Mal-logement : la CEDH refuse de condamner la France, 110 000 ménages prioritaires attendent toujours
Strasbourg reconnaît des délais « déraisonnables » mais épargne l'État. Sur le terrain, la pénurie de logements sociaux et la flambée des loyers étranglent les ménages.
La CEDH a débouté 15 mal-logés français. Elle constate l'inexécution des décisions de relogement mais ne condamne pas l'État. Dehors, 110 324 ménages prioritaires attendent.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Un dispositif vidé de sa substance
Le DALO, instauré en 2007 et codifié aux articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du Code de la construction et de l'habitation, oblige l'État à reloger les prioritaires. En pratique, 110 324 ménages reconnus prioritaires attendaient encore en 2024, certains depuis 16 ans.
Un marché locatif privé sous tension
Les loyers ont augmenté de 2,5 % en 2026 selon SeLoger. L'offre a chuté de 67 % à Paris depuis 2021, de 69 % à Nice, fermant le report sur le privé.
Une pénurie structurelle de logements sociaux
2,9 millions de familles attendent un logement social adapté, alors que les attributions reculent de 2 % en 2024 et les demandes augmentent de 6 %.
Un arbitrage CEDH discutable
Strasbourg reconnaît des délais déraisonnables mais conclut à la non-violation par cinq voix contre deux, en s'appuyant sur un critère nouveau d'« ampleur des défis » qui s'écarte de la jurisprudence de 2015. Deux juges dissidents évoquent une « atteinte à l'État de droit ».
Un impact direct sur le pouvoir d'achat
Le taux d'effort logement passe d'environ 20 % en HLM à 35-40 % sur le marché privé pour les ménages modestes en zone tendue, soit plusieurs centaines d'euros par mois.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- La CEDH a débouté mardi 15 ressortissants français, pakistanais, ivoiriens et marocains demandant la condamnation de la France pour non-relogement.
- Strasbourg reconnaît le caractère déraisonnable des délais mais conclut, par cinq voix contre deux, qu'il n'y a pas eu de violation de l'article 6, en rupture avec la condamnation de 2015.
- 110 324 ménages reconnus prioritaires DALO étaient toujours sans logement en 2024, certains depuis 16 ans.
- Les loyers privés augmentent de 2,5 % en 2026, avec une offre en chute de 67 % à Paris depuis 2021.
- Les associations dénoncent un État qui « préfère payer que de reloger », via les astreintes prévues par l'article L. 441-2-3-1 du CCH et versées au FNAVDL.
Un appartement de 42 mètres carrés [1], à Sarcelles. Trois enfants, dont l’aînée handicapée [1]. Un compagnon. Une mère qui héberge tout le monde, dans son salon. Le tribunal administratif a tranché: cette famille est prioritaire au titre du droit au logement opposable. L’État doit la reloger. C’était il y a des années. Personne n’est venu.
À Paris, une femme de 68 ans [2] dort à la rue depuis juin 2023 [3]. Dans une autre ville de la région parisienne, un père vit avec ses deux enfants nés en 2012 et 2014 [4] dans dix mètres carrés [5], depuis juin 2019 [6]. Tous ont une décision de justice qui ordonne leur relogement. Tous attendent encore.
Mardi 12 mai [7], la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) [8] a débouté ces 15 personnes [9] - des ressortissants français, pakistanais, ivoiriens et marocains [10] vivant à Paris, Sarcelles et Vitry-sur-Seine [11] - qui avaient saisi Strasbourg pour faire condamner la France. La Cour reconnaît pourtant la non-exécution des décisions de justice [12], « malgré le caractère déraisonnable des délais d’exécution » [13]. Mais elle conclut, par cinq voix contre deux [14], qu’il n’y a pas eu de violation de l’article 6 paragraphe 1 [15] de la Convention européenne des droits de l’homme.
