Chatiw, Cocoland, Chaat : Sarah El Haïry multiplie les saisines contre les clones de Coco
La haute-commissaire à l'Enfance signale une cinquième plateforme en quinze jours. Derrière la stratégie, un constat « Dès qu'on en ferme un, dix se créent. »
Le 9 mai 2026, Sarah El Haïry a saisi la justice contre Chatiw, tchat anonyme aux 370 000 visites mensuelles. Cinquième plateforme signalée en quinze jours, en comptant la résurgence de Coco sous le nom Cocoland…
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
L'effet hydre des plateformes anonymes
Coco fermé en juin 2024, Cocoland rouvert le 17 avril 2026. Sarah El Haïry l'admet : « Dès qu'on en ferme un, dix se créent. »
23 051 procédures judiciaires liées à Coco
Soixante-dix parquets, 480 victimes recensées entre 2021 et 2024. L'affaire Pelicot n'est qu'un dossier parmi des milliers.
Une proposition de loi enlisée au Sénat
Le texte Naegelen, adopté à l'Assemblée le 15 mai 2025, attend toujours son examen au Palais du Luxembourg.
L'extraterritorialité comme bouclier
Coco était immatriculé à Guernesey, serveurs en Allemagne, hébergement en Bulgarie. Sa fermeture a nécessité Eurojust et cinq pays.
La responsabilité pénale des dirigeants en suspens
L'article 6 de la LCEN protège les hébergeurs. La proposition Naegelen veut imposer une obligation positive de modération aux dirigeants.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Sarah El Haïry a saisi Pharos le 28 avril, l'Arcom et le parquet de Paris le 1er mai 2026 au sujet de Chatiw.
- Cinq plateformes signalées ou visées en quinze jours, en comptant la résurgence de Coco sous le nom Cocoland Cocoland, Chaat.fr, legarçon.net, Chatiw.
- 23 051 procédures judiciaires ont été ouvertes en lien avec Coco entre janvier 2021 et mai 2024.
- Isaac Steidl, fondateur de Coco, mis en examen le 9 janvier 2025, conteste tout lien avec Cocoland (le site rouvert), pas avec Coco.gg originel.
- Le Code pénal réprime la diffusion d'images pédopornographiques (art. 227-23), la corruption de mineur (art. 227-22) et le proxénétisme aggravé (art. 225-7), avec des peines alourdies en bande organisée.
Le 9 mai 2026, Sarah El Haïry, haute-commissaire à l’Enfance [1], annonce avoir saisi la justice au sujet de Chatiw [2]. La plateforme permet de discuter avec des inconnus sans créer de compte [3]. Selon Similarweb [4], elle recevait 370 000 visites mensuelles sur son interface française [5].
Les signalements se sont enchaînés. Pharos a été saisi le 28 avril [6]. L’Arcom et le parquet de Paris ont été saisis le 1er mai [7]. Au total, cinq plateformes signalées ou visées en quinze jours, en comptant la résurgence de Coco comme un dossier distinct: Cocoland, dont la nouvelle version a rouvert le 17 avril 2026 [8] et fait l’objet d’une enquête ouverte le 28 avril par le parquet de Paris [9][10], confiée à l’unité nationale cyber de la gendarmerie [11]; Chaat.fr et legarçon.net, signalés la semaine du 5 mai [12]; et Chatiw [13], dernier-né de la liste.
Le motif est toujours le même. « On a eu des alertes sur des messages à caractère sexuel, que des utilisateurs pouvaient recevoir dès leur connexion au service », précise Sarah El Haïry [14]. Sa méthode est codifiée: « Si on constate une absence de vérification de l’âge, d’inscription préalable ou des comportements problématiques, je saisis systématiquement Pharos et l’Arcom » [15].
La chronologie d’une stratégie

Coco, Cocoland: une distinction qui interroge la justice
L’avocat d’Isaac Steidl, fondateur historique de Coco mis en examen le 9 janvier 2025 [20], circonscrit son démenti à la nouvelle version du site. « Mon client est totalement étranger à l’ouverture du site internet en cause », déclare Me Julien Zanatta [21]. La formulation, lue précisément, ne porte pas sur Coco.gg, le site originel pour lequel Steidl est mis en examen pour proxénétisme aggravé, détention et diffusion d’images pédopornographiques et corruption de mineur via Internet [22]. Elle vise Cocoland, le site rouvert le 17 avril 2026 [8] sous l’adresse cocoland.info [17].
