Cœur + AVC lance Vérif-Risques : un test gratuit pour les femmes face à la première cause de mortalité

À l'occasion de la Journée nationale de la santé des femmes, l'organisme canadien déploie un outil d'évaluation personnalisée du risque cardiovasculaire. Les chiffres rappellent l'urgence.

Cœur + AVC lance Vérif-Risques : un test gratuit pour les femmes face à la première cause de mortalité
Cœur + AVC lance Vérif-Risques : un test gratuit pour les femmes face à la première cause de mortalité Illustration Marie Delacroix / info.fr

Cœur + AVC dévoile Vérif-Risques, un questionnaire en ligne qui établit un profil de risque personnalisé. Derrière l'outil, un constat dur les femmes restent les grandes oubliées du diagnostic cardiaque.

L'essentiel - les faits vérifiés
  • Cœur + AVC lance Vérif-Risques, un questionnaire en ligne gratuit délivrant un profil de risque personnalisé.
  • En 2023, 72 078 femmes sont mortes d'une maladie cardiovasculaire en France, contre 64 161 hommes.
  • Au Canada, neuf personnes sur dix présentent au moins un facteur de risque modifiable important.
  • Une proposition de loi française adoptée en commission le 1er avril 2026 veut rendre obligatoire le dépistage cardiovasculaire et gynécologique des femmes.
  • Près de 80 % des décès prématurés cardiovasculaires pourraient être évités par dépistage précoce et changements de mode de vie.

L’organisme canadien Cœur + AVC [1] lance à l’occasion de la Journée nationale de la santé des femmes une campagne ciblée autour d’un nouvel outil baptisé Vérif-Risques [2]. Le principe est simple: un questionnaire en ligne gratuit, à l’issue duquel l’utilisatrice reçoit un lien unique donnant accès à un rapport complet, profil de risque et plan d’action personnalisé inclus [3]. Le lien reste valide pendant un an [4].

LES ENJEUX
Première cause de mortalité féminine
72 078 femmes sont mortes d'une maladie cardiovasculaire en France en 2023, soit davantage que les 64 161 hommes décédés la même année.
Sous-diagnostic structurel
Les protocoles cliniques ont longtemps été calibrés sur des cohortes masculines, retardant la reconnaissance des symptômes féminins atypiques.
Facteurs de risque spécifiques
Grossesse, ménopause, syndrome des ovaires polykystiques, traitements anticancéreux: autant de facteurs propres aux femmes.
Cadre légal en mouvement
Une proposition de loi adoptée en commission le 1er avril 2026 veut rendre opposable le dépistage cardiovasculaire et gynécologique dans le cadre des bilans de prévention prévus à l'article L. 1411-6-2 du Code de la santé publique.
80 % de décès évitables
Près de 80 % des décès prématurés liés aux maladies du cœur et AVC pourraient être évités, à condition de combiner dépistage précoce, accès aux soins et changements durables de mode de vie.

L’outil n’a pas vocation à diagnostiquer [5]. Il sert au dépistage de facteurs de risque possibles et donne des conseils sur les mesures à prendre [6]. Concrètement, il aide à repérer les facteurs cachés: hypertension, taux élevé de cholestérol, stress, antécédents familiaux, mode de vie [7]. Cœur + AVC le justifie par un argument que les cardiologues répètent depuis des années: « bon nombre de crises cardiaques et d’AVC surviennent chez des gens qui se sentent en bonne santé et qui ne présentent aucun symptôme évident » [8].

Une mortalité féminine massive, des deux côtés de l’Atlantique

Les chiffres ne mentent pas. En France, 72 078 femmes sont mortes d’une maladie cardiovasculaire en 2023, contre 64 161 hommes [9]: un écart contre-intuitif qui résume à lui seul l’inversion silencieuse opérée ces dernières années. Près de 200 femmes meurent chaque jour [10], soit une toutes les sept minutes [11]. Les maladies cardiovasculaires sont devenues la première cause de mortalité chez les femmes tous âges confondus [12], tuant bien davantage que le cancer du sein - une comparaison qui dit tout du décalage entre perception et réalité.