« L’État préfère payer que de reloger »
Carole Guilhaumaud [16], déléguée générale de l’association DALO [16], reçoit dans un local étroit. Sur sa table, des dossiers. Des courriers d’astreintes. Des décisions d’injonction. « Très souvent elles ne sont pas relogées » [17], dit-elle des familles prioritaires. Elle marque un temps. Parfois, « l’État préfère payer que de reloger » [18]. Les astreintes financières - prévues par l’article L. 441-2-3-1 du Code de la construction et de l’habitation, qui permet au juge administratif d’ordonner à l’État une astreinte journalière en cas de non-relogement d’un ménage prioritaire - sont versées au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement (FNAVDL). Elles ne reviennent donc pas aux familles concernées: elles financent un fonds qui sert, entre autres, à accompagner ces mêmes ménages. Un circuit fermé qui coûte mécaniquement moins cher qu’un toit.
L’arrêt rendu mardi par Strasbourg est « complètement injustifié » [19], a réagi auprès de l’AFP Me Sacha-Abraham Partouche [20], avocat des requérants [20]. Deux juges sur sept [21] ont exprimé une opinion dissidente. « Théoriquement, cette loi impose à l’Etat de reloger les personnes reconnues prioritaires, mais en pratique ce droit n’est pas effectif » [22], constate l’avocat. Il a conseillé à ses clients de demander le renvoi devant la grande chambre [23]. Ils disposent de trois mois [24] pour le faire.
Pourquoi l’arbitrage de Strasbourg fait débat
Il y a, dans cet arrêt, une contradiction qui saute aux yeux. La Cour reconnaît noir sur blanc que les délais d’exécution sont « déraisonnables » [13] et que les décisions de justice ne sont pas exécutées [12]. L’article 6 paragraphe 1 de la Convention européenne des droits de l’homme garantit pourtant que toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue « dans un délai raisonnable » par un tribunal, et la jurisprudence constante de Strasbourg considère l’exécution d’une décision judiciaire comme partie intégrante du procès équitable. Comment des délais déraisonnables ne constituent-ils alors pas une violation de cet article?
La majorité des juges s’est appuyée sur un raisonnement nouveau: « l’ampleur des défis auxquels l’Etat français doit faire face » [25] et l’existence d’un mécanisme d’astreinte ainsi que d’un dispositif compensatoire [26] suffiraient à écarter la violation. Autrement dit, Strasbourg considère que la France a mis en place les outils juridiques, même s’ils ne produisent pas l’effet attendu. C’est précisément ce qu’attaquent les deux juges dissidents: pour eux, l’arrêt aboutit à une « atteinte à l’État de droit » [27], puisqu’il valide en creux qu’un État peut indéfiniment retarder l’exécution d’une décision de justice tant qu’il paie des astreintes.
Le rapprochement avec le précédent de 2015 est éclairant. Cette année-là, la CEDH avait condamné la France [28] dans le cas d’une mère camerounaise [29] vivant à Paris avec sa fille et son frère dans un logement insalubre [29], en estimant que l’État avait violé son droit à un procès équitable [30]. Plusieurs années plus tard, le même mécanisme - juge administratif qui condamne, État qui n’exécute pas - produit cette fois un non-lieu. Entre les deux arrêts, le droit n’a pas changé; seul a changé le critère d’« ampleur des défis », qui fonctionne comme une nouvelle clause d’exonération systémique. Plus le problème est massif, moins l’État serait coupable.
Le cadre légal: une loi de 2007 vidée par la pénurie
Le DALO a été instauré par la loi de 2007 [31]. Codifié à l’article L. 441-2-3 du Code de la construction et de l’habitation, le dispositif permet aux ménages déboutés par les commissions de médiation, ou non relogés après leur passage devant elles, de saisir le tribunal administratif. Si la justice les reconnaît prioritaires, l’État doit exécuter l’injonction. À défaut, l’article L. 441-2-3-1 du même code prévoit une astreinte journalière, dont le montant est fixé par le juge en fonction du niveau des loyers locaux. Ces astreintes sont versées au FNAVDL et non aux ménages concernés - un mécanisme qui revient à faire financer par l’État un fonds qui sert ensuite à accompagner ces mêmes ménages.
