Cahors : sept membres d’une même famille condamnés pour trafic de stupéfiants
Le tribunal correctionnel de Cahors a rendu son verdict le 5 juin 2026 peines jusqu'à quatre ans de prison pour un réseau opérant dans trois quartiers de la ville.
Sept des huit prévenus jugés pour trafic de stupéfiants ont été condamnés le 5 juin 2026 par le tribunal correctionnel de Cahors. Le réseau, à dominante familiale, approvisionnait trois quartiers de la ville. Près de 900 000 euros en liquide ont été saisis, une partie des bénéfices ayant été transférée en Algérie.
L’essentiel
- Verdict : 7 prévenus sur 8 condamnés le 5 juin 2026 par le tribunal correctionnel de Cahors, peines jusqu’à 4 ans de prison.
- Saisie : Près de 900 000 euros en liquide découverts lors des perquisitions, dont des liasses dissimulées dans un réfrigérateur.
- Opération : 325 policiers et gendarmes mobilisés le 13 avril 2026 ; 18 interpellations sur 20 personnes ciblées.
- Réseau : Trois frères parmi les prévenus ; points de deal dans les quartiers Sainte-Valérie, Terre-Rouge et Croix-de-Fer ; bénéfices envoyés en Algérie.
Un verdict rendu le 5 juin 2026
Le tribunal correctionnel de Cahors a condamné sept des huit prévenus comparaissant pour trafic de stupéfiants, selon La Dépêche du Midi et medialot.fr. Les peines prononcées vont de quelques mois à quatre ans d’emprisonnement. La procureure Clara Ribeiro avait qualifié le dossier de « un peu plus singulier qu’habituellement » lors de l’audience, selon actu.fr.
Parmi les condamnés figurent au moins trois frères, ce qui confère au réseau sa dimension familiale. Les raisons exactes de la relaxe du huitième prévenu n’ont pas été précisées dans les sources disponibles.
Un réseau implanté dans trois quartiers
Le groupe approvisionnait les points de vente de stupéfiants des quartiers Sainte-Valérie, Terre-Rouge et Croix-de-Fer à Cahors, selon medialot.fr et La Dépêche. Terre-Rouge est classé quartier prioritaire de la politique de la ville (QP046001, selon le portail gouvernemental sig.ville.gouv.fr).
Les perquisitions ont mis au jour près de 900 000 euros en liquide, dont des liasses cachées dans un réfrigérateur. Une partie des bénéfices avait été transférée en Algérie, selon La Dépêche du Midi. Les modalités exactes de ces transferts n’ont pas été détaillées publiquement à ce stade.
L’opération du 13 avril 2026
Le démantèlement du réseau remonte au 13 avril 2026. Ce jour-là, 325 policiers et gendarmes ont été déployés à Cahors dans le cadre d’une opération coordonnée, selon actu.fr et medialot.fr. Dix-huit personnes ont été interpellées sur les vingt initialement ciblées. Plusieurs suspects ont été mis en examen avant d’être renvoyés en jugement le 5 juin.
Cette mobilisation de forces de l’ordre est l’une des plus importantes menées dans le département dans le cadre d’une affaire de narcotrafic local. Un dispositif de coordination sécurité similaire a été observé dans d’autres préfectures d’Occitanie ces derniers mois.
Contexte dans le Lot
Cahors compte environ 20 000 habitants selon l’INSEE (estimation 2022-2026). La ville constitue le principal pôle urbain d’un département à faible densité, ce qui rend les affaires de trafic structuré particulièrement visibles.
À l’échelle du Lot, le bilan 2025 de la préfecture fait état d’une hausse de 20 % des trafics et points de deal démantelés par rapport à l’année précédente : 18 réseaux et 9 points de deal ont été neutralisés, pour 32 kg de stupéfiants saisis, selon le site de la préfecture du Lot.
En janvier 2026, l’État, la Ville de Cahors et le Grand Cahors ont signé la convention triennale LIMITS, visant à prévenir l’implication des jeunes dans les trafics de stupéfiants, avec des actions ciblées notamment dans le quartier Terre-Rouge, selon la préfecture et Cahors Agglo. Cette dynamique partenariale entre l’État et les collectivités lotois s’étend à plusieurs champs de la politique locale.
L’affaire jugée le 5 juin s’inscrit dans ce contexte de pression judiciaire accrue sur les réseaux de distribution de drogues dans les quartiers cadurciens. Une présence renforcée des services de sécurité à Cahors est documentée sur plusieurs dossiers récents.
Prochaine étape
Les condamnés disposent d’un délai légal pour faire appel des décisions rendues. Aucune date d’audience en appel n’a été communiquée à ce jour. La convention LIMITS, signée pour trois ans, doit produire ses premiers bilans d’ici fin 2026 selon les termes publiés par la préfecture.
Sources
- La Dépêche du Midi : Un réseau familial, sept prévenus condamnés, des liasses cachées dans un frigo...
- actu.fr : « Un dossier un peu plus singulier qu'habituellement » révèle la procureure de Cahors
- medialot.fr : Trafic de stupéfiants à Cahors : jusqu'à quatre ans de prison pour plusieurs membres d'une même famille
- medialot.fr : Trafic de stupéfiants à Cahors : 18 interpellations, un procès attendu le 5 juin