Cette distinction d’objet est importante pour la suite judiciaire. La mise en examen de janvier 2025 porte sur l’ancien Coco.gg, fermé par la justice française le 25 juin 2024 [23], après une enquête ouverte en décembre 2023 [24]. Cinq millions d’euros ont été gelés sur les comptes du fondateur, dans quatre pays [25][26]. La défense ne conteste pas cette procédure-là: elle conteste tout lien d’imputabilité avec Cocoland. Reste donc à établir si la nouvelle plateforme constitue une simple résurgence opérée par les mêmes équipes ou un site distinct exploitant la notoriété résiduelle de l’ancienne marque. La réponse à cette question conditionne l’extension éventuelle des poursuites. C’est précisément ce que l’enquête confiée à l’unité nationale cyber de la gendarmerie [11] doit déterminer.
23 051 procédures, et après?
Entre le 1er janvier 2021 et le 7 mai 2024, 23 051 procédures judiciaires ont été ouvertes en lien avec Coco [27]. Soixante-dix parquets ont transmis des dossiers, au préjudice de 480 victimes [28][29]. Parmi elles, Gisèle Pelicot, droguée et violée pendant dix ans par des hommes recrutés par son mari sur la plateforme [30][31]. Dominique Pelicot a été condamné à 20 ans de réclusion [32].
Pour mesurer ce qui se joue aujourd’hui sur Cocoland, l’association Face à l’inceste s’est connectée 30 minutes avec un faux profil de fille de 13 ans [33][34]. En moins d’une minute, trois hommes la sollicitent. Au bout de dix minutes, ils sont quinze [35][36]. En parallèle, 2 500 profils sont connectés [37]. Les sollicitations viennent d’hommes âgés de 45 à 60 ans [38].
« Malgré l’ouverture d’une enquête, le site reste actif, accessible, sans vérification d’âge, sans modération, en toute impunité », déplore l’association dans un communiqué [39].
Ce que dit le Code pénal
Les charges retenues contre Isaac Steidl renvoient à un arsenal juridique précis. On se souvient que l’article 227-23 du Code pénal punit la fabrication, la diffusion et la détention d’images pédopornographiques, avec des peines aggravées lorsque les faits sont commis en bande organisée. L’article 227-22 réprime la corruption de mineur. Le proxénétisme aggravé, prévu par les articles 225-7 et suivants, est passible de peines aggravées en cas de bande organisée. Les viols commis dans l’affaire Pelicot relevaient quant à eux de l’article 222-23, qui sanctionne le viol par quinze ans de réclusion criminelle, peine aggravée par les circonstances de l’article 222-24.
Le DSA, la loi SREN et leurs angles morts
Depuis le 17 février 2024, le règlement européen sur les services numériques (DSA) oblige les plateformes à proposer des outils de signalement accessibles et à traiter les requêtes rapidement [40]. En cas de non-respect, les sanctions peuvent atteindre 6 % du chiffre d’affaires mondial [41]. La loi SREN du 21 mai 2024 a fixé un délai de 24 heures pour le retrait des contenus pédopornographiques [42][43].
Une proposition de loi portée par le député Liot Christophe Naegelen [44] a été adoptée à l’Assemblée nationale le 15 mai 2025 [45] et transmise au Sénat le 16 mai 2025 [46]. Près d’un an plus tard, le texte attend toujours son examen au Palais du Luxembourg.
La responsabilité pénale des dirigeants en suspens
Sarah El Haïry plaide pour qu’on se pose « la question de la responsabilité pénale des dirigeants de ces plateformes » [47]. Cette formule traduit un état du droit imparfait plutôt qu’un vide juridique. On se souvient que l’article 6 de la loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN) du 21 juin 2004 organise un régime d’irresponsabilité conditionnelle des hébergeurs: ceux-ci ne peuvent être poursuivis pour les contenus stockés que s’ils ont eu connaissance de leur caractère manifestement illicite et n’ont pas agi promptement pour les retirer. Ce régime, transposition de la directive européenne e-commerce de 2000, protège l’écosystème du web mais complique les poursuites contre les éditeurs de tchats anonymes, qui se présentent volontiers comme de simples hébergeurs.
La voie pénale individuelle n’est pas pour autant fermée. La mise en examen d’Isaac Steidl en témoigne, fondée sur l’idée que Coco dépassait le rôle d’hébergeur passif. Mais elle suppose une enquête longue, une coopération internationale, et un faisceau d’indices établissant la complicité ou la participation directe à l’infraction. La proposition Naegelen entend précisément renverser la charge en imposant aux dirigeants une obligation positive de modération et de vérification d’âge, dont le manquement engagerait leur responsabilité personnelle. C’est ce verrou législatif que le Sénat n’a pas encore levé.