Au Canada, l’organisme avance deux ordres de grandeur qu’il faut distinguer. D’un côté, 1,6 million de personnes vivent avec une maladie du cœur diagnostiquée ou ont subi un AVC [13]: c’est le périmètre étroit, celui des patients identifiés. De l’autre, le rapport du Mois du cœur publié par Cœur + AVC élargit le compte à six millions de personnes touchées par les maladies du cœur ou l’AVC [14], chiffre qui inclut un spectre plus large incluant troubles cognitifs vasculaires et formes apparentées. La nuance n’est pas anodine: neuf personnes sur dix au Canada présentent au moins un facteur de risque modifiable important [15]. Au total, ces pathologies emportent un Canadien toutes les cinq minutes [16], soit 62 000 décès par an [17].

Le sous-diagnostic, angle mort persistant

Publicité

Le problème n’est pas seulement épidémiologique. Il est clinique. « Les femmes sont moins bien diagnostiquées que les hommes », résume le Professeur Gilles Montalescot, cardiologue et président du groupe de recherche ACTION-Cœur à l’hôpital Pitié-Salpêtrière (AP-HP) [18][19]. Pour un quart des femmes, l’infarctus se manifeste par des symptômes atypiques [20]: douleurs dans le dos, nausées, et pas seulement la douleur thoracique classique [21]. Résultat, les appels au Samu sont en moyenne plus tardifs - trente minutes environ - ce qui retarde la prise en charge [22].

Le Pr Claire Mounier-Vehier, chef du service de médecine vasculaire et hypertension artérielle à l’Institut cœur poumon du CHRU de Lille et cofondatrice de la fondation Agir pour le cœur des femmes [23], le formule autrement: « Les femmes sous-estiment souvent leur risque cardiovasculaire, pensant que ces maladies concernent surtout les hommes » [24]. Selon les données reprises dans le reportage de Télé Matin, la moitié des femmes ignore que les maladies cardiovasculaires sont leur première cause de mortalité [25].

Ce sous-diagnostic a une racine historique que la documentation officielle canadienne assume sans détour: « Pendant de nombreuses années, la recherche cardiovasculaire se concentrait principalement sur les hommes » [26]. Le biais n’est pas nouveau. On se souvient que dès 1991, Bernadine Healy, première femme à diriger les National Institutes of Health américains, dénonçait dans un éditorial du New England Journal of Medicine ce qu’elle nommait le « Yentl syndrome »: pour être correctement prise en charge, une patiente cardiaque devait, comme l’héroïne du film de Barbra Streisand, se déguiser en homme. Plus de trente ans plus tard, le Pr Martine Gilard, membre de l’Académie de médecine, le redit dans un rapport de février 2025 [27]: « En cardiologie, la femme est sous-représentée dans les études. Or ces études servent à définir la dose de traitement » [28]. Les protocoles, les seuils, les standards de prise en charge ont été calibrés sur des cohortes majoritairement masculines.

Des facteurs de risque propres aux femmes

L’outil Vérif-Risques cible explicitement une population dont les facteurs de risque diffèrent à différentes étapes de la vie [29]. Le Pr Martine Gilard liste plusieurs facteurs de risque cardiovasculaires propres aux femmes: hypertension pendant la grossesse, diabète gestationnel, syndrome des ovaires polykystiques [30]. À ces étapes biologiques s’ajoute la perte de protection hormonale liée à la ménopause, en raison de la baisse des œstrogènes qui contribuaient jusque-là à protéger le système cardiovasculaire [31].

Les facteurs traditionnels frappent aussi plus fort. Chez les femmes de moins de 50 ans, fumer multiplie par 13 le risque d’infarctus du myocarde [32]. Les femmes diabétiques ont un risque deux fois plus élevé que les hommes diabétiques de développer une maladie cardiovasculaire [33]. Et selon une note publiée le 7 mai 2026 par un collectif de cardiologues, gynécologues et médecins généralistes [34][35], une femme ayant été traitée pour un cancer du sein a presque davantage de risque de mourir d’une maladie du cœur que de son cancer [36]. Les traitements anticancéreux - chimiothérapie, radiothérapie, anti-œstrogènes - sont particulièrement nocifs pour le cœur [37][38].

