Cahors : sept condamnations après le démantèlement d’un réseau familial de trafic de drogue

Le tribunal correctionnel a prononcé des peines jusqu'à quatre ans ferme, les bénéfices transitaient vers l'Algérie via des prête-noms.

Cahors : sept condamnations après le démantèlement d'un réseau familial de trafic de drogue
Illustration Marc Delmas / info.fr

Le 5 juin 2026, le tribunal correctionnel de Cahors a condamné sept des huit prévenus d'un réseau familial de trafic de stupéfiants. L'affaire, instruite depuis 2024, avait abouti à une opération mobilisant plus de 300 policiers et gendarmes en avril. Les bénéfices étaient transférés en Algérie.

L’essentiel

  • 5 juin 2026 : sept condamnations sur huit prévenus au tribunal correctionnel de Cahors, dont trois frères d’un même réseau familial.
  • Peines : jusqu’à quatre ans de prison ferme, notamment pour un beau-frère identifié comme rouage central du dispositif.
  • 13 avril 2026 : opération antidrogue mobilisant 315 à 325 policiers et gendarmes, avec 18 à 19 interpellations.
  • Enquête ouverte depuis 2024 par le parquet de Cahors ; liasses de billets saisies notamment dans un réfrigérateur.
  • Blanchiment international : bénéfices transférés en Algérie via intermédiaires, un donneur d’ordres identifié sur place.

Un jugement au terme de deux ans d’enquête

Le tribunal correctionnel de Cahors a siégé le 5 juin 2026 pour juger huit prévenus poursuivis pour trafic de stupéfiants organisé, blanchiment et violences. Sept ont été reconnus coupables. Un seul a bénéficié d’une relaxe. Les faits se déroulaient dans trois quartiers de la préfecture du Lot : Sainte-Valérie, Terre-Rouge et Croix-de-Fer, selon La Dépêche du Midi.

La procureure de la République Clara Ribeiro a qualifié le dossier de « un peu plus singulier qu’habituellement », soulignant la structuration familiale du réseau et la dimension internationale du blanchiment, selon Actu.fr.

L’enquête avait été ouverte dès 2024 par le parquet de Cahors. Elle a débouché sur une opération d’envergure le 13 avril 2026 : entre 315 et 325 policiers et gendarmes déployés simultanément, 18 à 19 interpellations, des saisies de cocaïne et de résine de cannabis, et des perquisitions au cours desquelles des liasses de billets ont été retrouvées, notamment dissimulées dans un réfrigérateur, selon Medialot.fr.

Un réseau structuré autour de la famille, avec des points de vente identifiés

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Parmi les huit prévenus figuraient trois frères, noyau du réseau. Un beau-frère a écopé de la peine la plus lourde : quatre ans de prison ferme. Les autres peines s’échelonnent de quelques mois à plusieurs années, selon La Dépêche du Midi et Medialot.fr.

Le trafic fonctionnait sur deux points de vente principaux, l’un à Sainte-Valérie, l’autre à Terre-Rouge. La clientèle était estimée à environ 300 personnes par semaine, avec une recette quotidienne de plusieurs centaines d’euros par point, d’après les éléments repris par La Dépêche du Midi.

Les bénéfices transférés en Algérie via des prête-noms

L’aspect le plus inhabituel de l’affaire concerne le circuit financier. Selon La Dépêche du Midi, l’argent généré par le trafic n’était pas conservé sur place. Il était converti en virements bancaires, acheminé via des intermédiaires et des prête-noms, puis transféré en Algérie. Un donneur d’ordres a été identifié dans ce pays par les enquêteurs du parquet de Cahors.

Ce mécanisme de blanchiment transfrontalier constitue l’une des caractéristiques relevées par la procureure pour qualifier le dossier de « singulier ». La dimension internationale complique le recouvrement des avoirs et la coopération judiciaire, même si les condamnations prononcées à Cahors concernent uniquement les membres du réseau présents en France.

Contexte dans le Lot

Cahors compte environ 20 050 habitants selon les données de population de référence 2026 publiées par l’INSEE. La ville reste la plus peuplée du département et concentre les principaux services publics du Lot.

L’affaire s’inscrit dans un contexte local de mobilisation accrue contre le trafic de stupéfiants. En janvier 2026, l’État, la préfecture du Lot et le Grand Cahors ont signé une convention LIMITS - dispositif national de lutte contre l’entrée des mineurs dans les réseaux - avec des actions ciblées notamment sur le quartier Terre-Rouge, selon la préfecture du Lot. Cette convention avait été mise en place avant même le coup de filet d’avril, ce qui témoigne d’une préoccupation ancienne des autorités sur ces secteurs.

Au niveau national, la loi du 13 juin 2025 contre le narcotrafic a renforcé les outils disponibles pour les parquets et les services d’enquête. Le dossier cadurcien illustre ce type d’opération coordonnée que cette législation entend faciliter. Pour d’autres affaires judiciaires locales suivies par notre rédaction, voir notamment l’agression d’un collégien de 14 ans à Saint-Denis, ou le suivi de faits de société en Dordogne voisine.

Une relaxe sur huit prévenus

Sur les huit personnes poursuivies, une a été relaxée. Les motifs précis de cette décision n’ont pas été communiqués dans les éléments disponibles à ce stade. Les sept condamnés ont été reconnus coupables à des degrés divers de participation au trafic organisé, au blanchiment et, pour certains, de violences.

Les avocats de la défense n’ont pas fait de déclarations publiques recensées par les médias locaux au moment de la rédaction de cet article.

Prochaine étape

Les condamnés disposent d’un délai légal pour faire appel des décisions rendues le 5 juin 2026. La question du recouvrement des avoirs transférés en Algérie et d’éventuelles suites judiciaires visant le donneur d’ordres identifié à l’étranger reste ouverte, selon les informations disponibles.

Marc
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Sources

Marc Delmas

Marc Delmas

Marc est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Lot (46), avec Cahors pour chef-lieu. Spécialité du département : AOC cahors et tourisme rural quercynois. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Occitanie.

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