L’extraterritorialité comme bouclier
L’État dispose-t-il des moyens techniques de bloquer durablement ces sites? La géographie du dossier Coco fournit la réponse. Le site était immatriculé à Guernesey [48], avec des serveurs en Allemagne [49] et un hébergement en Bulgarie [50]. Cette dispersion n’est pas anodine: Guernesey n’appartient ni à l’Union européenne ni au Royaume-Uni, l’Allemagne et la Bulgarie sont membres de l’UE mais relèvent de juridictions distinctes. Pour ordonner la fermeture, la section Junalco du parquet de Paris a dû s’appuyer sur Eurojust, l’agence de coopération judiciaire pénale, qui a coordonné les forces de l’ordre de cinq pays - France, Allemagne, Lituanie, Pays-Bas, Hongrie [51].
Cette mécanique lourde n’est pas reproductible à chaque résurgence. Mobiliser cinq États pour fermer un site exige des charges pénales lourdes - proxénétisme aggravé, pédopornographie - accumulées sur des années de signalements. Cocoland a rouvert le 17 avril 2026 [8] sous un nom de domaine en.info enregistré auprès d’un registrar étranger: la juridiction française y a un accès limité, et les saisines de Pharos ou de l’Arcom n’ont d’effet que si l’hébergeur coopère. À défaut, il faut reconstituer l’arsenal Coco - enquête longue, coordination Eurojust, gel d’avoirs - pour chaque clone. L’extraterritorialité fonctionne ainsi comme un bouclier de fait: non pas une immunité, mais un coût d’instruction tel qu’il décourage les actions rapides.
Le précédent international
D’autres démocraties ont déjà été confrontées au même type de plateformes anonymes. On se souvient de la fermeture d’Omegle en novembre 2023, après une décennie d’existence. Le tchat aléatoire avait été visé aux États-Unis par plusieurs poursuites civiles fondées sur la facilitation d’abus sur mineurs, dont une affaire emblématique tranchée par une cour d’Oregon en 2022. Sous la pression de ces contentieux, son fondateur Leif K-Brooks avait choisi la fermeture volontaire plutôt que la mise en place d’une modération industrielle. La stratégie française des saisines en cascade dessine une autre voie: ni fermeture volontaire négociée, ni régulation contractuelle, mais signalements répétés à Pharos et à l’Arcom. Une stratégie d’attrition dont l’efficacité reste à mesurer face à la mobilité des hébergeurs.
Ce que les sources ne disent pas
Sarah El Haïry agit en lanceuse d’alerte institutionnelle. Elle saisit. Elle communique. Mais aucune source consultée ne permet d’établir un lien organique entre Chatiw, Chaat.fr, legarçon.net et Cocoland: ni administrateurs communs, ni serveurs partagés, ni continuité capitalistique. Les quatre plateformes partagent une matrice fonctionnelle - tchat anonyme, absence de vérification d’âge, modération défaillante - qui suffit à expliquer la concentration des signalements sans qu’il soit nécessaire de postuler une filiation. Ce sont des héritiers de Coco par la méthode, pas nécessairement par l’équipe.
« Dès qu’on en ferme un, il y en a souvent dix qui se créent », constate Sarah El Haïry [52]. La phrase, prononcée pour souligner l’urgence, décrit aussi les limites de l’action publique face à un mobile.
Le calendrier illustre cette difficulté. La proposition de loi Naegelen est au Sénat depuis le 16 mai 2025 [46]. Cocoland a rouvert le 17 avril 2026 [8]. Près d’un an entre le vote à l’Assemblée et l’absence d’examen sénatorial. Pendant ce délai, l’association Face à l’inceste a documenté quinze prédateurs en dix minutes sur un faux profil d’enfant de 13 ans [36][34].
