Charly : réunion publique sous tension après les plaintes pour viols contre l’animateur du centre de loisirs
Entre avril et juin 2026, trois fillettes de 3, 6 et 7 ans auraient été victimes de viols et agressions sexuelles. Le mis en examen conteste les faits.
Le 16 juin 2026, une réunion publique à l'espace Dubernard de Charly a réuni des parents d'élèves sous le choc. Trois plaintes pour viol et agressions sexuelles ont été déposées contre un employé périscolaire, mis en examen et placé sous contrôle judiciaire.
L’essentiel
- Trois plaintes : déposées entre le 17 avril et le 8 juin 2026 pour viol et agressions sexuelles sur mineures de 3, 6 et 7 ans.
- Mis en examen : l’animateur du centre périscolaire, trentenaire, a été suspendu dès les premiers signalements en avril.
- Réunion publique : tenue le 16 juin à Charly, les parents expriment stress et colère face aux révélations.
- Cellule d’écoute : mise en place par la mairie ; une réunion avec l’association L’Enfant Bleu est prévue.
Ce que l’on sait des faits
Entre le 17 avril et le 8 juin 2026, trois plaintes pour viol et agressions sexuelles ont été déposées contre un animateur du centre périscolaire de Charly (Rhône). Les victimes présumées sont trois fillettes âgées de 3, 6 et 7 ans au moment des faits, selon Le Progrès. Les faits se seraient déroulés dans les toilettes réservées aux personnes handicapées de l’établissement, rapportent BFMTV et 20 Minutes.
L’animateur, un fonctionnaire trentenaire sans antécédents judiciaires selon son avocat, a été immédiatement suspendu par la mairie dès les premiers signalements en avril, par principe de précaution. Le parquet de Lyon a ouvert une information judiciaire pour viol sur mineur par personne ayant autorité et agressions sexuelles. Mis en examen le 11 juin 2026, il a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de contact avec des mineurs, comme l’a confirmé le parquet à nos confrères du Progrès.
Selon plusieurs sources médiatiques, l’animateur proposait également ses services de baby-sitting sur des plateformes en ligne. Il conteste les faits qui lui sont reprochés.
Le club de presse local a réagi sur X :
La réunion publique du 16 juin : stress et colère des parents
Le mardi 16 juin 2026, l’espace Dubernard de Charly a accueilli une réunion publique organisée par la mairie en présence des parents d’élèves. Selon Le Progrès, l’atmosphère était « lourde » et les parents ont exprimé un mélange de stress, de colère et d’inquiétude. Plusieurs ont rapporté des changements de comportement chez leurs enfants : rougeurs génitales, agressivité, troubles du sommeil.
« On ne sait pas si nos enfants sont concernés ou pas, et ça nous ronge », témoigne une mère sous couvert d’anonymat, citée par le quotidien régional. Un père ajoute : « On nous dit qu’il y a trois plaintes, mais combien d’enfants ont pu être approchés ? On veut des réponses. »
L’avocat des familles, Me Jean Sannier, a exprimé sa colère que le mis en examen n’ait pas été déféré, évoquant notamment l’affaire Lyhanna, qui a donné lieu à une marche blanche à Fleurance le 14 juin. « On laisse un présumé agresseur sexuel en liberté surveillée, dans une commune de 4 500 habitants où tout le monde se connaît », a-t-il dénoncé, rapporté par BFMTV.
Les mesures mises en place par la mairie
La municipalité de Charly a annoncé plusieurs dispositions après la révélation des faits. Une cellule d’écoute psychologique a été mise en place pour les familles et le personnel. Une réunion supplémentaire est programmée avec l’association L’Enfant Bleu, spécialisée dans l’accompagnement des victimes de violences. Les gendarmes ont également recueilli de nouveaux témoignages depuis l’ouverture de l’enquête, selon France 3 Auvergne-Rhône-Alpes.
Le maire, interrogé par nos confrères, a assuré que la commune « coopère pleinement avec la justice » et que « l’animateur a été suspendu dès qu’une alerte a été remontée ». Il a également annoncé un renforcement des protocoles de surveillance dans le cadre périscolaire.
Contexte dans le Rhône
Charly, commune de 4 500 habitants située au sud de Lyon, dans le Rhône, est une zone résidentielle paisible, sans historique de faits similaires. L’affaire relance le débat sur le contrôle des personnels intervenant auprès des mineurs. Selon les données de la préfecture du Rhône, le département compte environ 1 500 animateurs périscolaires employés par les collectivités. Des contrôles d’honorabilité sont obligatoires, mais leur mise en œuvre est régulièrement questionnée par les associations de protection de l’enfance. Le parquet de Lyon a indiqué n’avoir « aucun antécédent » concernant le mis en cause.
Prochaine étape : l’enquête judiciaire
L’information judiciaire se poursuit sous l’autorité d’un juge d’instruction de Lyon. Le mis en examen reste sous contrôle judiciaire strict. Aucune date d’audience n’a été communiquée. La mairie de Charly a promis de nouvelles réunions avec les parents dès que des éléments supplémentaires seront disponibles. En attendant, la cellule d’écoute reste ouverte tous les jours de la semaine.
Pour en savoir plus sur cette affaire, retrouvez notre précédent article : Charly : un animateur de centre de loisirs visé par trois plaintes pour viols sur mineures.
Sources
- Le Progrès : Trois plaintes pour viol et agressions sexuelles au centre de loisirs de Charly : des parents d'élève en stress et en colère
- BFMTV : Trois plaintes pour viols et agressions sexuelles déposées contre un animateur périscolaire près de Lyon
- 20 Minutes : Lyon: Plaintes pour viols et agressions sexuelles dans un centre périscolaire
- France 3 Auvergne-Rhône-Alpes : Lyon : un animateur d'un centre de loisirs visé par une troisième plainte pour viols

