Ciryl Gane défie Tom Aspinall pour un choc à Paris en septembre : le MMA français en ébullition
Double champion intérimaire après son TKO sur Pereira, le Français lance un ultimatum au champion incontesté pour l’UFC Paris à l’Accor Arena.
Le 14 juin à Washington, Ciryl Gane a conquis la ceinture intérimaire des poids lourds UFC en mettant KO Alex Pereira. Dans la foulée, il a réclamé une revanche contre Tom Aspinall le 5 septembre à Paris. Le Britannique a accepté, mais son conseiller Eddie Hearn exige une renégociation contractuelle.
L’essentiel
- 14 juin 2026 : Ciryl Gane bat Alex Pereira par TKO au 2e round à l’UFC Freedom 250, devient double champion intérimaire poids lourds.
- Appel immédiat : Gane défie Tom Aspinall pour une revanche à l’UFC Paris, programmé le 5 septembre 2026 à l’Accor Arena.
- Acceptation sous conditions : Aspinall dit oui sur YouTube, mais Eddie Hearn, présent à Paris pour des réunions, conseille de refuser sans revalorisation du contrat UFC.
- Premier chapitre : Leur combat d’octobre 2025 (UFC 321) s’est soldé par un no-contest après un coup accidentel de Gane dans les yeux d’Aspinall.
- Dana White valide : Le patron de l’UFC a donné son feu vert à l’organisation de ce duel de réunification des ceintures à Paris.
Ce qui s’est passé : Gane appelle Paris
Dans la nuit du 14 juin 2026, Ciryl Gane a marqué l’histoire du MMA français. Opposé à Alex Pereira à l’UFC Freedom 250 (Washington D.C.), le combattant de 35 ans a imposé sa boxe pour s’emparer de la ceinture intérimaire des poids lourds via un TKO au deuxième round. Une fois le poing levé, pas de temps mort. « Je veux Tom Aspinall, maintenant. À Paris, en septembre », a-t-il lancé devant les caméras, selon Forbes.
Le signal est immédiatement capté. Le 15 juin, Tom Aspinall réagit sur sa chaîne YouTube : « J’accepte. Mais qu’il arrête les coudes illégaux. » Le champion incontesté britannique n’a pas oublié le premier round d’octobre 2025, quand un coup de Gane dans ses yeux avait contraint l’arbitre à déclarer un no-contest à l’UFC 321.
Eddie Hearn à Paris : renégociation en coulisses
Derrière l’acceptation publique, une bataille administrative se joue. Le célèbre promoteur de boxe Eddie Hearn, devenu conseiller d’Aspinall, s’est rendu à Paris, selon les informations recueillies par le compte @RetourBoxe. Il tient des réunions liées à l’avenir de son poulain. Son message, relayé par Yardbarker, est clair : « Tom ne doit pas combattre sans une renégociation de son contrat UFC. Il mérite bien plus que ce qu’il touche actuellement. »
Cette prise de position met une pression supplémentaire sur l’organisation de Dana White. Le patron de l’UFC a pourtant donné son accord de principe pour que le combat de réunification des ceintures ait lieu lors de l’événement parisien du 5 septembre, à l’Accor Arena, comme l’a confirmé la salle dans un communiqué.
Un premier acte inachevé
L’opposition Gane - Aspinall n’est pas une première. En octobre 2025, ils s’étaient affrontés à l’UFC 321 pour le titre unifié. Le combat avait tourné court : un coup de coude accidentel de Gane dans l’œil droit d’Aspinall avait mis fin au combat après seulement 2 minutes 12 secondes au premier round. L’arbitre avait prononcé un no-contest, laissant les deux hommes sur leur faim. « Ce combat doit être rejoué. Paris est le cadre parfait pour effacer ce faux-plat », confiait alors un proche de l’UFC.
Contexte dans le département : Paris, capitale du MMA
L’organisation d’un tel choc à l’Accor Arena (12e arrondissement) s’inscrit dans la dynamique amorcée par l’UFC Paris depuis 2022. La capitale française est devenue une étape incontournable du calendrier, avec des soirées à guichets fermés qui ont vu émerger une nouvelle génération de combattants tricolores. Le département de Paris (75) compte désormais plusieurs salles d’entraînement de MMA, mais aussi un public de plus en plus connaisseur. En 2025, l’UFC Paris avait généré plus de 15 000 entrées et un chiffre d’affaires local estimé à 3,4 M€. Le combat Gane - Aspinall pourrait pulvériser ces records.
Un autre challenger, Josh Hokit, a d’ailleurs lancé un appel du pied via les réseaux : « Si Aspinall ne vient pas, combattons en septembre à Paris ! » Un signe que l’affiche est très convoitée.
Prochaine étape : le parcours du combattant avant le 5 septembre
Reste à savoir si les négociations contractuelles n’enterreront pas le rêve parisien. Eddie Hearn semble déterminé à faire monter les enchères. De son côté, Ciryl Gane est prêt à en découdre : « Je veux ce combat pour les fans, pour la France. Paris doit voir le titre unifié. » La décision finale appartient à Dana White, qui pourrait trancher dans les prochaines semaines.