Cisjordanie : un Israélien poignardé cinq fois près d’un incendie
Un civil de 51 ans grièvement blessé à Elon Moreh, deux assaillants tués sur place par un autre habitant armé
Jeudi 23 juillet 2026, un Israélien de 51 ans a été poignardé à cinq reprises alors qu'il tentait d'éteindre un incendie près de l'avant-poste de Derech Avraham, en Samarie. Les deux assaillants ont été tués par un civil armé présent sur place.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le 23 juillet 2026, Itamar Cohen, Israélien de 51 ans, a été poignardé cinq fois près de l'avant-poste de Derech Avraham, à Elon Moreh, en Samarie
- La victime tentait d'éteindre un incendie qui aurait été déclenché par des habitants du village palestinien voisin de Beit Furik, selon World Israel News
- Les deux assaillants ont été tués sur place par un civil israélien armé présent lors de l'attaque, selon l'IDF
- La victime a été évacuée par hélicoptère par le Magen David Adom vers un hôpital, dans un état grave
- Le ministre de la Défense Israel Katz a contacté la famille de la victime, tandis que l'armée a bouclé le secteur autour de Beit Furik
Jeudi 23 juillet 2026, en fin de matinée, un Israélien nommé Itamar Cohen, âgé de 51 ans, s’est rendu près de l’avant-poste agricole de Derech Avraham, dans le secteur d’Elon Moreh, en Samarie, au nord de la Cisjordanie. Il venait de repérer un départ de feu. Selon les informations du site World Israel News, cet incendie aurait été volontairement déclenché par des habitants du village palestinien voisin de Beit Furik.
Alors qu’il tentait d’éteindre les flammes, l’homme a été pris en embuscade par deux individus dissimulés à proximité. Il a été poignardé par deux assaillants palestiniens qui ont ensuite été abattus par un civil présent sur les lieux. Le compte X Jerusalem_Post, relayant l’information dans les minutes suivant l’attaque, confirmait qu’un homme de 51 ans avait été grièvement blessé dans une attaque au couteau près de la colonie d’Elon Moreh.
Deux assaillants tués par un civil armé
Selon l’armée israélienne (IDF), un autre civil israélien présent sur les lieux a repéré l’attaque en cours et a ouvert le feu, neutralisant les deux assaillants. Le compte X IsraelRealtime, citant des sources sécuritaires, précise que les deux hommes ont poignardé la victime au niveau du thorax avant d’être abattus.
Les forces israéliennes ont ensuite bouclé le secteur et l’armée israélienne a imposé un cordon temporaire autour de Beit Furik, village dont seraient originaires les deux assaillants. Des opérations de recherche ont été engagées dans la zone dans la foulée de l’attaque.
La victime héliportée dans un état grave
D’après World Israel News, les secouristes du Magen David Adom, le service national d’urgence israélien, ont pris en charge Itamar Cohen sur place avant de l’évacuer vers un hôpital vers un hôpital, où il a été admis dans un état jugé grave. L’étendue exacte de ses blessures n’a pas été détaillée publiquement à ce stade. Plusieurs comptes suivant l’actualité sécuritaire en Cisjordanie ont relayé les premières informations sur l’intervention des secours dans les minutes suivant l’attaque.
La réaction des autorités israéliennes
Le ministre de la Sécurité nationale israélien, Itamar Ben Gvir, a salué la bravoure de la victime, rapporte IsraJ. Aucune déclaration officielle n’a pour l’instant détaillé de mesures supplémentaires envisagées à l’encontre du village de Beit Furik, au-delà du bouclage annoncé par l’armée.
Contexte en Cisjordanie
La Samarie désigne le secteur nord de la Cisjordanie, un territoire où colonies israéliennes et villages palestiniens sont souvent proches les uns des autres, parfois à quelques kilomètres seulement, comme c’est le cas entre l’avant-poste de Derech Avraham, près d’Elon Moreh, et le village de Beit Furik. Cette proximité géographique nourrit régulièrement des tensions entre colons israéliens et habitants palestiniens, allant des différends fonciers aux incendies de terrains agricoles. Plusieurs médias israéliens font état, ces derniers mois, d’une multiplication des épisodes d’incendies volontaires et d’accrochages dans cette partie de la Cisjordanie, un contexte dans lequel s’inscrit l’attaque de jeudi.
Pour un lecteur français, la zone reste sous administration militaire israélienne depuis 1967, avec un statut juridique différent de celui d’Israël au sens strict : c’est ce cadre particulier, où colonies et villages palestiniens coexistent sans frontière stabilisée, qui explique la fréquence de ces incidents localisés.
Aucun bilan complémentaire sur l’état de santé d’Itamar Cohen n’avait été communiqué en fin de journée jeudi.