Clermont-Ferrand : la préfète supervise l’avancée des travaux de la cathédrale, 8,2 M€ pour la phase 1

La restauration du monument gothique en pierre volcanique a débuté en mars. Objectif étanchéité, sécurité incendie et surveillance des fissures.

Clermont-Ferrand : la préfète supervise l’avancée des travaux de la cathédrale, 8,2 M€ pour la phase 1
Illustration Audrey Faure / info.fr

La cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption de Clermont-Ferrand entame sa première phase de restauration. Un chantier de 8,2 millions d’euros, financé par l’État, supervisé par la préfète du Puy-de-Dôme et la DRAC. Les échafaudages sont en place depuis fin avril.

La préfète du Puy-de-Dôme, accompagnée de la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, a effectué un point d’étape le 24 avril 2026 sur le chantier de la cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption. Les travaux, lancés début mars, visent à restaurer ce monument gothique du XIIIe siècle, classé depuis 1862.

8,2 millions d’euros pour la phase 1

Le budget de cette première phase s’élève à 8,2 millions d’euros, entièrement financé par l’État via le ministère de la Culture. Les objectifs : assurer l’étanchéité des parties hautes, améliorer les conditions d’intervention des pompiers et renforcer la sécurité incendie. Des instruments de surveillance des fissures ont également été installés, selon la préfecture.

Les échafaudages, réceptionnés en mars, permettent désormais d’accéder aux combles et aux beffrois. Fin avril, leur installation était achevée, comme l’a confirmé la préfète sur X :

Un chantier en trois phases

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Piloté par l’architecte en chef des monuments historiques Rémi Fromont depuis 2017, ce programme s’étale sur dix ans. La phase 1, centrée sur le massif occidental, doit s’achever mi-2027. Elle sera suivie d’une deuxième phase en 2027, dédiée à la nef et au transept. Une exposition sur les échafaudages, en partenariat avec le Pays d’Art et d’Histoire de Clermont Métropole, a débuté mi-avril pour informer le public.

La cathédrale, construite en pierre volcanique, a connu des interruptions de chantier pendant la Guerre de Cent Ans. Sa façade ouest a été achevée au XIXe siècle sous la direction d’Eugène Viollet-le-Duc. Des travaux d’urgence avaient déjà été menés en 2019 après l’incendie de Notre-Dame de Paris, pour sécuriser la couverture.

Surveillance du plomb et des fissures

Une attention particulière est portée à la présence de plomb dans les couvertures. Les taux sont surveillés en continu, avec des protocoles stricts pour garantir la sécurité des ouvriers. Les capteurs installés en septembre 2025 permettent de suivre l’évolution des fissures, un enjeu majeur pour la stabilité du monument.

La base de vie du chantier, située place de la Bourse, a été mise en place fin 2025. Les travaux incluent l’installation de plateformes d’accès pour les pompiers, de colonnes sèches et de caméras thermiques pour prévenir les risques d’incendie.

Sources

Audrey Faure

Audrey Faure

Basée à Clermont-Ferrand, elle traite l'industrie du pneumatique, les tensions sur l'emploi chez Michelin, l'université et les projets de métropole. Formée à Sciences Po Grenoble, elle a commencé en presse écrite. Ligne de travail : interroger les syndicalistes, les élus, les étudiants, croiser les bilans sociaux avant de publier.

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