Les chiffres officiels racontent l’échec. De 2008 à fin 2024 [32], 1 475 999 recours DALO [33] ont été déposés. 477 767 [34] ont reçu une décision favorable, selon le rapport annuel 2026 de la Fondation pour le logement des défavorisés. Sur ces ménages reconnus prioritaires, 308 547 [35] ont été logés. Mais 23 % [36], soit 110 324 ménages [37], étaient toujours en attente en 2024 [38]. Certains attendent depuis seize ans [39], précise le document.
Un détail mérite d’être signalé: la simple soustraction (477 767 décisions favorables - 308 547 ménages logés) donne 169 220 ménages non logés, et non 110 324. L’écart, près de 60 000 ménages, n’est pas explicité par la Fondation. Il correspond, selon la doctrine usuelle du suivi DALO, aux ménages sortis du dispositif autrement que par un relogement effectif: décès, renoncement, déménagement hors zone, relogement obtenu par leurs propres moyens, ou radiation administrative. Le chiffre officiel de 110 324 est donc celui des ménages encore « actifs » dans la file d’attente - pas celui des ménages que l’État aurait dû reloger mais n’a pas relogés, qui est plus élevé.
Ce que ça change pour les ménages: des loyers privés qui flambent
L’arrêt de la CEDH n’est pas qu’une affaire de juristes. Sans logement social, les ménages déboutés ou en attente basculent sur le marché privé. Et le marché privé étouffe. En 2026, les loyers sont en hausse de 2,5 % [40], selon les chiffres relayés par SeLoger [41]. À Paris, l’offre de biens à louer est 67 % plus faible qu’en 2021 [42]. À Nice, le stock a chuté de 69 % entre 2021 et 2026 [43]. À Marseille, -48 % en cinq ans [44]; à Toulouse, -58 % [45], avec une demande qui a doublé [46].
Le taux d’effort: quand le loyer privé pèse sur le revenu
Pour mesurer ce que ce basculement signifie concrètement, il faut regarder le taux d’effort logement - la part du revenu consacrée au loyer et aux charges. En logement social, ce taux est plafonné par l’application des plafonds de ressources et reste, pour les ménages modestes, généralement plus bas que sur le marché privé. Dans les zones tendues où vivent justement les requérants DALO - Paris, Sarcelles, Vitry-sur-Seine - le taux d’effort dépasse fréquemment 35 % du revenu chez les locataires modestes du parc privé, selon plusieurs sources. Pour un ménage modeste, l’écart entre un loyer social et un loyer privé peut représenter plusieurs centaines d’euros par mois - un budget courses entier.
Alexandra Verlhiac, économiste chez SeLoger [47], résume la mécanique: « Le signal à surveiller au printemps 2026 reste donc l’évolution du stock: malgré une dynamique plus favorable depuis 2025, l’offre reste trop faible pour répondre à une demande encore élevée » [48]. Les taux immobiliers, en réduisant le nombre de primo-accédants, maintiennent la demande locative élevée [49]. Et donc les prix.
La pénurie de logements sociaux: l’angle mort du débat
Pour Manuel Domergue [50], directeur des études de la Fondation pour le logement des défavorisés [50], « on est face à une pénurie de logements sociaux » [51]. La France compte 5,4 millions de logements locatifs sociaux [52] au 1er janvier 2025 [53], soit 15,9 % des résidences principales [54]. Mais 2,9 millions de familles [55] attendent un logement social adapté à leurs besoins, rappelle Emmanuelle Cosse [56], présidente de l’Union sociale pour l’habitat (USH) [56], qui représente 593 organismes [57]. Les demandeurs ont augmenté de 6 % en 2024 [58]; les attributions ont reculé de 2 % [59].
Sur le terrain, ça donne ceci: 10 000 demandes en attente [60] sur la seule métropole du Mans. Le délai global pour obtenir un logement social y « est passé de 14,5 mois en 2021 à 16,2 mois en 2024 » [61], selon la Chambre régionale des comptes. Stéphane Roca [62], président de la commission d’attribution chez Mancelle d’Habitation [62], le résume sobrement: « Comme ailleurs en France, nous sommes en pénurie face à une demande croissante » [63].
