Cahors : signature officielle de la convention du pôle d’accueil des victimes au CH Jean Rougier
La préfète du Lot, la procureure et de nombreux partenaires ont signé la convention officialisant le nouveau pôle qui regroupe UAPED, Maison des Femmes et future unité médico-judiciaire.
Mercredi 17 juin 2026, la préfète Marilyne Poulain a signé au CH Jean Rougier de Cahors la convention officialisant le pôle d’accueil des victimes. Ce dispositif unique dans le département réunit sous un même toit soins, justice et soutien social pour les femmes et enfants victimes de violences.
L’essentiel
- Fait 1 : Signature de la convention le 17 juin 2026 par la préfète Marilyne Poulain et une quinzaine de partenaires institutionnels.
- Fait 2 : Le pôle regroupe l’Unité d’accueil pédiatrique enfants en danger (UAPED), la Maison des Femmes et une future unité médico-judiciaire.
- Fait 3 : Trois textes ont été signés : un protocole pour les enfants lors de drames intrafamiliaux, le déploiement de l’UAPED et la convention cadre.
- Fait 4 : La procureure Clara Ribeiro a déclaré : « Aucun enfant ne doit avoir à raconter plusieurs fois ce qu’il a vécu ».
- Fait 5 : Le projet est le fruit d’un an de travail collectif, selon la directrice du CH Sonia Neurrisse.
Une signature collective au CH Jean Rougier
Mercredi 17 juin 2026, la préfète du Lot Marilyne Poulain a signé au centre hospitalier Jean Rougier de Cahors la convention officialisant le pôle d’accueil des victimes. Étaient présents Clara Ribeiro, procureure de la République près le tribunal judiciaire de Cahors, Olivier Bataillé, président du TJ, Nelly Ginestet, vice-présidente du conseil départemental, Sonia Neurrisse, directrice du CH, François Mengin-Lecreulx, directeur général de l’ARS Occitanie, Mustapha Yassfy, président de France Victimes 46, ainsi que des représentants de la gendarmerie, de la police nationale, du SDIS et de l’Éducation nationale, selon le compte officiel de la préfecture.
La directrice de l’hôpital Sonia Neurrisse a rappelé que « ce projet est le fruit d’un travail collectif engagé depuis près d’un an », comme le rapporte La Dépêche du Midi.
Un pôle en trois dimensions
La nouvelle structure coordonne trois dispositifs complémentaires : l’Unité d’accueil pédiatrique enfants en danger (UAPED), la Maison des Femmes et, à terme, une unité médico-judiciaire de proximité, selon la préfecture du Lot.
L’UAPED, coordonnée par un pédiatre, intègre une salle d’audition spécialement aménagée au commissariat de Cahors, inaugurée en mars 2026. Cette salle « Mélanie » permet de recueillir la parole des mineurs dans un cadre adapté et sécurisé, précise actu.fr.
La Maison des Femmes, pilotée par deux sages-femmes, mobilisera des psychologues, des assistantes sociales et des associations. L’unité médico-judiciaire doit venir compléter le dispositif, pour éviter aux victimes de se déplacer vers des structures plus éloignées.
Un parcours simplifié pour les victimes
Le pôle vise à réunir en un même lieu soignants, psychologues, travailleurs sociaux, magistrats et forces de l’ordre. Le but : simplifier le parcours des victimes de violences intrafamiliales et éviter les allers-retours entre services.
La procureure Clara Ribeiro a insisté sur un point central : « Aucun enfant ne doit avoir à raconter plusieurs fois ce qu’il a vécu. » Cette déclaration résume l’ambition du pôle : coordonner les auditions, les soins et le suivi social pour limiter la répétition des témoignages, source de traumatismes supplémentaires.
Cette démarche s’inscrit dans un mouvement plus large d’amélioration de l’accueil des victimes, comme on a pu le voir avec la cérémonie de naturalisation à Mulhouse ou encore l’inauguration de stèles à Dijon.
Contexte dans le Lot
Le Lot, département rural d’environ 174 000 habitants, n’échappe pas aux violences intrafamiliales. En 2025, les services de l’État ont enregistré une hausse des signalements, selon des données non encore publiées. Le nouveau pôle vise à offrir une réponse locale, évitant aux victimes de devoir se rendre à Toulouse ou à Montauban pour des expertises médico-judiciaires. La préfecture souligne que ce dispositif est unique dans le département par son approche intégrée.
Le conseil départemental, représenté par Nelly Ginestet, a apporté son soutien financier, tandis que l’ARS Occitanie a validé le schéma organisationnel. Le maire de Cahors et président du conseil d’administration de l’hôpital, Vivien Coste, a salué « un projet collectif et nécessaire ».
Prochaine étape : la mise en œuvre opérationnelle des trois dispositifs et le recrutement des personnels pour l’unité médico-judiciaire, dont la date d’ouverture n’a pas encore été précisée.

