Châtillon mise sur le solaire communautaire pour sa transition écologique
La commune des Hauts-de-Seine structure ses engagements en énergies renouvelables après la réélection de sa maire au premier tour.
À Châtillon (92), la municipalité accélère sur les énergies renouvelables. Portée par une équipe municipale dédiée et plusieurs projets d'aménagement en cours, la ville affiche une ambition solaire concrète pour 2026.
La réélection de Nadège Azzaz à la mairie de Châtillon, le 29 mars 2026, avec 61,59 % des voix au premier tour, a confirmé une ligne politique claire : faire de la transition écologique un axe structurant du mandat. Selon le bulletin municipal Châtillon Infos d’avril 2026, deux élus de la majorité sont spécifiquement chargés du dossier énergétique.
Benjamin Lelasseux occupe le poste de conseiller municipal délégué aux énergies renouvelables. Martin Lainée, lui, est délégué à la transition écologique et au budget vert. Dans l’opposition, Patrick Widloecher suit également le sujet, en tant que délégué à l’éthique, la transparence et aux énergies renouvelables, selon la même source municipale.
Des étudiants sur le terrain
Un projet concret est déjà en cours. Des étudiants de l’ESILV ont mené, dans le cadre de leur Projet d’Innovation Industrielle (PI²5) pour l’année 2025-2026, une étude énergétique complète d’un complexe scolaire châtillonnais. L’objectif : explorer les possibilités de rénovation pour intégrer des solutions d’énergies renouvelables. Les résultats ont été présentés et sont accessibles via la chaîne YouTube du programme.
Dans les Hauts-de-Seine, ce type d’initiative s’inscrit dans un mouvement plus large. La plateforme Mon Parc Solaire recense les toitures et terrains valorisables pour la production photovoltaïque à l’échelle départementale, y compris sur le territoire de Châtillon.
Deux quartiers en transformation
L’aménagement du vecteur sud a reçu un avis délibéré favorable de la MRAe Île-de-France le 12 mars 2025. Ce projet mixte, dont la réalisation est attendue entre 2026 et 2028, intègre des éléments de développement durable, selon l’autorité environnementale.
Le programme des Arues, lui, vise la création d’un quartier résidentiel durable à horizon 2026. La brochure de présentation évoque des espaces publics apaisés et des initiatives potentielles en énergies renouvelables, sans détailler à ce stade les dispositifs retenus.
Le programme électoral de 2020 de Nadège Azzaz mentionnait déjà le cadre de vie et les initiatives durables comme priorités. Six ans plus tard, les projets passent de la promesse à la mise en œuvre - même si le calendrier précis et les budgets alloués aux équipements solaires n’ont pas encore été communiqués par la mairie.