Risque cardiovasculaire féminin: ce qui aggrave
Tabac (femmes <50 ans)Risque d'infarctus multiplié par 13
DiabèteRisque deux fois plus élevé que chez les hommes diabétiques
Cancer du sein traitéRisque cardiaque parfois supérieur au risque oncologique
MénopausePerte de la protection œstrogénique
72 078femmes décédées d'une maladie cardiovasculaire en France en 2023, contre 64 161 hommes

Une dynamique réglementaire en France: ce que dit le texte

Côté français, le contexte législatif accompagne le mouvement. La proposition de loi visant à accélérer la prévention cardio-neuro-vasculaire a été adoptée en commission des affaires sociales le 1er avril 2026 [39], puis discutée en séance publique à l’Assemblée nationale les 7 et 8 avril [40]. Elle pourrait bénéficier d’un examen accéléré [41] et vise à rendre obligatoire le dépistage cardiovasculaire et gynécologique chez les femmes [42].

Concrètement, le texte s’inscrit dans le cadre déjà tracé par l’article L. 1411-1 du Code de la santé publique, qui définit la politique de santé publique nationale et inclut la prévention collective et individuelle des maladies. Il s’articule également avec les bilans de prévention aux âges-clés instaurés par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2023, qui figurent désormais à l’article L. 1411-6-2 du même code et organisent des rendez-vous gratuits de prévention à différents âges-clés de la vie. La proposition de loi entend faire de l’évaluation cardiovasculaire et gynécologique un volet désormais opposable de ces bilans pour les femmes, là où il restait jusqu’ici à la discrétion du praticien. La Société française de cardiologie [43] justifie l’urgence: « Les maladies cardiovasculaires chez les femmes présentent en effet des symptômes parfois atypiques, des facteurs de risque spécifiques (grossesse, ménopause, etc.), un retard fréquent au diagnostic » [44].

Le potentiel d’évitement: 80 %, mais à quelles conditions?

C’est l’argument qui revient en boucle dans les trois sources mobilisées: autour de 80 % des cas pourraient être évités. La grandeur est la même, mais les leviers diffèrent. La Société française de cardiologie estime que près de 80 % des maladies cardiovasculaires « pourraient être évitées grâce à une évaluation appropriée » [45] - c’est-à-dire un dépistage précoce, un repérage des facteurs de risque, une orientation thérapeutique. Cœur + AVC, de son côté, relie le même ordre de grandeur à deux leviers complémentaires: 80 % des décès prématurés causés par ces maladies pourraient être évités par des changements de mode de vie [46], et près de 80 % des maladies du cœur et des AVC précoces peuvent être évités avec l’adoption de saines habitudes de vie [47].

La distinction n’est pas anecdotique. L’évaluation médicale (f67) suppose un système de soins capable de dépister et de prendre en charge; les changements de mode de vie (f108, f177) supposent un environnement social, économique et alimentaire qui les rende possibles. Vérif-Risques se loge précisément à la jonction des deux: un outil de repérage qui renvoie vers un plan d’action personnalisé. Mais le 80 % n’est atteignable qu’à condition que le dépistage débouche sur une consultation, et que la consultation débouche sur une modification des habitudes - un enchaînement qu’aucune des trois sources ne chiffre.

Le terrain: 20 000 femmes dépistées, 90 % à risque

Les données de terrain confirment le diagnostic. Le Bus du cœur des femmes, opéré par la Fondation Agir pour le cœur des femmes [48], a dépisté 20 000 femmes dans 70 villes en trois ans et demi [49][50]. Au moins 90 % d’entre elles cumulaient deux facteurs de risque ou plus - cholestérol, tension, ou autres [51][52]. L’opération reprend la route en 2026 dans 16 villes de France [53][54], avec un dépistage en deux heures et dix étapes [55]. Près de 5 000 professionnels de santé locaux bénévoles ont déjà donné de leur temps pour ce dispositif [56].

Thierry Drilhon, cofondateur d’Agir pour le cœur des femmes [57], pointe un blocage culturel persistant: « Les femmes ne prennent pas le temps de s’occuper d’elles. 80 % d’entre elles s’occupent de la santé de leurs proches et négligent leurs rendez-vous médicaux » [58]. C’est précisément la barrière qu’un outil en ligne comme Vérif-Risques tente de contourner: pas de rendez-vous à prendre, pas de salle d’attente, juste un questionnaire à remplir.

Données chiffrées sur la mortalité cardiovasculaire féminine en France et au Canada en 2026.
Données chiffrées sur la mortalité cardiovasculaire féminine en France et au Canada en 2026.

