Chine : au moins 28 morts dans l’incendie d’une usine de chaussures
Un incendie a ravagé l'usine Huiteng à Jinjiang, dans le Fujian, le 9 juillet. Xi Jinping a exigé une enquête rapide.
Le 9 juillet, un incendie a ravagé une usine de chaussures à Jinjiang, dans le sud-est de la Chine, tuant au moins 28 personnes. Le président Xi Jinping a ordonné une enquête approfondie et le propriétaire a été placé en détention.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le 9 juillet 2026, un incendie a ravagé l'usine de chaussures Huiteng à Jinjiang, dans la province du Fujian.
- Le bilan s'élève à au moins 28 morts, dont deux décès à l'hôpital, selon l'agence Anadolu.
- 213 personnes ont été évacuées ou secourues sur les 239 présentes dans l'usine au moment du sinistre.
- Le président Xi Jinping a ordonné une enquête rapide et l'établissement des responsabilités.
- Le propriétaire de l'usine et plusieurs responsables ont été placés en détention, les comptes de l'entreprise gelés.
L’incendie s’est déclaré le jeudi 9 juillet dans l’usine de chaussures Huiteng, à Jinjiang, une ville de la province du Fujian, dans le sud-est de la Chine. Selon les médias d’État chinois relayés par l’agence Anadolu et repris par CNews et Le Parisien, le bilan s’élève désormais à au moins 28 morts. Une semaine après le drame, les autorités poursuivent leurs investigations et plusieurs responsables de l’entreprise ont été placés en détention.
Ce qui s’est passé le 9 juillet
Au moment où le feu a pris, 239 personnes se trouvaient dans les locaux de l’usine : 237 ouvriers et deux livreurs, selon les informations rapportées par Anadolu. Sur ce total, 213 personnes ont pu être évacuées ou secourues. Les vingt-six autres victimes ont été retrouvées sur place, et deux personnes blessées sont décédées par la suite à l’hôpital, portant le bilan total à 28 morts.
Selon Daily Beirut et le média vietnamien VOV, les premières constatations orientent les enquêteurs vers un départ de feu au rez-de-chaussée ou au premier étage du bâtiment, là où étaient entreposés des matériaux hautement inflammables et des colles utilisées dans la fabrication de chaussures. Ce type de produit, courant dans l’industrie de la chaussure, favorise une combustion rapide et une fumée dense, ce qui a compliqué l’évacuation.
Un dispositif de secours massif
Les secours mobilisés sur place ont été considérables. Les estimations rapportées par les différents médias varient entre 200 et plus de 500 pompiers et secouristes, appuyés par une trentaine de véhicules d’intervention, selon les chiffres cités par CNews, Le Parisien et VOV. L’ampleur de ce déploiement traduit la gravité du sinistre et la difficulté à circonscrire les flammes dans un bâtiment industriel dense.
Xi Jinping exige des comptes
Réaction rapide au sommet de l’État chinois : le président Xi Jinping a ordonné des opérations de recherche et de sauvetage « tous azimuts », un soutien aux familles des victimes, ainsi qu’une enquête rapide sur les causes de l’incendie et l’établissement strict des responsabilités, selon les informations reprises par CNews, Le Parisien et Anadolu. Cette prise de position présidentielle, sur un incident industriel local, illustre la sensibilité politique du dossier en Chine, où les accidents du travail massifs font régulièrement l’objet d’une communication centralisée depuis Pékin.
Le propriétaire de l’usine en détention
Dans la foulée des déclarations présidentielles, le propriétaire de l’usine Huiteng et d’autres responsables de l’entreprise ont été placés en détention. Les comptes bancaires de la société ont par ailleurs été gelés, selon les informations rapportées par Anadolu. Ces mesures, prises très rapidement après le drame, s’inscrivent dans la logique de « responsabilisation » réclamée par Xi Jinping. L’enquête doit désormais déterminer si des manquements aux normes de sécurité, notamment dans le stockage des matériaux inflammables, ont contribué à la propagation du feu.
Contexte : Jinjiang, capitale mondiale de la chaussure
Jinjiang n’est pas une ville industrielle anonyme. Elle est considérée comme l’une des principales capitales mondiales de la fabrication de chaussures, un secteur qui concentre des milliers d’usines et d’ateliers de sous-traitance dans cette région du Fujian, selon les descriptions reprises par CNews, Le Parisien et Anadolu. C’est précisément cette concentration d’activité manufacturière, avec ses stocks de matières premières et de produits chimiques, qui rend la question de la sécurité incendie particulièrement sensible dans cette partie de la Chine. Pour un lecteur français, ce drame rappelle que la chaîne de production de nombreux articles de grande consommation vendus en Europe repose sur ce type de site industriel, souvent peu visible depuis l’étranger.
Un précédent qui pèse sur le dossier
Ce nouvel incendie survient après le lancement, en Chine, d’une campagne nationale de prévention des risques d’incendie dans les immeubles de grande hauteur. Cette campagne avait été engagée à la suite de précédents drames, dont un incendie à Hong Kong qui avait fait 168 morts, selon les rappels de CNews, Le Parisien et mediacongo.net. Le sinistre de Jinjiang relance ainsi le débat sur l’efficacité réelle des contrôles de sécurité dans le tissu industriel chinois, malgré les campagnes de prévention déjà engagées par les autorités.
L’enquête sur les causes précises du départ de feu et sur les éventuelles responsabilités pénales des dirigeants de l’usine Huiteng se poursuit. Les autorités locales n’ont pas encore communiqué de calendrier pour la publication de leurs conclusions.
