Caen : l’ex-proviseur adjoint du lycée Malherbe poursuivi pour recours à la prostitution d’un mineur
Un ancien cadre du prestigieux lycée caennais sera jugé pour avoir contacté un adolescent de 17 ans via les réseaux sociaux en juin 2022
L'ancien proviseur adjoint du lycée Malherbe à Caen est poursuivi pour recours à la prostitution d'un mineur. Les faits remontent à juin 2022, via les réseaux sociaux. Le procès, reporté, devrait se tenir fin 2026.
L’essentiel
- Fait 1 : Un ex-proviseur adjoint du lycée Malherbe à Caen, 63 ans, est poursuivi pour recours à la prostitution d’un mineur de 17 ans.
- Fait 2 : Le contact a eu lieu en juin 2022 via les réseaux sociaux ; une plainte a été déposée en juillet 2024.
- Fait 3 : Il avait pris une retraite anticipée en juin 2025 pour « raisons de santé », après le début de l’enquête.
- Fait 4 : Le procès correctionnel, initialement prévu en mai 2026, a été renvoyé à la fin de l’année 2026.
Une affaire trouble secoue l’établissement scolaire le plus connu de Caen. L’ancien proviseur adjoint du lycée Malherbe, âgé de 63 ans, est poursuivi devant le tribunal correctionnel pour recours à la prostitution d’un mineur. L’information a été confirmée par le procureur de la République de Caen, Joël Garrigue. Le cadre de direction est soupçonné d’avoir sollicité, en connaissance de cause, les services d’un adolescent de 17 ans en juin 2022.
Contact via les réseaux sociaux en 2022
Selon le parquet, les faits ont débuté par une prise de contact sur les réseaux sociaux. En juin 2022, alors qu’il exerçait encore ses fonctions au sein du lycée, l’homme aurait approché un mineur. Ce n’est que deux ans plus tard, en juillet 2024, qu’un proche de la victime présumée a déposé plainte, déclenchant l’enquête.
Les investigations ont permis d’établir que l’adolescent était âgé de 17 ans au moment des faits. Le code pénal punit le recours à la prostitution d’un mineur de 15 à 18 ans d’une peine maximale de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende.
Une retraite anticipée pour « raisons de santé »
L’enquête a été menée dans la discrétion. En juin 2025, moins de six mois après le début de la procédure, l’ancien proviseur adjoint a quitté précipitamment son poste. Il a annoncé à ses collègues une retraite anticipée pour « raisons de santé », ce qui a conduit à l’annulation de son pot de départ. Ce départ, intervenu en plein milieu de l’année scolaire, a surpris au sein de l’établissement.
Selon Ouest-France, la direction du lycée Malherbe n’a pas souhaité commenter la procédure en cours, renvoyant à la justice.
Poursuites et procès reporté
Le procureur Joël Garrigue a officiellement confirmé le renvoi de l’ancien fonctionnaire devant le tribunal correctionnel de Caen. Initialement prévu en mai dernier, le procès a été repoussé. Il devrait se tenir d’ici la fin de l’année 2026. La défense n’a pas fait de déclaration publique.
L’accusé encourt les peines prévues par l’article 225-12-1 du code pénal : cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende. En raison de la qualité d’agent public de l’intéressé au moment des faits, une aggravation des peines pourrait être envisagée, mais le parquet n’a pas encore précisé ce point.
Contexte dans le Calvados
Le lycée Malherbe, établissement historique de Caen fondé en 1804, compte plus de 2 000 élèves et jouit d’une réputation académique solide dans le Calvados et la région Normandie. Cette affaire jette une ombre sur l’institution, même si les faits sont étrangers à son fonctionnement quotidien. La communauté éducative locale suit le dossier avec attention.
Dans le département, d’autres affaires judiciaires ont récemment marqué l’actualité, comme la Fête de la Musique 2026 à Paris qui a donné lieu à de nombreuses interpellations, ou encore l’appel intersyndical à Évry-Courcouronnes contre la vie chère. Si ces événements sont distincts, ils illustrent l’activité judiciaire en France.
Prochaine étape : Le procès correctionnel de l’ex-proviseur adjoint est attendu d’ici la fin de l’année 2026, devant le tribunal de Caen.