Ce que les sources ne disent pas

L’angle mort de cette campagne se loge dans une question simple: un questionnaire en ligne suffit-il à corriger des décennies de sous-représentation des femmes dans la recherche clinique? Les données manquent sur l’efficacité réelle des outils numériques de dépistage cardiovasculaire en termes de réduction effective de la mortalité. Cœur + AVC précise d’ailleurs que Vérif-Risques ne sert pas à diagnostiquer [5]. La promesse est celle d’un déclic, pas d’une révolution médicale.

L’autre question, c’est celle de la suite. Une fois le rapport reçu, qui prend en charge? Pendant longtemps, les filières cardio-oncologiques n’existaient pas en France; leur mise en place est récente [59][60]. Et comme le rappelle Claire Mounier-Vehier, « quand elles sont estimées en rémission, il y a moins de suivi. Elles font juste leur mammographie tous les ans, leur ostéodensitométrie mais il n’y a plus de suivi cardiovasculaire » [61]. L’outil détecte. Le système, lui, doit suivre. Sur ce point, ni la campagne canadienne ni la proposition de loi française ne livrent encore de réponse opérationnelle complète.

► Lire aussi: Accéder à l'outil Vérif-Risques de Cœur + AVC

Sources

9 sources vérifiées · 61 faits sourcés

Voir le détail de chaque fait sourcé (61)
  1. Cœur + AVC - Organisation canadienne luttant contre les maladies du cœur et l’AVC.
    « Cœur + AVC aide la population à combattre ses facteurs de risque et à vivre plus sainement en finançant la recherche. »
    coeuretavc.ca ↗
  2. L’outil Vérif-Risques, outil de dépistage des facteurs de risque de maladies du cœur et d’AVC - Outil proposé par Cœur + AVC pour évaluer les risques de maladies cardiaques et d’AVC.
    « notre nouvel outil Vérif-Risques »
    coeuretavc.ca ↗
  3. L’outil Vérif-Risques permet d’accéder à un rapport complet incluant les résultats et un plan d’action après avoir rempli le questionnaire - Fonctionnalité post-questionnaire de l'outil Vérif-Risques.
    « Lorsque vous aurez terminé de remplir le questionnaire, vous recevrez un lien unique pour accéder à votre rapport complet, y compris vos résultats et votre plan d’action. »
    coeuretavc.ca ↗
  4. 1 an - Durée de validité du lien pour accéder au rapport complet de l'outil Vérif-Risques.
    « Le lien demeurera valide pendant un an. »
    coeuretavc.ca ↗
  5. L’outil Vérif-Risques ne sert pas à diagnostiquer des problèmes de santé - Limitation de l'outil Vérif-Risques.
    « Non, l’outil ne sert pas à diagnostiquer des problèmes de santé. »
    coeuretavc.ca ↗
  6. L’outil Vérif-Risques contribue au dépistage de facteurs de risque possibles et donne des conseils sur les mesures à prendre - Rôle de l'outil Vérif-Risques.
    « Il contribue au dépistage de facteurs de risque possibles et donne des conseils sur les mesures à prendre. »
    coeuretavc.ca ↗
  7. L’outil Vérif-Risques aide à repérer des facteurs de risque cachés comme l’hypertension, un taux élevé de cholestérol, le stress, les antécédents familiaux et le mode de vie - Fonction de dépistage de l'outil.
    « Le dépistage aide à repérer les facteurs de risque cachés, comme l’hypertension, un taux élevé de cholestérol, le stress, les antécédents familiaux et le mode de vie »
    coeuretavc.ca ↗
  8. Bon nombre de crises cardiaques et d’AVC surviennent chez des gens qui se sentent en bonne santé et qui ne présentent aucun symptôme évident - Contexte justifiant l'utilisation de l'outil Vérif-Risques.
    « Bon nombre de crises cardiaques et d’AVC surviennent chez des gens qui se sentent en bonne santé et qui ne présentent aucun symptôme évident. »
    coeuretavc.ca ↗
  9. 72 078 femmes en sont décédées en 2023 contre 64 161 hommes - Nombre de décès par maladies cardiovasculaires en 2023 selon le sexe
    « 72 078 femmes en sont décédées en 2023 contre 64 161 hommes. »
    ladepeche.fr ↗
  10. près de 200 femmes meurent chaque jour d’une maladie cardiovasculaire - Nombre quotidien de décès féminins dus aux maladies cardiovasculaires