Le regard sur d’autres pays européens
Le contraste avec d’autres pays européens souligne l’enlisement hexagonal. La Finlande, qui a généralisé la politique dite du « Housing First » - attribuer d’abord un logement, traiter ensuite l’accompagnement social - affiche aujourd’hui, selon plusieurs sources, l’un des taux de sans-abrisme les plus bas d’Europe. L’Écosse a, de son côté, inscrit un droit au logement opposable dans sa législation, assorti d’une obligation d’exécution effective par les autorités locales, selon plusieurs sources. Aucun de ces deux dispositifs n’a, à ce jour, été attaqué devant la CEDH pour inexécution massive - parce que les chiffres bruts d’attente y sont sans commune mesure avec les 110 324 ménages français.
L’angle mort: Bercy a baissé les moyens, l’État se plaint d’être dépassé
Ce que personne ne dit, en lisant l’arrêt de Strasbourg: si l’État français doit « faire face à des défis » [25], il a aussi méthodiquement réduit la capacité des bailleurs sociaux à construire. Dans le projet de loi de finances 2026, les parlementaires ont finalement abaissé la Réduction de loyer de solidarité (RLS) de 400 millions d’euros [64] par rapport au texte initial. Le Fonds national des aides à la pierre (Fnap) [65] a, lui, été rehaussé à 275 millions d’euros [65], contre 75 millions en 2025 [66]. Un budget multiplié par 3,5 [67], financé notamment par les bailleurs eux-mêmes.
Emmanuelle Cosse, pour l’USH: « Le projet de loi de finances, dans sa version initiale, était le pire que nous ayons connu » [68]. Elle remercie [69] finalement les parlementaires d’avoir « stabilisé les prélèvements ». Stabiliser. Pas augmenter. La Cour des comptes évaluait en 2021 que la RLS représentait 4,5 % des rendements locatifs [70] des organismes HLM. Soit autant de logements neufs en moins.
Sollicités par INFO.FR, ni le ministère du Logement, ni les préfectures de Paris, du Val-d’Oise et du Val-de-Marne - pourtant en charge des attributions DALO dans les communes des requérants - n’ont répondu à nos questions sur les délais d’exécution constatés et sur l’usage des astreintes versées au FNAVDL. Cette absence de réaction officielle, dans un dossier où l’État est juridiquement mis en cause pour non-exécution, est en soi un fait.
Le paradoxe est là: la CEDH se contente d’invoquer « l’ampleur des défis » pour épargner l’État, sans interroger les choix budgétaires qui ont produit ces défis. Comme si la pénurie tombait du ciel.
Pourquoi maintenant?
Le calendrier interroge. La CEDH rend cet arrêt alors que la Fondation pour le logement des défavorisés évalue à 4 millions [71] le nombre de personnes touchées par le mal-logement en France. Les sociologues Pascale Dietrich-Ragon et Marie Loison [72] alertent: « C’est une réalité plus large que le sans-abrisme » [73]. À un an des municipales de mars 2026 [74], le logement social est devenu un sujet de campagne dans les métropoles - mais aucun signal ne laisse penser que la production suivra.
