ouest-france.fr ↗ ↩
« OCP, le fabricant marocain propose désormais des engrais avec un taux de 20 milligrammes. »
ouest-france.fr ↗ ↩
« Les chef·fes de groupe de l’Assemblée nationale l’ont inscrite, ce mardi 12 mai »
mediapart.fr ↗ ↩
« le Rassemblement national et les Républicains se sont opposés à l’inscription de la PPL à l’ordre du jour de la semaine transpartisane de juin »
vert.eco ↗ ↩
« Horizons s’est abstenu de voter. »
vert.eco ↗ ↩
« Le groupe Modem a quant à lui revu sa position d’avril et a apporté son soutien à la gauche »
vert.eco ↗ ↩
« La proposition de loi sur le cadmium du député écologiste Benoît Biteau a été inscrite à l’agenda de l’Assemblée nationale »
reussir.fr ↗ ↩
« On nous parle de souveraineté alimentaire menacée, alors qu'à aucun moment ce texte ne dit qu'il faut réduire l'utilisation de phosphates. »
lcp.fr ↗ ↩
« à 40 milligrammes par kilo dès 2027 »
lemonde.fr ↗ ↩
« passant « de 90 milligrammes par kilogramme actuellement à 60 mg/kg en 2027, 40 mg/kg en 2030 et 20 mg/kg après une étude d’impact favorable et avant 2038 » »
lafranceagricole.fr ↗ ↩
« Il est de notre devoir, en tant que législateurs, de protéger la population en plafonnant le taux de cadmium »
lcp.fr ↗ ↩
« la semaine transpartisane de mai, qui se tient ces mardi 12 et mercredi 13. »
vert.eco ↗ ↩
« les président·es des groupes politiques de l’Assemblée nationale [.] ont décidé d’inscrire la proposition de loi «visant à protéger l’alimentation des Français et des Françaises des contaminations au cadmium» en quatrième position des textes à examiner lors de la prochaine semaine transpartisane de l’Assemblée, prévue à partir du 1er juin. »
vert.eco ↗ ↩
« Le 6 mai, comme l’a rapporté le Monde, des médecins du collectif Alerte médicale sur les pesticides et les perturbateurs endocriniens (AMLP) ont adressé une lettre ouverte »
vert.eco ↗ ↩
« Pierre Souvet, cardiologue et président de l’Association santé environnement France (AESF), avait lui aussi adressé une missive aux chef·fes de groupe »
vert.eco ↗ ↩
« «C’est une vraie satisfaction. Cela montre que notre travail pour porter ce sujet très haut dans la sphère médiatique a fonctionné, et qu’il est possible de tordre le bras aux derniers irréductibles.» »
vert.eco ↗ ↩
« En juillet 2024, Emmanuel Macron a reconnu la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental »
afrik.com ↗ ↩
« 22 accords représentant 10 milliards d’euros ont été signés »
afrik.com ↗ ↩
« L’Office chérifien des phosphates (OCP), détenu à 95 % par l’État marocain, est le premier exportateur mondial de phosphate brut et d’engrais phosphatés »
afrik.com ↗ ↩
« fait l’objet d’un projet d’expansion de 2,2 milliards de dollars »
afrik.com ↗ ↩
« L’Anses exhorte le gouvernement à « agir à la source » en abaissant « dès que possible » les valeurs limites en cadmium pour les matières fertilisantes. »
lemonde.fr ↗ ↩
« martèle l’autorité de santé, qui documente la « surexposition » des Français au cadmium depuis maintenant quinze ans. »
lemonde.fr ↗ ↩
Sources
- Cadmium : mobilisation autour de la proposition de loi visant à « protéger l’alimentation des Français »
- Cadmium : un texte visant à réduire la teneur maximale dans les engrais va être examiné début juin
- «Notre travail a fonctionné» : la proposition de loi sur le cadmium enfin à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale
- Benoît Biteau : "Il est de notre devoir de législateurs de protéger la population en plafonnant les taux de cadmium" | LCP
- Cadmium : que contient la proposition de loi voulant réduire les seuils autorisés ?
- Cadmium : une proposition de loi pour encadrer les engrais phosphatés
- Une proposition de loi écologiste pour interdire les engrais contenant du cadmium
- Phosphate marocain et cadmium, comment la raison d’État impacte la santé des Français
- Le cadmium, ce métal lourd qu’on retrouve dans l’alimentation, à nouveau sur la sellette
- Cadmium : les autorités sanitaires exhortent le gouvernement français à agir en urgence pour réduire l’exposition
- Surexposition des français au cadmium
- Cadmium : la proposition de loi visant à réduire les risques sanitaires sera étudiée en juin