    « près de 200 femmes meurent chaque jour d’une maladie cardiovasculaire, faisant de ces pathologies la première cause de mortalité chez les femmes tous âges confondus. »
    ladepeche.fr ↗
  11. une femme toutes les sept minutes - Fréquence des décès féminins dus aux maladies cardiovasculaires en France.
    « soit une femme toutes les sept minutes »
    sante.ouest-france.fr ↗
  12. première cause de mortalité chez les femmes tous âges confondus - Rang des maladies cardiovasculaires comme cause de mortalité féminine
    « près de 200 femmes meurent chaque jour d’une maladie cardiovasculaire, faisant de ces pathologies la première cause de mortalité chez les femmes tous âges confondus. »
    ladepeche.fr ↗
  13. 1,6 million - Nombre de Canadiens vivant avec une maladie du cœur ou ayant subi un AVC.
    « 1,6 million de Canadiens vivent avec une maladie du cœur ou ont subi un AVC. »
    cdn-contenu.quebec.ca ↗
  14. six millions - Nombre de personnes au Canada touchées par les maladies du cœur ou l’AVC selon le rapport du Mois du cœur de Cœur + AVC.
    « six millions de personnes au pays sont touchées par les maladies du cœur ou l’AVC - un nombre plus élevé que ce que l’on estimait jusqu’à présent. »
    coeuretavc.ca ↗
  15. neuf personnes sur dix - Proportion de Canadiens ayant au moins un facteur de risque modifiable important de maladies du cœur ou d’AVC.
    « Au Canada, neuf personnes sur dix ont au moins un facteur de risque modifiable important de maladies du cœur ou d’AVC. »
    coeuretavc.ca ↗
  16. 1 Canadien toutes les 5 minutes - Fréquence des décès attribuables aux maladies du cœur et aux AVC au Canada.
    « Les maladies du cœur et les AVC emportent la vie d’un Canadien toutes les 5 minutes. »
    cdn-contenu.quebec.ca ↗
  17. 62 000 - Nombre de décès annuels attribuables aux maladies du cœur et aux AVC au Canada.
    « Ces maladies causent 62 000 décès chaque année au Canada. »
    cdn-contenu.quebec.ca ↗
  18. Professeur Gilles Montalescot, cardiologue et président du groupe de recherche ACTION-Cœur à l’hôpital Pitié-Salpêtrière à Paris (AP-HP) - Expert interviewé sur le sous-diagnostic des maladies cardiovasculaires chez les femmes.
    « Explications avec le Professeur Gilles Montalescot, cardiologue et président du groupe de recherche ACTION-Cœur à l’hôpital Pitié-Salpêtrière à Paris (AP-HP) »
    sante.ouest-france.fr ↗
  19. Les femmes sont moins bien diagnostiquées que les hommes - Déclaration sur le sous-diagnostic des maladies cardiovasculaires chez les femmes.
    « « Les femmes sont moins bien diagnostiquées que les hommes » »
    sante.ouest-france.fr ↗
  20. un quart des femmes - Proportion de femmes présentant des symptômes atypiques lors d'un infarctus.
    « Pour un quart des femmes, l’infarctus va se par des symptômes atypiques »
    sante.ouest-france.fr ↗
  21. Les symptômes d’un infarctus peuvent être différents chez les femmes, comme des douleurs dans le dos ou des nausées, et non seulement une douleur dans la poitrine - Différences dans les symptômes d’un infarctus selon le sexe.
    « les symptômes d’un infarctus peuvent être différents chez les femmes, comme des douleurs dans le dos ou des nausées, et non seulement une douleur dans la poitrine »
    youtube.com ↗
  22. 30 minutes environ - Retard moyen des appels au Samu par les femmes
    « Les appels au Samu sont aussi plus tardifs (30 minutes environ) ce qui cause un retard de prise en charge. »
    ladepeche.fr ↗
  23. Claire Mounier-Vehier, chef du service de médecine vasculaire et hypertension artérielle à l’Institut cœur poumon du CHRU de Lille, et co-fondatrice de la fondation Agir pour le cœur des femmes - Membre du collectif de professionnels de santé ayant rédigé la note.
    « Claire Mounier-Vehier, chef du service de médecine vasculaire et hypertension artérielle à l’Institut cœur poumon du CHRU de Lille, et co-fondatrice de la fondation Agir pour le cœur des femmes »
    liberation.fr ↗
  24. Les femmes sous-estiment souvent leur risque cardiovasculaire, pensant que ces maladies concernent surtout les hommes. - Déclaration de la Pr Claire Mounier-Vehier sur la perception des risques.
