Chenôve : la façade d’une école incendiée, des CRS déployés
La façade de l'école maternelle Bourdenière a été incendiée dans la nuit de dimanche à lundi, quelques heures après un autre départ de feu sur un chantier voisin.
À Chenôve, la façade de l'école maternelle Bourdenière a été incendiée volontairement lundi 6 juillet vers 5h45. Le chantier de la future bibliothèque François-Mitterrand a lui aussi été visé la même nuit. La préfecture de Côte-d'Or a envoyé des CRS en renfort.
L’essentiel
- Fait 1 : La façade de l’école maternelle Bourdenière, rue Raymond Bougeot à Chenôve, a été incendiée volontairement lundi 6 juillet 2026 vers 5h45.
- Fait 2 : La même nuit, le chantier de la future bibliothèque François-Mitterrand a également été visé par un départ de feu.
- Fait 3 : La préfecture de Côte-d’Or a déployé des renforts de CRS dès lundi soir.
- Fait 4 : Un couvre-feu pour les mineurs de moins de 16 ans non accompagnés est en vigueur à Chenôve depuis le 19 juin 2026.
- Fait 5 : Une dizaine de véhicules avaient déjà été endommagés ou entièrement détruits par les flammes dans la nuit du 2 au 3 juillet à Chenôve.
Un départ de feu tôt lundi matin
La façade arrière de l’école maternelle Bourdenière, rue Raymond Bougeot à Chenôve, a été endommagée par un incendie volontaire lundi 6 juillet 2026 vers 5h45, selon les informations de Seven Radio. L’établissement accueille habituellement plus d’une centaine d’élèves répartis sur six classes. Aucune victime n’a été signalée, l’incendie s’étant déclaré avant l’ouverture de l’école.
Les pompiers sont intervenus pour maîtriser les flammes. L’ampleur exacte des dégâts sur la structure du bâtiment n’a pas été détaillée à ce stade.
Le chantier de la future bibliothèque également touché
Selon Dijon Actualités, cet incendie n’a pas été isolé. Au cours de la même nuit, le chantier de la future bibliothèque François-Mitterrand, actuellement en travaux à Chenôve, a lui aussi été visé par un départ de feu. Les deux faits ont été rapprochés par les autorités locales, qui évoquent deux équipements publics touchés en quelques heures.
« Un seuil supplémentaire franchi », selon le maire
Le maire de Chenôve, Thierry Falconnet, a réagi publiquement en dénonçant ces dégradations, rapporte Dijon Actualités. Il évoque le franchissement d’un « seuil supplémentaire » dans les violences visant les équipements publics de la commune. L’élu a également pointé le coût financier de ces destructions pour les contribuables locaux.
Face à la situation, la préfecture de Côte-d’Or a décidé de déployer des renforts de CRS à Chenôve dès lundi soir, afin de restaurer l’ordre dans la commune.
Une enquête ouverte par le parquet de Dijon
Le parquet de Dijon a ouvert une enquête pénale pour identifier les auteurs de ces dégradations par incendie, précise Dijon Actualités. Aucune interpellation n’a été annoncée à ce stade. Les investigations devront déterminer si les deux départs de feu, à l’école et sur le chantier de la bibliothèque, sont liés.
La justice a déjà eu à traiter des affaires comparables ailleurs en France : dans les Alpes-de-Haute-Provence, une tentative d’incendie avait valu deux ans de prison ferme à son auteur.
Contexte dans la Côte-d’Or
Chenôve est une commune de l’agglomération dijonnaise, en Côte-d’Or. Elle fait partie des villes du département régulièrement associées, dans la presse locale, aux politiques de sécurité urbaine et de rénovation des quartiers. La commune avait déjà connu des tensions dans les semaines précédant cet incendie : six véhicules avaient été incendiés dans la nuit du 2 au 3 juillet 2026, selon Dijon Actualités. Ces épisodes successifs interviennent alors qu’un couvre-feu pour les mineurs de moins de 16 ans non accompagnés est en vigueur dans la commune depuis le 19 juin 2026.
Un couvre-feu en place depuis trois semaines
Instauré le 19 juin, ce couvre-feu visait justement à limiter les troubles nocturnes impliquant des mineurs. Les incendies de la nuit du 5 au 6 juillet montrent que la mesure n’a pas suffi à empêcher de nouvelles dégradations, moins de trois semaines après son entrée en vigueur.
L’enquête du parquet de Dijon doit désormais établir les circonstances précises de ces deux incendies et déterminer si des suites judiciaires seront engagées.