Les Castors saintais, bâtisseurs de l’après-guerre, toujours vivants dans les mémoires

Une conférence aux Archives départementales de La Rochelle a retracé l'histoire de ce mouvement coopératif né à Saintes en 1950.

Les Castors saintais, bâtisseurs de l'après-guerre, toujours vivants dans les mémoires
Illustration Vincent Bonneau / info.fr

Le 21 avril 2026, les Archives départementales de la Charente-Maritime ont accueilli une conférence sur les Castors saintais. Ce mouvement d'autoconstruction, fondé en 1950, a permis l'édification de 58 maisons par des ouvriers sans aide extérieure.

Saintes, 3 mars 1950. Face à la pénurie de logements qui frappe la France de l’après-guerre, un groupe d’ouvriers crée le mouvement des Castors saintais. Leur méthode : construire eux-mêmes, de leurs propres mains, sans recourir à des entreprises. Selon les Archives départementales de la Charente-Maritime, 58 maisons seront ainsi érigées jusqu’en 1969.

Quatrième expérience du genre en France

Le modèle s’inspire du Comité Ouvrier du Logement de Bordeaux, lancé en 1948 à Pessac, selon France Bleu. Les Saintais sont la quatrième ville française à adopter cette formule coopérative. Deux ans plus tard, en 1952, un mouvement similaire verra le jour à Angoulême sous le nom de Castors angoumoisins.

La conférence du 21 avril, animée à partir des fonds d’archives départementaux, a permis de retracer cette aventure collective. Le Département de la Charente-Maritime a relayé l’événement sur ses réseaux sociaux.

En 2020, le témoignage de Claude Mimol, doyen des descendants des Castors saintais, avait déjà mis en lumière la dimension humaine de cette épopée, selon Sud Ouest. La conférence d’avril s’inscrit dans la même démarche de transmission.

Sources

Vincent Bonneau

Vincent Bonneau

Installé à La Rochelle, suit la pêche, l'ostréiculture, le port de commerce et les tensions sur le tourisme de masse aux îles. Diplômé de l'IJBA Bordeaux, il a grandi sur la côte atlantique. Conviction : le journalisme maritime exige de connaître les pêcheurs, les armateurs, les scientifiques de l'Ifremer, pas seulement les attachés de presse des collectivités.

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