France-Angleterre (4-6) : Les larmes d’Olise et la fin de l’ère Deschamps
Dans le vestiaire de la petite finale perdue 6-4, la France de Deschamps s'est défaite autant sur le terrain que dans les coulisses
18 juillet 2026. Battus 6-4 par l'Angleterre en petite finale du Mondial, les Bleus quittent la compétition sur un vestiaire en crise. Michael Olise pleure malgré ses 7 passes décisives record.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Fin d'une ère Deschamps
Après quatorze ans à la tête des Bleus et 290 matchs, Didier Deschamps quitte la sélection sur une défaite 6-4 en petite finale et un vestiaire en crise.
Choix de sélection contestables
Titulariser Cherki sur le dernier match alors que la relation était déjà fragile interroge la gestion humaine de Deschamps dans ses dernières heures au poste.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Michael Olise fond en larmes dans le vestiaire après la défaite 6-4 contre l'Angleterre, se reprochant deux occasions ratées malgré ses 7 passes décisives record
- Rayan Cherki répond sèchement à Deschamps pendant la pause fraîcheur avant d'être sorti à la mi-temps avec un 2/10 de L'Équipe
- Ce match du 18 juillet 2026 était le 290e et dernier de Didier Deschamps après quatorze ans à la tête des Bleus
18 juillet 2026. La France vient de perdre 6-4 contre l’Angleterre. Menés 4-0 à la mi-temps - les Bleus ont tenté une remontée qui ne viendra jamais. Dans le vestiaire, personne ne parle. Michael Olise - 24 ans - est assis par terre, le visage dans les mains. Il pleure.
L’attaquant du Bayern Munich est le meilleur passeur du tournoi: 7 offrandes. Mais ce soir, il se reproche deux occasions ratées - seul face au but. Une passe d’Ousmane Dembélé qu’il aurait dû convertir. Deschamps s’approche, lui pose la main sur l’épaule. Le sélectionneur ne dit rien. Au terme de six semaines de vie commune - il n’y a plus rien à dire.
L’échange qui ne passe pas
Trois heures plus tôt, pendant la pause fraîcheur de la première mi-temps. Rayan Cherki - titulaire pour la première fois dans ce Mondial - marche vers le banc. Deschamps lui demande de lâcher le ballon plus vite. Cherki répond sèchement. Un geste de la main. Il se détourne. Le joueur de Manchester City - 23 ans - ne cache pas son agacement. Deschamps ne s’énerve pas. Il parle à Olise, à Désiré Doué - à Kylian Mbappé. Cherki reste debout, seul, à côté du staff.
À la mi-temps, quatre changements: Cherki sort. Avec lui, Doué, Ibrahima Konaté, Théo Hernandez. La prestation du milieu offensif a été catastrophique. L’Équipe lui donnera un 2/10. Deschamps avait procédé à sept changements dans son onze de départ pour cette petite finale. Cherki et Warren Zaïre-Emery obtenaient leur première titularisation en phase finale. Le pari a viré au naufrage.
Ce que les sources ne disent pas
Personne n’explique pourquoi Deschamps a titularisé Cherki sur un match aussi symbolique. Première apparition dans le onze, dernier match du sélectionneur après quatorze ans à la tête des Bleus, et une relation déjà tendue depuis juin 2026 - quand Deschamps l’avait recadré après un match amical. Une poignée de main maladroite après le match France-Suède avait déjà trahi le malaise. Titulariser un joueur avec qui ça coince pour solder quatorze ans de mandat, c’est un choix. Les raisons, elles, restent dans le vestiaire.
290 matchs, une fin sans gloire
Le match contre l’Angleterre était le 290e et dernier de Didier Deschamps en tant que sélectionneur. Il les quitte après une Coupe du Monde du 11 juin au 19 juillet 2026 - organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique. La liste des 26 joueurs avait été dévoilée le 14 mai. Corentin Tolisso - entre autres, n’y figurait pas. Deschamps a toujours assumé ses choix. « C’est moi qui décide » - sa formule récurrente. Cette fois, la décision l’a mené à une défaite en petite finale et à un vestiaire en larmes.
Dans le couloir qui mène aux cars, Olise marche en dernier. Les yeux rouges, le maillot roulé en boule sous le bras. Cherki est déjà parti. Deschamps serre des mains. Quatorze ans, 290 matchs, et cette image-là pour finir: un vestiaire qui pleure, un joueur qui refuse de parler, une remontée qui n’a pas eu lieu. Le bus démarre. Rideau.
Sources
- Foot Mercato - Échange musclé avec Cherki, les pleurs d'Olise : les coulisses surréalistes de la dernière de Deschamps
- Le Parisien - Dans les coulisses de la dernière de Didier Deschamps à la tête des Bleus
- Onze Mondial - France-Angleterre : Gros clash Cherki-Deschamps, Olise a fondu en larmes
- So Foot - Mondial 2026 : Michael Olise en larmes après la petite finale France-Angleterre