Cité johannique à Orléans : des tensions internes menacent le projet culturel

Accusations de malhonnêteté entre organisateurs du projet dédié à Jeanne d'Arc, révélé publiquement le 21 avril 2026

Cité johannique à Orléans : des tensions internes menacent le projet culturel
Illustration Émilie Dupont / info.fr

Le projet de Cité johannique à Orléans, visant à créer un lieu dédié à Jeanne d'Arc, est fragilisé par des conflits internes. Bénédicte Baranger, présidente de l'association Orléans - Jeanne-d'Arc, a accusé publiquement des membres du collectif organisateur de malhonnêteté. Une crise qui survient dans un contexte post-électoral tendu.

Accusations publiques et crise de confiance

Le projet de Cité johannique à Orléans, porté depuis janvier 2026 par le Collectif pour une Cité Jeanne d’Arc, est ébranlé par des tensions internes. Bénédicte Baranger, présidente de l’association Orléans - Jeanne-d’Arc et ancienne figure de Jeanne en 1975, a publiquement accusé des membres du collectif de malhonnêteté. Selon La République du Centre, elle aurait déclaré : « C’est malhonnête… Je vomis ce collectif », après la divulgation d’un document interne à des fins politiques.

Ces accusations, révélées autour du 21 avril 2026, interviennent dans un contexte post-électoral. Serge Grouard, réélu maire d’Orléans lors des municipales des 15 et 22 mars 2026, avait promis un « nouveau départ rapide » pour les projets culturels, comme l’a rapporté Actu.fr. La Cité johannique, évoquée depuis 2018, pourrait s’implanter place de la République, dans les locaux du Centre Jeanne d’Arc, inauguré en 1974.

Un projet ancré dans l’histoire locale

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Les Fêtes johanniques, organisées annuellement depuis le XVe siècle pour commémorer la délivrance d’Orléans par Jeanne d’Arc, ont été inscrites au patrimoine culturel immatériel de la France en 2018. Le projet de Cité johannique s’inscrit dans cette tradition, fédérant une diversité d’acteurs locaux. Cependant, le Collectif pour une Cité Jeanne d’Arc, décrit comme « mystérieux » par Ici France, a lancé des lettres ouvertes aux candidats municipaux depuis janvier 2026, incluant un plan de financement détaillé.

Bénédicte Baranger avait déjà exprimé en 2019 son souhait de voir ce lieu s’installer place de la République. Un appel similaire avait été lancé en 2025 par les Amis du centre Jeanne d’Arc, soulignant l’urgence d’un tel projet avant les élections municipales de 2026. Le Centre Jeanne d’Arc, précurseur potentiel, avait été inauguré sous la direction de l’historienne Régine Pernoud, avec André Malraux comme président du comité d’honneur.

Prochaines étapes incertaines

Le prochain conseil municipal d’Orléans, prévu le 13 mai 2026, pourrait aborder ces tensions. La mairie n’a pas encore réagi officiellement aux accusations de Bénédicte Baranger. Les organisateurs du projet, déjà fragilisés par ces conflits internes, devront clarifier leur position pour éviter un blocage durable. Comme le rappelle l’actualité sportive, les projets collectifs nécessitent une cohésion forte pour aboutir.

En attendant, les associations johanniques locales, comme Orléans - Jeanne-d’Arc, restent mobilisées pour préserver l’héritage de Jeanne d’Arc, malgré ces divisions.

Sources

Émilie Dupont

Émilie Dupont

Basée à Orléans, elle traite la métropole, les tensions sur le logement, l'agriculture céréalière et les débats sur la ligne SNCF. Issue de Sciences Po Rennes, elle a commencé en radio locale. Méthode rigoureuse : interroger les élus, les bailleurs, les agriculteurs, vérifier les permis de construire avant de conclure.

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