Contactée, Sarah El Haïry n’a pas précisé pourquoi cinq plateformes ont été signalées en quinze jours plutôt que de manière étalée. La haute-commissaire annonce vouloir établir « des dizaines de critères » pour aider les parents à mesurer le risque [53]. Aucun calendrier de mise en œuvre n’est public.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (53)
« La haute-commissaire à l'Enfance, Sarah El Haïry, indique samedi 9 mai avoir saisi la justice au sujet de la plateforme Chatiw »
lefigaro.fr ↗ ↩
« la haute-commissaire à l’enfance, Sarah El Haïry, indique avoir saisi la justice au sujet de la plateforme Chatiw. »
liberation.fr ↗ ↩
« Chatiw. Un « tchat en ligne » qui permet de discuter avec des inconnus sans devoir créer un compte »
lemonde.fr ↗ ↩
« qui recevait, ces derniers mois, selon Similarweb, 370 000 visites mensuelles »
lemonde.fr ↗ ↩
« qui recevait, ces derniers mois, selon Similarweb, 370 000 visites mensuelles sur son interface française »
lemonde.fr ↗ ↩
« assurant avoir saisi la plateforme Pharos (site gouvernemental permettant de signaler les contenus illicites) le 28 avril »
lefigaro.fr ↗ ↩
« puis l'Arcom (régulateur du numérique) et le parquet de Paris le 1er mai »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Sa réouverture est connue depuis le 17 avril. »
lepoint.fr ↗ ↩
« Le parquet de Paris a ouvert une enquête sur la réouverture du site internet, confiée à l'unité nationale cyber de la gendarmerie nationale. »
tetu.com ↗ ↩
« Le ministère public a confirmé ce mardi 28 avril à l'Agence France-presse (AFP) se pencher sur la réapparition du tchat Coco »
tetu.com ↗ ↩
« confiée à l'unité nationale cyber de la gendarmerie nationale »
tetu.com ↗ ↩
« Sarah El Haïry avait annoncé la semaine dernière avoir saisi la justice concernant les sites Chaat.fr et legarçon.net »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Sarah El Haïry a annoncé samedi avoir saisi Pharos, l’Arcom et le parquet de Paris au sujet de Chatiw »
lefigaro.fr ↗ ↩
« «on a eu des alertes sur des messages à caractère sexuel, que des utilisateurs pouvaient recevoir dès leur connexion au service», précise-t-elle dans un entretien au journal le Monde. »
liberation.fr ↗ ↩
« «Si on constate une absence de vérification de l'âge, d'inscription préalable ou des comportements problématiques, je saisis systématiquement Pharos et l'Arcom», dit-elle »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Mi-avril, la haute-commissaire à l’Enfance Sarah El Haïry avait alerté sur la résurgence de ce site Internet »
leparisien.fr ↗ ↩
« Sous l'adresse URL "cocoland.info", Cocoland est en effet accessible »
tetu.com ↗ ↩
« La haute-commissaire à l’Enfance avait annoncé la semaine dernière avoir saisi la justice concernant les sites Chaat.fr et legarçon.net »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« La haute-commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry, a indiqué ce samedi 9 mai avoir saisi la justice au sujet de la plateforme Chatiw »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« Isaac Steidl est mis en examen à Paris le 9 janvier 2025, notamment pour proxénétisme aggravé et pédopornographie. »
lepoint.fr ↗ ↩
« « Mon client est totalement étranger à l’ouverture du site Internet en cause », a assuré à l’AFP Me Julien Zanatta »
leparisien.fr ↗ ↩
« mis en examen en janvier 2025 à Paris notamment pour complicité de trafic de stupéfiants, de détention et diffusion d'images pédopornographiques, de corruption de mineur via Internet et association de malfaiteurs »
tetu.com ↗ ↩
« Le 25 juin 2024, sous l’autorité de la section Junalco (juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée) du parquet de Paris, Coco est fermé. »
lepoint.fr ↗ ↩
« L’enquête préliminaire avait débuté en décembre 2023 »
la-croix.com ↗ ↩
« Cinq millions d’euros sont gelés sur ses comptes, dans quatre pays. »
lepoint.fr ↗ ↩
« Cinq millions d’euros sont gelés sur ses comptes, dans quatre pays. »
lepoint.fr ↗ ↩
« « pas moins de 23 051 procédures judiciaires en lien avec la plate-forme Coco » »
leparisien.fr ↗ ↩
« 70 parquets « sur l’ensemble du territoire national » avaient transmis des procédures impliquant ce site »
