Caen : la préfecture autorise un drone policier ce 30 avril, de 17h30 à minuit

Par arrêté préfectoral, la police nationale du Calvados est autorisée à capter des images en temps réel sur un périmètre précis de Caen ce jeudi soir.

Caen : la préfecture autorise un drone policier ce 30 avril, de 17h30 à minuit
Illustration Julie Leroy / info.fr

Le préfet du Calvados a signé un arrêté autorisant la direction interdépartementale de la police nationale à utiliser un drone sur Caen le 30 avril 2026, de 17h30 à minuit. Les images captées, enregistrées et transmises en temps réel couvrent un périmètre géographique précis, consultable sur le site de la préfecture.

Le préfet du Calvados a signé un arrêté autorisant la direction interdépartementale de la police nationale à utiliser un drone sur Caen le 30 avril 2026, de 17h30 à minuit. Les images captées, enregistrées et transmises en temps réel couvrent un périmètre géographique précis, consultable sur le site de la préfecture.

L’essentiel

  • Date et horaires : surveillance par drone autorisée le 30 avril 2026 de 17h30 à minuit.
  • Autorité émettrice : arrêté préfectoral signé par le préfet du Calvados, publié sous la référence « AP DIPN CAEN captation par drones 2026 04 30.pdf ».
  • Opérateur : direction interdépartementale de la police nationale du Calvados.
  • Périmètre : zone précise de Caen, consultable sur calvados.gouv.fr.
  • Précédent local : le 21 mars 2026, trois drones avaient déjà été autorisés pour filmer un carnaval antifasciste à Caen (500 à 600 participants attendus).

Ce que prévoit l’arrêté

L’arrêté préfectoral, consultable en ligne sur le site de la préfecture du Calvados, autorise la captation, l’enregistrement et la transmission d’images par drone. La durée est strictement définie : de 17h30 à minuit, le 30 avril 2026 uniquement. Le périmètre géographique est également délimité avec précision, sans que la préfecture n’en détaille publiquement les contours dans son communiqué - un lien vers une carte est fourni sur calvados.gouv.fr.

La préfecture a relayé l’information via son compte officiel sur X :

La raison précise de l’opération - manifestation, rassemblement festif, dispositif de sécurité préventif - n’a pas été communiquée par la préfecture dans ses publications officielles à ce stade. Dans l’Orne voisine, les rassemblements festifs non autorisés sont d’ailleurs interdits jusqu’au 4 mai, signe d’un contexte sécuritaire régional actif en cette fin de mois d’avril.

Un cadre légal consolidé depuis décembre 2024

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L’autorisation s’appuie sur un cadre juridique national. Le 30 décembre 2024, le Conseil d’État a confirmé la légalité de l’usage de drones par les forces de l’ordre, en limitant les autorisations aux cas strictement nécessaires et en restreignant le nombre d’agences habilitées, selon le site spécialisé AI Regulation.

Ce n’est pas la première fois que les drones policiers font l’objet d’un encadrement strict. En 2020, le même Conseil d’État avait interdit leur usage pour surveiller le confinement lié au Covid-19, en l’absence de base légale suffisante - une décision obtenue notamment par La Quadrature du Net et la Ligue des droits de l’Homme. Depuis, le législateur a comblé ce vide.

Selon un rapport parlementaire, la police nationale dispose d’un parc de 30 drones de types Phantom 4 et Mavic Pro pour ses missions de surveillance.

Contexte dans le Calvados

Le recours aux drones lors d’opérations de maintien de l’ordre à Caen n’est pas nouveau. Le 21 mars 2026, la préfecture avait déjà autorisé l’usage de trois drones pour filmer un carnaval antifasciste dans la ville, auquel 500 à 600 participants étaient attendus, selon actu.fr. La préfecture avait alors invoqué l’efficacité du dispositif lors des manifestations des 10 et 18 septembre 2025 à Caen pour justifier son renouvellement.

En parallèle, un incident survenu quatre jours avant cette nouvelle autorisation illustre la sensibilité du sujet dans le département. Le 26 avril 2026, un drone non autorisé avait survolé la prison de Caen-Ifs. La BAC avait interpellé trois personnes à bord d’un véhicule à quelques kilomètres de là, selon Ouest-France. Le survol d’établissements pénitentiaires est passible de six mois d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende.

La ville de Caen, préfecture du Calvados avec environ 108 000 habitants, concentre les principaux dispositifs de sécurité du département. Comme d’autres territoires normands et de l’Ouest, les autorités locales multiplient les exercices et protocoles de sécurité publique ces derniers mois.

Un usage désormais régulier, encadré opération par opération

Chaque déploiement de drone par la police nationale requiert un arrêté préfectoral spécifique, daté, borné dans le temps et dans l’espace. La procédure, transparente dans sa forme - l’arrêté est publié en ligne et relayé sur les réseaux officiels - , ne dispense pas d’une justification opérationnelle. Les préfets, en première ligne sur ces décisions de sécurité publique, sont désormais tenus d’en assurer la traçabilité publique.

L’autorisation du 30 avril est limitée à cette seule date. Aucune opération ultérieure n’a été annoncée par la préfecture du Calvados à ce stade.

Sources

Julie Leroy

Julie Leroy

Julie est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Calvados (14), avec Caen pour chef-lieu. Spécialité du département : Plages du Débarquement (memoire mondiale) et Caen-la-Mer. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Normandie.

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