Chartres : les parasols à 10 000 € déjà hors service après les orages

Installés en mai 2025 pour remplacer dix arbres abattus, les parasols du parvis de la cathédrale n'ont pas résisté aux orages de juin 2026

Chartres : les parasols à 10 000 € déjà hors service après les orages
Illustration Chloé Martin / info.fr

Sur le parvis de la cathédrale de Chartres, 32 parasols métalliques installés pour 300 000 € en 2025 ont été endommagés par les orages du 27 juin 2026. Le nouveau maire Ladislas Vergne veut replanter des arbres.

L’essentiel

  • 32 parasols métalliques installés en mai 2025 sur le parvis de la cathédrale de Chartres, pour un coût total de 300 000 €, soit environ 9 375 € l’unité.
  • 10 robiniers quarantenaires abattus de nuit en octobre 2024 pour laisser place à ces structures.
  • Dans la nuit du 27 au 28 juin 2026, de violents orages ont endommagé et mis hors service plusieurs de ces parasols.
  • Plus de 13 000 signatures recueillies en 2025 par une pétition demandant le retour des arbres.
  • Ladislas Vergne, élu maire en mars 2026, a annoncé vouloir replanter des arbres et ouvrir une concertation sur l’avenir des structures restantes.

Des arbres abattus, des parasols installés

L’histoire commence en octobre 2024. La mairie de Chartres, alors dirigée par Jean-Pierre Gorges, fait abattre de nuit dix robiniers quarantenaires plantés sur le parvis de la cathédrale. L’opération suscite l’indignation de riverains et d’associations écologistes, selon Wikipedia.

Sept mois plus tard, en mai 2025, la municipalité installe à la place 32 parasols métalliques géants, pour un coût total de 300 000 €, soit environ 9 375 € l’unité, rapporte GoodPlanet.info. Le choix est justifié par la présence de vestiges romains souterrains sous le parvis, qui rendrait la replantation d’arbres impossible sans travaux lourds, selon La Relève et La Peste.

Cette explication ne convainc pas tout le monde. L’élu d’opposition écologiste Jean-François Bridet qualifie alors ce choix de contre-sens écologique, à l’heure du réchauffement climatique. Une pétition réclamant le retour des arbres et l’arrêt de la bétonisation du parvis rassemble plus de 13 000 signatures dans la foulée, selon MyPetition.

Un revers climatique un an après

Un an après leur installation, les parasols n’ont pas tenu. Dans la nuit du 27 au 28 juin 2026, de violents orages s’abattent sur Chartres et endommagent lourdement plusieurs des structures, qui se retrouvent hors service, selon France 3 Centre-Val de Loire.

Le journaliste Milleniumor8 a réagi sur X en résumant le paradoxe : des parasols à 10 000 € l’unité censés remplacer des arbres, et déjà partiellement inutilisables.

Contrairement à des arbres, dont l’ombrage et la résistance aux intempéries ne se discutent pas après quarante ans d’implantation, les parasols métalliques et leurs structures en béton se sont révélés vulnérables au premier épisode orageux sérieux qu’ils ont traversé.

La mairie change de cap

Le contexte politique a changé entre-temps. En mars 2026, Ladislas Vergne remporte l’élection municipale face à Jean-Pierre Gorges, ancien maire après 25 ans, selon Wikipedia. Le dossier des parasols du parvis devient l’un des symboles de la rupture affichée par la nouvelle équipe.

Selon les informations d’info.fr, la nouvelle municipalité a annoncé vouloir replanter des arbres sur le parvis et lancer une concertation sur l’avenir des structures restantes, qu’elles soient endommagées ou encore en état. Aucun calendrier précis ni budget pour cette replantation n’a pour l’instant été communiqué.

Contexte dans l’Eure-et-Loir

Chartres est la préfecture de l’Eure-et-Loir et concentre l’essentiel des enjeux d’aménagement urbain du département. Le parvis de sa cathédrale, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, constitue l’un des espaces publics les plus fréquentés et les plus scrutés de la ville, ce qui explique la visibilité prise par ce dossier bien au-delà du département. Le changement de majorité municipale en mars 2026, après vingt-cinq ans de mandat de Jean-Pierre Gorges, a placé plusieurs choix d’aménagement de l’ancienne équipe sous un examen politique renouvelé, dont celui du parvis fait désormais partie.

Une contestation qui ne date pas d’hier

La controverse autour du parvis n’est pas née avec les orages de juin 2026. Dès l’abattage des robiniers en octobre 2024, puis lors de l’installation des parasols en mai 2025, des riverains et des associations ont dénoncé le coût de l’opération et son impact paysager. La pétition rassemblée en 2025 avait déjà dépassé les 13 000 signatures avant même que les structures ne montrent leurs premières fragilités.

La concertation annoncée par la nouvelle municipalité doit désormais déterminer ce qu’il advient des parasols encore en état, et selon quel calendrier des arbres pourraient revenir sur l’esplanade.

Chloé
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Sources

Chloé Martin

Chloé Martin

Chloé est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Eure-et-Loir (28), avec Chartres pour chef-lieu. Spécialité du département : cathédrale de Chartres UNESCO et grenier cerealier de France. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Centre-Val de Loire.

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