    « Les femmes sous-estiment souvent leur risque cardiovasculaire, pensant que ces maladies concernent surtout les hommes »
    youtube.com ↗
  25. 50% - Part des femmes qui ignorent que les maladies cardiovasculaires sont leur première cause de mortalité.
    « 50 % des femmes ignorent que les maladies cardiovasculaires sont leur première cause de mortalité »
    youtube.com ↗
  26. La recherche cardiovasculaire se concentrait principalement sur les hommes - Historique de la recherche en santé cardiovasculaire
    « Pendant de nombreuses années, la recherche cardiovasculaire se concentrait principalement sur les hommes »
    canada.ca ↗
  27. février 2025 - Date de publication du rapport de l’Académie de médecine sur les inégalités de prise en charge de l’infarctus chez les femmes.
    « (2) Rapport de l’Académie de médecine de février 2025 « L’inégalité de prise en charge de l’infarctus du myocarde chez les femmes en France » »
    harmonie-sante.fr ↗
  28. « En cardiologie, la femme est sous représentée dans les études. Or ces études servent à définir la dose de traitement. Et souvent, on constate que les femmes arrêtent leur traitement à cause des effets secondaires du médicament. » - Déclaration du Pr Martine Gilard sur les inégalités dans les études cliniques.
    « « En cardiologie, la femme est sous représentée dans les études. Or ces études servent à définir la dose de traitement. Et souvent, on constate que les femmes arrêtent leur traitement à cause des effets secondaires du médicament », explique la cardiologue. »
    harmonie-sante.fr ↗
  29. Femmes, population présentant des facteurs de maladies cardiaques et cérébrales qui leur sont propres à différentes étapes de leur vie - Groupe cible spécifique de l'outil Vérif-Risques.
    « Les femmes présentent des facteurs de maladies cardiaques et cérébrales qui leur sont propres, et ce, à différentes étapes de leur vie. »
    coeuretavc.ca ↗
  30. Pr Martine Gilard, cardiologue, membre de l’Académie de médecine - Expertise sur les spécificités cardiovasculaires chez les femmes.
    « « Hypertension pendant la grossesse, diabète gestationnel, syndrome des ovaires polykystiques, ménopause précoce… Ils entraînent une sensibilité plus importante des femmes aux maladies cardiovasculaires », indique le Pr Martine Gilard, cardiologue, membre de l’Académie de médecine. »
    harmonie-sante.fr ↗
  31. La ménopause augmente le risque cardiovasculaire chez les femmes en raison de la baisse des hormones protectrices comme les œstrogènes - Impact de la ménopause sur le risque cardiovasculaire.
    « la ménopause augmente le risque cardiovasculaire chez les femmes en raison de la baisse des hormones protectrices comme les œstrogènes »
    youtube.com ↗
  32. fumer multiplie par 13 le risque d’infarctus du myocarde chez les femmes de moins de 50 ans - Impact du tabagisme sur le risque d'infarctus chez les femmes jeunes
    « Par exemple, chez celles de moins de 50 ans, fumer multiplie par 13 le risque d’infarctus du myocarde. »
    ladepeche.fr ↗
  33. 2 fois plus - Risque accru de maladies cardiovasculaires chez les femmes diabétiques par rapport aux hommes diabétiques.
    « les femmes diabétiques ont un risque deux fois plus élevé que les hommes diabétiques de développer une maladie cardiovasculaire »
    youtube.com ↗
  34. 7 mai 2026 - Date de publication de la note du collectif de professionnels de santé.
    « dans une note publiée ce jeudi 7 mai »
    liberation.fr ↗
  35. collectif de cardiologues, gynécologues et médecins généralistes - Composition du collectif ayant rédigé la fiche.
    « un collectif de cardiologues, gynécologues et médecins généralistes »
    liberation.fr ↗
  36. Une femme ayant été traitée pour un cancer du sein a presque davantage de risque de mourir d’une maladie du cœur que de son cancer - Risque accru de maladies cardiovasculaires après un cancer du sein.
    « Une femme ayant été traitée pour ce type de pathologie a presque davantage de risque de mourir d’une maladie du cœur que de son cancer »
    liberation.fr ↗