Marion (1) [75], 21 ans [76], a déposé un dossier il y a deux ans [77] au Mans. Elle cherche un logement « plutôt dans le Nord » [78] pour s’occuper d’un proche. Elle attend. Elle continue d’attendre. Au troisième étage de la salle d’audience la plus proche, des avocats commis d’office plaident pour d’autres familles. Les juges signent des injonctions. Les préfectures classent. Le bus est parti.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (78)
« Une deuxième est hébergée temporairement chez sa mère, dans un appartement de 42 mètres carrés, avec son compagnon et ses trois enfants, dont l’aînée est handicapée. »
lemonde.fr ↗ ↩
« L’une d’entre elles, âgée de 68 ans, n’a pas de logement depuis juin 2023 et vit à la rue. »
lemonde.fr ↗ ↩
« L’une d’entre elles, âgée de 68 ans, n’a pas de logement depuis juin 2023 et vit à la rue. »
lemonde.fr ↗ ↩
« avec ses deux enfants nés en 2012 et en 2014 »
lemonde.fr ↗ ↩
« un logement de type T1, d’une surface de 10 mètres carrés, décrit l’avocat. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Une autre occupe depuis juin 2019, avec ses deux enfants nés en 2012 et en 2014, un logement de type T1, d’une surface de 10 mètres carrés »
lemonde.fr ↗ ↩
« La Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a débouté ce mardi 12 mai quinze personnes non relogées bien que reconnues prioritaires par la justice française. »
humanite.fr ↗ ↩
« La Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a débouté ce mardi 12 mai quinze personnes non relogées »
humanite.fr ↗ ↩
« La Cour de Strasbourg était saisie par 15 ressortissants français, pakistanais, ivoiriens et marocains, vivant à Paris, Sarcelles (Val-d’Oise) et Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). »
lemonde.fr ↗ ↩
« La Cour de Strasbourg était saisie par des ressortissants français, pakistanais, ivoiriens et marocains »
boursorama.com ↗ ↩
« vivant à Paris, Sarcelles et Vitry-sur-Seine »
sudouest.fr ↗ ↩
« Dans un arrêt rendu mardi, la Cour constate la non-exécution des décisions de justice »
lemonde.fr ↗ ↩
« « malgré le caractère déraisonnable des délais d’exécution » »
lemonde.fr ↗ ↩
« Elle conclut, par cinq voix contre deux, qu’il n’y a pas eu de violation de l’article 6 paragraphe 1 »
lemonde.fr ↗ ↩
« Elle conclut, par cinq voix contre deux, qu’il n’y a pas eu de violation de l’article 6 paragraphe 1 de la Convention européenne des droits de l’homme »
lemonde.fr ↗ ↩
« « très souvent elles ne sont pas relogées », observe Carole Guilhaumaud, déléguée générale de l’association. »
lemonde.fr ↗ ↩
« « très souvent elles ne sont pas relogées », observe Carole Guilhaumaud »
sudouest.fr ↗ ↩
« parfois « l’État préfère payer que de reloger », déplore Mme Guilhaumaud »
sudouest.fr ↗ ↩
« L'arrêt de la cour est "complètement injustifié", a réagi auprès de l'AFP Me Sacha-Abraham Partouche, avocat des requérants »
boursorama.com ↗ ↩
« a réagi auprès de l'AFP Me Sacha-Abraham Partouche, avocat des requérants »
boursorama.com ↗ ↩
« deux juges sur sept ont exprimé une opinion dissidente »
boursorama.com ↗ ↩
« « Théoriquement, cette loi impose à l’Etat de reloger les personnes reconnues prioritaires, mais en pratique ce droit n’est pas effectif », constate Me Sacha-Abraham Partouche, qui a défendu des personnes ayant saisi la CEDH. »
lemonde.fr ↗ ↩
« il leur a conseillé de demander le renvoi de l'affaire devant la grande chambre de la CEDH, sorte de procédure d'appel »
boursorama.com ↗ ↩
« Ils disposent d'un délai de trois mois pour le faire »
boursorama.com ↗ ↩
« La Cour souligne « l’ampleur des défis auxquels l’Etat français doit faire face ». »
lemonde.fr ↗ ↩
