Charente : un quinquagénaire condamné pour propositions sexuelles à une collégienne piégé par les gendarmes de Cognac
Le tribunal correctionnel d’Angoulême a condamné un homme de 57 ans à 12 mois de prison avec sursis pour avoir proposé jusqu’à 700 euros à un profil de 13 ans géré par les enquêteurs.
Un habitant du Nord-Charente de 57 ans a été condamné le 16 juin 2026 par le tribunal correctionnel d’Angoulême pour propositions sexuelles tarifées à une mineure de 13 ans. Le profil Inès16100 était en réalité tenu par les gendarmes de la brigade de recherches de Cognac dans le cadre d’une opération de lutte contre la pédocriminalité.
L’essentiel
- Peine : 12 mois de prison avec sursis prononcée le 16 juin 2026 par le tribunal correctionnel d’Angoulême.
- Faits : En août 2025, un homme de 57 ans contacte le profil ‘Inès16100’, présenté comme une collégienne de 13 ans, sur un site de tchat.
- Piège : Le profil était géré par les gendarmes de la brigade de recherches de Cognac dans le cadre d’une veille pédocriminelle.
- Interdiction : Le prévenu ne pourra plus exercer d’activité professionnelle ou bénévole avec des mineurs.
Ce qui s’est passé : un profil fictif piloté par les gendarmes
En août 2025, un habitant du Nord-Charente, Cyril (57 ans), a entamé une conversation sur un site de tchat avec un utilisateur se présentant comme une collégienne de 13 ans. Selon Charente Libre et La Nouvelle République, il a rapidement proposé des actes sexuels tarifés, allant jusqu’à 700 euros, notamment pour lui faire perdre sa virginité
et la soumettre
. Il ignorait que le profil ‘Inès16100’ était en réalité géré par la brigade de recherches de Cognac, dans le cadre d’une opération de surveillance des prédateurs sexuels en ligne.
Les échanges ont été conservés par les enquêteurs, qui ont identifié Cyril grâce à son adresse IP. Interpellé, il a été placé en garde à vue avant d’être jugé en comparution immédiate.
L’audience : une défense contestée par le procureur
À l’audience du 16 juin 2026, le prévenu a assuré qu’il savait qu’il s’agissait d’un adulte derrière l’écran, tentant de minimiser la gravité des faits. Le procureur David Arnault a fermement contesté cette version, qualifiant le comportement de très inquiétant
et pointant un risque de réitération. Il a requis une peine d’emprisonnement avec sursis.
Le tribunal correctionnel d’Angoulême a suivi les réquisitions : 12 mois de prison avec sursis. Il a également prononcé une interdiction d’exercer une activité professionnelle ou bénévole impliquant des mineurs, une peine accessoire classique dans ce type de dossier.
Contexte dans la Charente
Ce jugement s’inscrit dans une série d’affaires de corruption de mineurs traitées par la juridiction d’Angoulême ces dernières années. La brigade de recherches de Cognac mène régulièrement des opérations de cyberpatrouille
sur les sites de tchat et les réseaux sociaux pour identifier les adultes cherchant à entrer en contact avec des mineurs. La Charente, département rural de 350 000 habitants, n’est pas épargnée par ce phénomène. En 2024, la gendarmerie locale avait déjà interpellé plusieurs hommes pour des faits similaires. (En savoir plus sur l’actualité régionale : LFI inaugure son local départemental à Saintes avec Manuel Bompard.)
Les associations de protection de l’enfance saluent ces actions de prévention, mais soulignent la difficulté d’endiguer la demande, amplifiée par l’anonymat d’Internet.
À ce stade, aucune date n’a été fixée pour un éventuel appel. Le condamné purge sa peine sous sursis et devra respecter l’interdiction professionnelle prononcée.
