CdM 2026 : le sélectionneur iranien boycotté par ses 47 pairs

Amir Ghalenoei affirme avoir été mis à l'écart par tous les autres entraîneurs participants, dans un contexte de tensions diplomatiques entre Téhéran et Washington.

CdM 2026 : le sélectionneur iranien boycotté par ses 47 pairs
Illustration Sandra Lemoine / info.fr

En pleine Coupe du monde 2026, le sélectionneur de l'équipe d'Iran, Amir Ghalenoei, dénonce un boycott de la part des 47 autres entraîneurs participants. Une situation qui s'ajoute aux tensions diplomatiques avec les États-Unis, co-organisateurs du Mondial.

L’essentiel

  • Fait 1 : Le sélectionneur iranien Amir Ghalenoei affirme avoir été boycotté par les 47 autres entraîneurs de la Coupe du monde 2026.
  • Fait 2 : L’Iran avait menacé de boycotter le tirage au sort après le refus de visas américains pour plusieurs membres de sa délégation, dont le président de la Fédération Mehdi Taj.
  • Fait 3 : La fédération iranienne négocie avec la Fifa pour délocaliser ses matches au Mexique, une option soutenue par la présidente Claudia Sheinbaum.
  • Fait 4 : L’Iran a déposé une plainte auprès de la Fifa pour restrictions de déplacement.
  • Fait 5 : Il s’agit de la septième participation de l’Iran à une Coupe du monde, dans un contexte de relations rompues avec les États-Unis depuis 1979.

Un boycott sans précédent dans le football mondial

Le sélectionneur de l’équipe d’Iran, Amir Ghalenoei, a révélé avoir été mis à l’écart par l’ensemble des 47 autres entraîneurs participants à la Coupe du monde 2026. Selon une information rapportée par Foot Mercato, ce boycott collectif intervient alors que la compétition bat son plein sur le sol américain. Aucun autre entraîneur n’aurait adressé la parole à Ghalenoei depuis le début du tournoi, une situation inédite dans l’histoire du Mondial.

Tensions diplomatiques en amont

Ce boycott sportif s’inscrit dans un climat de fortes tensions entre l’Iran et les États-Unis, co-organisateurs de la Coupe du monde 2026 avec le Canada et le Mexique. En décembre 2025, Téhéran avait annoncé boycotter le tirage au sort de la compétition après le refus des autorités américaines d’accorder des visas à plusieurs membres de la délégation iranienne, dont le président de la Fédération, Mehdi Taj. Ce dernier avait qualifié cette décision de « politique ».

Finalement, l’Iran avait fait machine arrière et Amir Ghalenoei s’était rendu à Washington pour représenter son pays lors de la cérémonie, comme l’avaient rapporté RMC Sport et L’Équipe. Mais les blessures diplomatiques étaient restées vives.

La piste mexicaine pour contourner le boycott

Face aux restrictions de déplacement imposées par Washington, la Fédération iranienne a engagé des négociations avec la Fifa pour délocaliser l’intégralité de ses matches de la phase de groupes au Mexique. Mehdi Taj a déclaré que l’Iran « boycotte les États-Unis mais pas la Coupe du monde », selon 20 Minutes. La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a déjà donné son accord de principe pour accueillir la sélection iranienne sur son territoire.

Parallèlement, l’Iran a déposé une plainte officielle auprès de la Fifa dénonçant les restrictions de déplacement imposées par les États-Unis, comme l’a rapporté France 24.

Contexte dans le football mondial

Cette situation est inédite dans l’histoire de la Coupe du monde. Alors que le football prône le fair-play et le rassemblement, ce boycott intervient dans un contexte plus large de rupture diplomatique entre Téhéran et Washington, qui dure depuis 1979. L’Iran participe pour la septième fois à la phase finale du Mondial. Ses précédentes participations (1978, 1998, 2006, 2014, 2018, 2022) n’avaient jamais été marquées par un tel isolement des entraîneurs. La plainte déposée auprès de la Fifa pourrait entraîner des sanctions ou une médiation de l’instance internationale.

Prochaine étape

La décision de la Fifa concernant la demande de délocalisation des matches iraniens au Mexique est attendue dans les prochains jours. En attendant, l’équipe d’Iran poursuit sa préparation sous la direction d’Amir Ghalenoei, qui doit composer avec ce boycott historique de ses homologues.

Sandra
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Sources

Sandra Lemoine

Sandra Lemoine

Sandra est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisée dans le tennis et les sports individuels (natation, judo, athlétisme). Elle lit chaque match au prisme des classements ATP/WTA, des chronos et des têtes de série, replace tout résultat dans le calendrier des Grands Chelems et des échéances olympiques, et bannit l'approximation statistique.

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