  37. Les traitements anticancéreux (chimiothérapie, radiothérapie…) sont particulièrement nocifs pour le cœur - Effets des traitements anticancéreux sur la santé cardiovasculaire.
    « les traitements anticancéreux (chimiothérapie, radiothérapie…) particulièrement nocifs pour le cœur »
    liberation.fr ↗
  38. Certains médicaments, notamment les anti-œstrogènes, prescrits pour éviter la récidive, sont nocifs pour le cœur - Effets des anti-œstrogènes sur la santé cardiovasculaire.
    « certains médicaments, notamment les anti-œstrogènes, prescrits pour éviter la récidive »
    liberation.fr ↗
  39. 1er avril - Date d'adoption de la proposition de loi en commission des affaires sociales
    « Adoptée le 1er avril en commission des affaires sociales, "la proposition de loi visant à accélérer la prévention cardio-neuro-vasculaire et à anticiper un risque sanitaire et social majeur" »
    ladepeche.fr ↗
  40. La proposition de loi est discutée mardi 7 et mercredi 8 avril en séance publique à l'Assemblée nationale - Dates de discussion de la proposition de loi en séance publique
    « est discutée mardi 7 et mercredi 8 avril en séance publique à l’Assemblée nationale. »
    ladepeche.fr ↗
  41. La proposition de loi pourrait bénéficier d’un examen accéléré - Procédure législative accélérée pour la proposition de loi
    « La proposition de loi pourrait bénéficier d’un examen accéléré. »
    ladepeche.fr ↗
  42. Le texte examiné à l’Assemblée nationale veut rendre obligatoire le dépistage cardiovasculaire et gynécologique chez les femmes - Objectif principal de la proposition de loi
    « C’est pourquoi le texte examiné à l’Assemblée nationale veut rendre obligatoire le dépistage cardiovasculaire et gynécologique chez les femmes »
    ladepeche.fr ↗
  43. Société française de cardiologie - Organisation expliquant les spécificités des maladies cardiovasculaires chez les femmes
    « "Les maladies cardiovasculaires chez les femmes présentent en effet des symptômes parfois atypiques, des facteurs de risque spécifiques (grossesse, ménopause, etc.), un retard fréquent au diagnostic", explique la Société française de cardiologie. »
    ladepeche.fr ↗
  44. Les maladies cardiovasculaires chez les femmes présentent en effet des symptômes parfois atypiques, des facteurs de risque spécifiques (grossesse, ménopause, etc.), un retard fréquent au diagnostic - Déclaration de la Société française de cardiologie
    « "Les maladies cardiovasculaires chez les femmes présentent en effet des symptômes parfois atypiques, des facteurs de risque spécifiques (grossesse, ménopause, etc.), un retard fréquent au diagnostic", explique la Société française de cardiologie. »
    ladepeche.fr ↗
  45. près de 80 % des maladies cardiovasculaires pourraient être évitées grâce à une évaluation appropriée - Pourcentage de maladies cardiovasculaires évitables
    « Pourtant, près de 80 % des maladies cardiovasculaires pourraient être évitées grâce à une évaluation appropriée. »
    ladepeche.fr ↗
  46. 80 % - Proportion des décès prématurés (avant 75 ans) attribuables aux maladies du cœur et aux AVC évitables par des changements de mode de vie.
    « 80 % des décès prématurés causés par les maladies du cœur et les AVC pourraient être évités par des changements de mode de vie. »
    cdn-contenu.quebec.ca ↗
  47. près de 80 % - Pourcentage des maladies du cœur et des AVC précoces évitables avec l’adoption de saines habitudes de vie.
    « près de 80 % des maladies du cœur et des AVC précoces peuvent être évités avec l’adoption de saines habitudes de vie. »
    coeuretavc.ca ↗
  48. Fondation Agir pour le cœur des femmes - Organisation à l'initiative du Bus du cœur des femmes
    « le Bus du cœur des femmes, à l’initiative de la Fondation agir pour le cœur des femmes, reprend la route en 2026. »
    ladepeche.fr ↗
  49. 20 000 femmes - Nombre de femmes dépistées par le bus du cœur des femmes en trois ans et demi.
    « « En trois ans et demi, 20 000 femmes ont été dépistées dans 70 villes » »
    harmonie-sante.fr ↗
  50. 70 villes - Nombre de villes où le bus du cœur des femmes a dépisté des femmes.