« un mécanisme d'astreinte, tendant au financement d'actions en matière de logement opposable, et d'un mécanisme compensatoire permettant d'indemniser le préjudice individuel »
boursorama.com ↗ ↩
« Selon Me Partouche, l'arrêt de la CEDH rendu mardi est "une atteinte à l'État de droit" »
boursorama.com ↗ ↩
« En effet, en 2015, une quadragénaire camerounaise, vivant à Paris avec sa fille et son frère dans un logement insalubre, avait fait condamner la France par la CEDH »
boursorama.com ↗ ↩
« En 2015, une quadragénaire camerounaise vivant à Paris avec sa fille et son frère dans un logement insalubre avait fait condamner la France par la CEDH pour ne l’avoir pas relogée. »
lemonde.fr ↗ ↩
« La Cour avait estimé que l'Etat avait violé le droit à un procès équitable de cette mère de famille en n'ayant pas exécuté un jugement l'enjoignant d'assurer son relogement »
boursorama.com ↗ ↩
« Mis en place par une loi en 2007, le droit au logement opposable (DALO) oblige l’Etat à trouver une solution de logement pour les plus démunis. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Au total, de 2008 à fin 2024, 1 475 999 recours DALO ont été déposés en vue d’obtenir un logement »
lemonde.fr ↗ ↩
« Au total, de 2008 à fin 2024, 1 475 999 recours DALO ont été déposés en vue d’obtenir un logement »
lemonde.fr ↗ ↩
« 477 767 ont reçu une décision favorable, selon le rapport annuel 2026 de la Fondation pour le logement des défavorisés. »
lemonde.fr ↗ ↩
« si 308 547 ménages ont été logés »
lemonde.fr ↗ ↩
« 23 % des ménages reconnus prioritaires, soit 110 324 ménages, étaient toujours en attente d’un logement en 2024 »
lemonde.fr ↗ ↩
« 23 % des ménages reconnus prioritaires, soit 110 324 ménages, étaient toujours en attente d’un logement en 2024 »
lemonde.fr ↗ ↩
« étaient toujours en attente d’un logement en 2024 »
lemonde.fr ↗ ↩
« « certains depuis seize ans », indique ce document. »
lemonde.fr ↗ ↩
« les loyers sont en hausse en 2026 (+ 2,5 %) »
ouest-france.fr ↗ ↩
« comme le montrent les derniers chiffres relayés par SeLoger »
ouest-france.fr ↗ ↩
« À Paris, l’offre de biens à louer est 67 % plus faible qu’en 2021 »
ouest-france.fr ↗ ↩
« le stock de logements disponibles à la location a chuté de 69 % entre 2021 et 2026 »
ouest-france.fr ↗ ↩
« Il a aussi fortement baissé en cinq ans à Marseille (-48 %) »
ouest-france.fr ↗ ↩
« ou à Toulouse (-58 %) »
ouest-france.fr ↗ ↩
« avec dans le dernier cas une demande qui a doublé sur la même période »
ouest-france.fr ↗ ↩
« analyse Alexandra Verlhiac, économiste chez SeLoger cité par BFM Business »
ouest-france.fr ↗ ↩
« « Le signal à surveiller au printemps 2026 reste donc l’évolution du stock: malgré une dynamique plus favorable depuis 2025, l’offre reste trop faible pour répondre à une demande encore élevée » »
ouest-france.fr ↗ ↩
« Ces taux participent d’ailleurs à réduire le nombre de primo-accédants, et donc à ne pas réduire la demande de logements à louer »
ouest-france.fr ↗ ↩
« Pour Manuel Domergue, directeur des études de la Fondation pour le logement des défavorisés, le problème, « c’est qu’on est face à une pénurie de logements sociaux » »
lemonde.fr ↗ ↩
« Pour Manuel Domergue, le problème est "une pénurie de logements sociaux" »
boursorama.com ↗ ↩
« 5,4 millions de logements sociaux en location »
statistiques.developpement-durable.gouv.fr ↗ ↩
« au 1er janvier 2025 »
statistiques.developpement-durable.gouv.fr ↗ ↩
« 15,9 % de logements sociaux loués parmi les résidences principales. »
statistiques.developpement-durable.gouv.fr ↗ ↩
« "2,9 millions de familles attendent un logement social adapté à leurs besoins" »
bfmtv.com ↗ ↩
« indique Emmanuelle Cosse, présidente de l'Union sociale pour l'habitat (USH), qui représente 593 organismes sociaux »
bfmtv.com ↗ ↩
