Coalition des volontaires : 25 dirigeants réunis à Paris avant le 14 juillet
37 pays soutenant l'Ukraine se rassemblent aux Invalides sur fond de tensions avec Moscou
Vingt-cinq chefs d'État et de gouvernement de la coalition des volontaires se sont réunis ce lundi 13 juillet à Paris. Objectif renforcer le soutien à Kiev et préparer le défilé du 14 juillet.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Unité transatlantique face à Moscou
37 pays <sup class=
Escalade diplomatique avec le Kremlin
Moscou qualifie la coalition d'« illuminés et de va-t-en-guerre » <sup class=
70 milliards d'euros d'aide militaire
Engagement pris lors du sommet de l'OTAN à Ankara <sup class=
Positionnement contradictoire de Paris
Macron évoque un « réveil stratégique » <sup class=
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- 25 dirigeants de 37 pays réunis lundi 13 juillet aux Invalides
- Zelensky, Merz, Starmer et les institutions européennes présents
- Moscou dénonce une « coalition d'illuminés » selon Peskov
- 70 milliards d'euros d'aide militaire promis lors du sommet OTAN à Ankara
- 500 soldats de la coalition ouvriront le défilé du 14 juillet
Le sommet s’est tenu à l’Hôtel national des Invalides, à la veille du défilé militaire sur les Champs-Élysées. Vingt-cinq dirigeants de la coalition des volontaires étaient présents, dont le président ukrainien Volodymyr Zelensky, le chancelier allemand Friedrich Merz et le Premier ministre britannique Keir Starmer, démissionnaire. Les institutions européennes et l’OTAN étaient représentées par Ursula von der Leyen, Antonio Costa, représentant des institutions européennes, et Mark Rutte.
La coalition, lancée le 17 février 2025 par la France et le Royaume-Uni, compte désormais 37 pays après l’adhésion de la Moldavie et de la Macédoine du Nord. Le président Emmanuel Macron a ouvert les discussions avant un dîner de travail à l’Élysée.
Moscou dénonce une « coalition d’illuminés »
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a vivement critiqué l’initiative, la qualifiant de « coalition d’illuminés et de va-t-en-guerre » qui se berce « d’une profonde illusion quant à la possibilité d’infliger une défaite stratégique à notre pays ». Cette réaction intervient tensions militaires persistantes.
Cette rhétorique agressive de Moscou vise à dissuader les membres de la coalition d’augmenter leur aide militaire. Cependant, la réunion de Paris montre que les alliés ne se laissent pas intimider, du moins en apparence. Moscou espère sans doute créer des divisions au sein de la coalition, mais la présence de 25 dirigeants témoigne d’une unité affichée.
Le double discours français
La position française tient en deux formules contradictoires. Emmanuel Macron a évoqué le « réveil stratégique » de l’Europe et sa détermination à défendre la liberté « au prix du sang s’il le faut », tout en réaffirmant une « ligne claire de non belligérance ». Le budget de la défense français a doublé en dix ans.
Cette apparente contradiction s’explique par la volonté de la France de maintenir une posture de dissuasion sans franchir le seuil de l’engagement direct. Emmanuel Macron cherche à rassurer à la fois les alliés les plus volontaristes et les opinions publiques inquiètes d’une escalade. En pratique, la France continue de livrer des armes sans envoyer de troupes au combat.
70 milliards d’aide militaire promis
Le sommet s’inscrit dans la continuité du G7 à Évian en juin 2026 et du sommet de l’OTAN à Ankara début juillet, où 70 milliards d’euros d’aide militaire à Kiev ont été promis pour 2026. Sur cette somme, une partie sera destinée à des systèmes de défense antiaérienne, des munitions et de la formation. La ventilation précise entre les contributions des différents pays n’a pas été rendue publique, mais des négociations bilatérales sont en cours pour répartir la charge. La coalition vise à démontrer qu’il n’y a « aucune lassitude » parmi les soutiens de l’Ukraine.
Environ 500 soldats des pays membres ouvriront mardi le défilé du 14 juillet sur les Champs-Élysées. Volodymyr Zelensky y assistera en tant qu’invité d’honneur. Selon des sources militaires, l’Ukraine est « loin d’un tournant dans la guerre ».
Ce que personne ne dit
Le timing du sommet interroge. Emmanuel Macron a effectué une visite officielle à Damas les 6 et 7 juillet 2026 pour relancer les relations avec la Syrie, quelques jours avant de recevoir la coalition anti-russe. Cette séquence diplomatique croise deux lignes contradictoires: réengagement au Moyen-Orient et montée en puissance face à Moscou. Plusieurs observateurs estiment que cette dualité reflète la difficulté pour la France de gérer simultanément des crises dans deux théâtres majeurs, sans que les sources officielles ne fournissent de clarification sur la hiérarchie des priorités.
Le Moyen-Orient a connu des tensions accrues depuis une trêve en avril. La France organise son sommet pour l’Ukraine pendant que la région connaît une situation instable.
Canicule et incendies en toile de fond
Sur le territoire national, 37 départements sont placés en vigilance rouge canicule, avec des températures atteignant 39-40°C par endroits. Onze départements ont été rétrogradés en vigilance orange. Un incendie majeur s’est déclaré en Seine-et-Marne, sans lien avec les discussions diplomatiques en cours.
► Lire aussi: Zelensky à Paris: sommet antimissile de la coalition des volontaires
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (8)
« Ce sommet de 37 pays soutenant Kyiv a lieu lundi 13 juillet »
liberation.fr ↗ ↩
« Elle vise à envoyer un message fort d'unité transatlantique et à démontrer qu'il n'y a "aucune lassitude" parmi les soutiens de l'Ukraine. »
liberation.fr ↗ ↩
« En réaction, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a vivement critiqué cette coalition, la qualifiant de "coalition d'illuminés et de va-t-en-guerre" qui se bercent "d'une profonde illusion quant à la possibilité d'infliger une défaite à notre pays". »
la-croix.com ↗ ↩
« En réaction, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a vivement critiqué cette coalition, la qualifiant de "coalition d'illuminés et de va-t-en-guerre" qui se bercent "d'une profonde illusion quant à la possibilité d'infliger une défaite à notre pays". »
la-croix.com ↗ ↩
« Le sommet s'inscrit dans la continuité des discussions du G7 à Évian en juin 2026 et du sommet de l'OTAN à Ankara début juillet, où 70 milliards d'euros d'aide militaire à Kiev ont été promis pour 2026. »
boursedirect.fr ↗ ↩
« Le président Emmanuel Macron a souligné le "réveil " de l'Europe et sa détermination à défendre la liberté "au prix du sang s'il le faut", tout en réaffirmant une "ligne claire de non belligérance". »
defense.gouv.fr ↗ ↩
« Le président Emmanuel Macron a souligné le "réveil " de l'Europe et sa détermination à défendre la liberté "au prix du sang s'il le faut", tout en réaffirmant une "ligne claire de non belligérance". »
defense.gouv.fr ↗ ↩
« Le président Emmanuel Macron a souligné le "réveil " de l'Europe et sa détermination à défendre la liberté "au prix du sang s'il le faut", tout en réaffirmant une "ligne claire de non belligérance". »
defense.gouv.fr ↗ ↩
