Canal Saint-Martin : Hamza la Douane, 14 ans, interpellé après des jours de péages sauvages
L'adolescent surnommé Hamza la douane a été arrêté le 27 juin pour violences et dégradations après avoir perturbé le canal Saint-Martin avec un pistolet à eau et des péages improvisés.
Armé d'un pistolet à eau, un mineur de 14 ans surnommé « Hamza la douane » a imposé un péage de 2 euros aux cyclistes et piétons le long du canal Saint-Martin. Interpellé le 27 juin, il avait déjà échappé à une arrestation en fuyant à la nage. Le parquet de Paris est saisi.
L’essentiel
- Fait 1 : Hamza F., 14 ans, alias « Hamza la douane », a été interpellé le 27 juin 2026 pour violences en réunion et dégradations.
- Fait 2 : Depuis la mi-juin, il perturbait le canal Saint-Martin en arrosant passants et policiers, et en imposant un « péage » de 2 euros pour laisser passer les cyclistes.
- Fait 3 : Le 25 juin, il a échappé à une première arrestation en sautant d’une voiture de police et en plongeant dans le canal.
- Fait 4 : Le parquet de Paris a été saisi du dossier après sa garde à vue au commissariat du 11e arrondissement.
Ce qui s’est passé
Depuis la mi-juin 2026, le canal Saint-Martin, à Paris, est le théâtre d’un phénomène inhabituel. Un adolescent de 14 ans, connu sur les réseaux sociaux sous le surnom de « Hamza la douane », y a installé un « péage » sauvage. Armé d’un pistolet à eau, il exigeait 2 euros des cyclistes et automobilistes pour les laisser passer, sous peine d’être aspergés. Selon les informations du Figaro, il diffusait régulièrement ses actes sur Snapchat, allant jusqu’à jeter des passantes à l’eau.
Le 16 juin, il a même rencontré Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la mairie de Paris, pour demander l’annulation d’une contravention. Ce comportement, qui a rapidement tourné en boucle sur les réseaux, a exaspéré les riverains et les commerçants du quartier.
Une interpellation mouvementée
Le 25 juin, une première tentative d’interpellation a échoué. L’adolescent, alors à bord d’une voiture de police, en a profité pour s’enfuir en sautant dans le canal et en nageant. Les forces de l’ordre ont finalement réussi à l’arrêter deux jours plus tard, le 27 juin, pour violences en réunion et dégradations. Placé en garde à vue au commissariat du 11e arrondissement, il n’a pas manqué de narguer les autorités: sur ses réseaux sociaux, il a ironisé sur la climatisation du commissariat, comme le rapporte le Figaro.
Le parquet de Paris a été officiellement saisi du dossier. L’enquête devra déterminer les suites judiciaires réservées à ce mineur, dont les agissements relèvent de faits de délinquance juvénile.
La colère des riverains et commerçants
Les incivilités répétées d’Hamza et son sentiment d’impunité suscitent une vive colère dans le quartier. Des commerçants interrogés par Le Média en 4-4-2 décrivent une atmosphère de peur et de lassitude. « On ne se sent plus en sécurité, même en plein jour », confie un gérant de café sous couvert d’anonymat. Certains riverains estiment que l’adolescent bénéficiait d’une forme de complaisance de la part de certains passants, tandis que d’autres appellent à une réponse plus ferme des autorités.
Un autre fait divers récent illustre les préoccupations locales: dans les Deux-Sèvres, un incendie de garage a fait deux blessés légers à Saint-Jean-de-Thouars en pleine canicule. Bien que de nature différente, cet événement rappelle que la sécurité quotidienne reste une priorité dans tout le pays.
Contexte dans le département de Paris
Paris, commune la plus peuplée de France, connaît régulièrement des faits de délinquance juvénile sur son territoire. Le canal Saint-Martin, secteur très fréquenté par les promeneurs et touristes, est devenu un point de crispation. Selon les données de la Préfecture de police, les incivilités et les rodéos urbains y sont en hausse ces dernières années. L’affaire Hamza illustre la difficulté des forces de l’ordre à traiter les mineurs multi-récidivistes, souvent coutumiers des réseaux sociaux pour diffuser leurs actes.
Pour mémoire, en 2024, Wimbledon a vu Ben Shelton éliminé dès le premier tour - un événement sportif qui a fait la une, mais c’est bien la question de la sécurité dans l’espace public qui domine l’actualité parisienne cet été.
Prochaine étape judiciaire
Le parquet de Paris doit maintenant décider de la suite à donner. Le mineur, âgé de 14 ans, pourrait être convoqué devant un juge pour enfants. L’audience de placement ou de jugement n’a pas encore été fixée. D’ici là, l’enquête se poursuit pour établir l’étendue exacte des faits reprochés, notamment les violences et les dégradations commises pendant les semaines de perturbation du canal.