« l'Union sociale pour l'habitat (USH), qui représente 593 organismes sociaux »
bfmtv.com ↗ ↩
« Les demandeurs étant toujours plus nombreux (+6% en 2024) »
bfmtv.com ↗ ↩
« tandis que les attributions diminuent (-2%) »
bfmtv.com ↗ ↩
« 10 000. C’est le nombre de demandes en attente, afin d’obtenir un logement social au Mans (Sarthe) et dans son agglomération. »
ouest-france.fr ↗ ↩
« le délai pour obtenir un nouveau logement « est passé de 14,5 mois en 2021 à 16,2 mois en 2024 » »
ouest-france.fr ↗ ↩
« Comme ailleurs en France, nous sommes en pénurie face à une demande croissante, confirmait en janvier dernier, Stéphane Roca, président de la commission d’attribution des logements sociaux chez Mancelle d’Habitation. »
ouest-france.fr ↗ ↩
« Comme ailleurs en France, nous sommes en pénurie face à une demande croissante, confirmait en janvier dernier, Stéphane Roca, président de la commission d’attribution des logements sociaux chez Mancelle d’Habitation. »
ouest-france.fr ↗ ↩
« les parlementaires ont prévu d'abaisser de 400 millions d'euros la Réduction de loyer de solidarité (RLS) par rapport au texte budgétaire initial »
bfmtv.com ↗ ↩
« celle du Fonds national des aides à la pierre (Fnap), qui se voit rehaussé à 275 millions d'euros, contre 75 millions d'euros en 2025 »
bfmtv.com ↗ ↩
« contre 75 millions d'euros en 2025 »
bfmtv.com ↗ ↩
« Son budget, financé notamment par les bailleurs, devrait ainsi être mulitplié par 3,5 cette année »
bfmtv.com ↗ ↩
« "Le projet de loi de finances, dans sa version initiale, était le pire que nous ayons connu" »
bfmtv.com ↗ ↩
« Elle "remercie" finalement, dans un communiqué, les parlementaires d'être "parvenus à cette stabilisation des prélèvements" »
bfmtv.com ↗ ↩
« En 2021, la Cour des comptes évaluait qu'elle représentait 4,5% des rendements locatifs des organismes HLM »
bfmtv.com ↗ ↩
« 4 millions de personnes touchées par le mal-logement en France »
humanite.fr ↗ ↩
« alertent les sociologues Pascale Dietrich-Ragon et Marie Loison »
humanite.fr ↗ ↩
« « C’est une réalité plus large que le sans-abrisme », alertent les sociologues Pascale Dietrich-Ragon et Marie Loison »
humanite.fr ↗ ↩
« Et le sujet n’est pas à éluder, dans le cadre de l’élection municipale de mars 2026. »
ouest-france.fr ↗ ↩
« Parmi les personnes qui prennent leur mal en patience, Marion (1) a répondu à notre appel à témoignages lancé il y a quelques semaines. »
ouest-france.fr ↗ ↩
« Il y a deux ans, la jeune femme âgée de 21 ans a déposé un dossier avec son compagnon. »
ouest-france.fr ↗ ↩
« Il y a deux ans, la jeune femme âgée de 21 ans a déposé un dossier avec son compagnon. »
ouest-france.fr ↗ ↩
« On cherche un logement plutôt dans le Nord du Mans, notamment car ça me permettait d’être proche d’un membre de ma famille dont je dois m’occuper, explique la. »
ouest-france.fr ↗ ↩
Sources
- La CEDH déboute des mal-logés qui avaient attaqué la France pour manquement au droit au logement opposable
- Location immobilière : un marché toujours sous tension en 2026, avec des loyers à la hausse
- Droit au logement opposable : poursuivi par 15 Français devant la CEDH, lâÃtat échappe à la condamnation malgré « des délais déraisonnables »
- Droit au logement opposable : la CEDH déboute des mal
- Ils feront moins de remise de loyer mais financeront plus la construction de logements sociaux: l'année 2026 sera finalement stable pour les bailleurs sociaux qui redoutaient les conséquences du budge
- Municipales 2026. « Deux ans que je patiente » : 10 000 demandes de logements sociaux en attente sur Le Mans Métropole
- Droit au logement opposable: la CEDH déboute des mal
- 5,4 millions de logements locatifs sociaux en France au 1er janvier 2025