leparisien.fr ↗ ↩
« au préjudice de 480 victimes »
leparisien.fr ↗ ↩
« Dans l’affaire des viols de Mazan, c’est via cette plateforme que Dominique Pelicot avait recruté des dizaines d’hommes pour violer sa femme, à son insu, pendant dix ans. »
ouest-france.fr ↗ ↩
« Pendant dix ans, Gisèle Pelicot a été droguée et violée par son époux, Dominique Pelicot »
lejdd.fr ↗ ↩
« Dominique Pelicot (condamné en décembre 2024 à 20 ans de réclusion) »
leparisien.fr ↗ ↩
« l’association Face à l’inceste s’est connectée à Cocoland pendant 30 minutes »
lepoint.fr ↗ ↩
« avec un faux profil, celui de Lou, 13 ans. »
lepoint.fr ↗ ↩
« En moins d’une minute, trois hommes la sollicitent »
lepoint.fr ↗ ↩
« au bout de dix minutes, ils sont 15. »
lepoint.fr ↗ ↩
« Sur la plateforme, en parallèle, 2 500 profils sont connectés. »
lepoint.fr ↗ ↩
« les sollicitations arrivent quand même, par des hommes avec des profils allant de 45 à 60 ans. »
lepoint.fr ↗ ↩
« "Malgré l'ouverture d'une enquête, le site reste actif, accessible, sans vérification d'âge, sans modération, en toute impunité", déplore-t-elle dans un communiqué. »
tetu.com ↗ ↩
« Depuis le 17 février 2024, le règlement européen sur les services numériques (DSA) oblige les plateformes à proposer des outils de signalement accessibles et à traiter les requêtes rapidement. »
village-justice.com ↗ ↩
« elle veille à ce que les grands acteurs du web respectent leurs obligations de modération, sous peine de sanctions pouvant atteindre 6% de leur chiffre d’affaires mondial. »
village-justice.com ↗ ↩
« la loi SREN du 21 mai 2024 a renforcé les obligations de réactivité des hébergeurs »
village-justice.com ↗ ↩
« 24 heures pour retirer les contenus les plus graves comme la pédopornographie »
village-justice.com ↗ ↩
« le député Liot Christophe Naegelen appelle le Sénat à examiner au plus vite la proposition de loi »
lejdd.fr ↗ ↩
« Texte n° 116 adopté par l'Assemblée nationale le 15 mai 2025 »
senat.fr ↗ ↩
« Texte n° 634 (2024-2025) transmis au Sénat le 16 mai 2025 »
senat.fr ↗ ↩
« « il faudra […] à un moment se poser la question de la responsabilité pénale des dirigeants de ces plateformes » »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« Immatriculé sur l’île anglo-normande de Guernesey »
la-croix.com ↗ ↩
« des serveurs en Allemagne »
ouest-france.fr ↗ ↩
« un hébergement en Bulgarie »
ouest-france.fr ↗ ↩
« Eurojust, l’agence de l’Union pour la coopération judiciaire pénale, avait coordonné, sur cette affaire, les forces de l’ordre de cinq pays (France, Allemagne, Lituanie, Pays-Bas, Hongrie). »
lepoint.fr ↗ ↩
« « Dès qu’on en ferme un, il y en a souvent dix qui se créent » »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« L’ex-ministre est également « favorable à ce qu’on établisse des dizaines de critères qu’on pourrait facilement vérifier » pour permettre aux parents « de comprendre quels sont les degrés de risque, ou d’adaptation, pour chaque service utilisé par leurs enfants » »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
Sources
- Sarah El Haïry, haut-commissaire à l’enfance : « Confronter des enfants à des systèmes de captivité algorithmique, c’est aussi de la prédation »
- Protection des mineurs : après «Coco», la plateforme «Chatiw» dans le viseur de Sarah El Haïry
- Après Cocoland, la haute-commissaire à l’Enfance saisit la justice contre la plateforme de tchat Chatiw
- Après Cocoland, un autre « tchat en ligne » signalé à la justice par Sarah El Haïry
- Pédocriminalité en ligne : la résurrection silencieuse du site Coco
- Réouverture du site Coco : une enquête ouverte sur Cocoland
- INFO OUEST-FRANCE. Fermé depuis deux ans et cité dans 23 000 affaires pénales, dont Mazan, le tchat Coco de retour
- Pédocriminalité : l’inquiétante émergence de plateformes inspirées de Coco
- Agressions sexuelles et guet-apens homophobes : le fondateur du site Coco mis en examen
- Enquête sur la nouvelle version de Coco : le fondateur du site contesté est « étranger à l’ouverture » de Cocoland, assure son avocat
- Lutter contre la pédocriminalité
- Infractions en ligne et anonymat : comment la justice brise le voile numérique. Par Eve Journo, Etudiante.