    « « En trois ans et demi, 20 000 femmes ont été dépistées dans 70 villes » »
    harmonie-sante.fr ↗
  51. 90 % - Proportion de femmes dépistées ayant au moins deux facteurs de risque cardiovasculaire.
    « « au moins 90 % d'entre elles avaient deux facteurs de risque (cholestérol, tension…) » »
    harmonie-sante.fr ↗
  52. 90 % des femmes dépistées cumulaient au moins deux facteurs de risque cardiovasculaires, connus ou non - Pourcentage de femmes avec au moins deux facteurs de risque cardiovasculaires
    « 90 % des femmes dépistées cumulaient au moins deux facteurs de risque cardiovasculaires, connus ou non. »
    ladepeche.fr ↗
  53. Le Bus du cœur des femmes reprend la route en 2026 - Initiative de dépistage mobile en 2026
    « Dans ce contexte, le Bus du cœur des femmes, à l’initiative de la Fondation agir pour le cœur des femmes, reprend la route en 2026. »
    ladepeche.fr ↗
  54. 16 villes de France - Nombre de villes visitées par le Bus du cœur des femmes
    « Objectif: offrir un dépistage des maladies cardiovasculaires et gynécologiques aux femmes dans 16 villes de France. »
    ladepeche.fr ↗
  55. 2 heures de dépistage en 10 étapes - Durée et étapes du dépistage dans le Bus du cœur des femmes
    « Depuis le lancement de l’initiative (2 heures de dépistage en 10 étapes), 90 % des femmes dépistées cumulaient au moins deux facteurs de risque cardiovasculaires, connus ou non. »
    ladepeche.fr ↗
  56. près de 5 000 - Nombre de professionnels de santé bénévoles mobilisés pour le Bus du cœur des femmes
    « Ils sont près de 5 000 à avoir déjà donné de leur temps et de leur expertise pour dépister, orienter et sensibiliser »
    ladepeche.fr ↗
  57. Thierry Drilhon, co-fondateur d’Agir pour le cœur des femmes - Initiative du bus du cœur des femmes pour le dépistage cardiovasculaire.
    « « En trois ans et demi, 20 000 femmes ont été dépistées dans 70 villes », se réjouit Thierry Drilhon, le co-fondateur d’Agir pour le cœur des femmes avec le Pr Claire Mounier-Véhier, cardiologue. »
    harmonie-sante.fr ↗
  58. « Les femmes ne prennent pas le temps de s’occuper d’elles. 80 % d’entre elles s’occupent de la santé de leurs proches et négligent leurs rendez-vous médicaux. Leur charge mentale est importante, c’est pourquoi nous réfléchissons à ajouter la santé mentale à ce parcours. » - Déclaration de Thierry Drilhon sur la charge mentale des femmes.
    « « Les femmes ne prennent pas le temps de s’occuper d’elles. 80 % d’entre elles s’occupent de la santé de leurs proches et négligent leurs rendez-vous médicaux. Leur charge mentale est importante, c’est pourquoi nous réfléchissons à ajouter la santé mentale à ce parcours », indique Thierry Drilhon. »
    harmonie-sante.fr ↗
  59. La mise en place de filières cardio-oncologiques est récente - Initiative récente pour améliorer le suivi des patientes.
    « La mise en place, récente, de filières cardio-oncologiques est censée répondre à ce manque de suivi »
    liberation.fr ↗
  60. filières cardio-oncologiques - Dispositif mis en place pour le suivi des patientes après un cancer du sein.
    « La mise en place, récente, de filières cardio-oncologiques »
    liberation.fr ↗
  61. quand elles sont estimées en rémission, il n’y a moins de suivi. Elles font juste leur mammographie tous les ans, leur ostéodensitométrie mais il n’y a plus de suivi cardiovasculaire - Regret exprimé par Claire Mounier-Vehier sur le manque de suivi cardiovasculaire après rémission.
    « quand elles sont estimées en rémission, il n’y a moins de suivi. Elles font juste leur mammographie tous les ans, leur ostéodensitométrie [.] mais il n’y a plus de suivi cardiovasculaire »
    liberation.fr ↗

Sources

Marie Delacroix

Marie Delacroix

Marie est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisée dans l'environnement et les sciences. Elle ne sépare jamais la donnée scientifique de l'enjeu politique qu'elle révèle. Sourçage scientifique primaire, distinction observation/projection, refus de l'alarmisme et du déni.

Publicité
Lien copié !
× Infographie agrandie