Cœur + AVC lance Vérif-Risques : un test gratuit pour les femmes face à la première cause de mortalité
À l'occasion de la Journée nationale de la santé des femmes, l'organisme canadien déploie un outil d'évaluation personnalisée du risque cardiovasculaire. Les chiffres rappellent l'urgence.
Cœur + AVC dévoile Vérif-Risques, un questionnaire en ligne qui établit un profil de risque personnalisé. Derrière l'outil, un constat dur les femmes restent les grandes oubliées du diagnostic cardiaque.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Première cause de mortalité féminine
72 078 femmes sont mortes d'une maladie cardiovasculaire en France en 2023, soit davantage que les 64 161 hommes décédés la même année.
Sous-diagnostic structurel
Les protocoles cliniques ont longtemps été calibrés sur des cohortes masculines, retardant la reconnaissance des symptômes féminins atypiques.
Facteurs de risque spécifiques
Grossesse, ménopause, syndrome des ovaires polykystiques, traitements anticancéreux : autant de facteurs propres aux femmes.
Cadre légal en mouvement
Une proposition de loi adoptée en commission le 1er avril 2026 veut rendre opposable le dépistage cardiovasculaire et gynécologique dans le cadre des bilans de prévention prévus à l'article L. 1411-6-2 du Code de la santé publique.
80 % de décès évitables
Près de 80 % des décès prématurés liés aux maladies du cœur et AVC pourraient être évités, à condition de combiner dépistage précoce, accès aux soins et changements durables de mode de vie.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Cœur + AVC lance Vérif-Risques, un questionnaire en ligne gratuit délivrant un profil de risque personnalisé.
- En 2023, 72 078 femmes sont mortes d'une maladie cardiovasculaire en France, contre 64 161 hommes.
- Au Canada, neuf personnes sur dix présentent au moins un facteur de risque modifiable important.
- Une proposition de loi française adoptée en commission le 1er avril 2026 veut rendre obligatoire le dépistage cardiovasculaire et gynécologique des femmes.
- Près de 80 % des décès prématurés cardiovasculaires pourraient être évités par dépistage précoce et changements de mode de vie.
L’organisme canadien Cœur + AVC [1] lance à l’occasion de la Journée nationale de la santé des femmes une campagne ciblée autour d’un nouvel outil baptisé Vérif-Risques [2]. Le principe est simple: un questionnaire en ligne gratuit, à l’issue duquel l’utilisatrice reçoit un lien unique donnant accès à un rapport complet, profil de risque et plan d’action personnalisé inclus [3]. Le lien reste valide pendant un an [4].
L’outil n’a pas vocation à diagnostiquer [5]. Il sert au dépistage de facteurs de risque possibles et donne des conseils sur les mesures à prendre [6]. Concrètement, il aide à repérer les facteurs cachés: hypertension, taux élevé de cholestérol, stress, antécédents familiaux, mode de vie [7]. Cœur + AVC le justifie par un argument que les cardiologues répètent depuis des années: « bon nombre de crises cardiaques et d’AVC surviennent chez des gens qui se sentent en bonne santé et qui ne présentent aucun symptôme évident » [8].
Une mortalité féminine massive, des deux côtés de l’Atlantique
Les chiffres ne mentent pas. En France, 72 078 femmes sont mortes d’une maladie cardiovasculaire en 2023, contre 64 161 hommes [9]: un écart contre-intuitif qui résume à lui seul l’inversion silencieuse opérée ces dernières années. Près de 200 femmes meurent chaque jour [10], soit une toutes les sept minutes [11]. Les maladies cardiovasculaires sont devenues la première cause de mortalité chez les femmes tous âges confondus [12], tuant bien davantage que le cancer du sein - une comparaison qui dit tout du décalage entre perception et réalité.
Au Canada, l’organisme avance deux ordres de grandeur qu’il faut distinguer. D’un côté, 1,6 million de personnes vivent avec une maladie du cœur diagnostiquée ou ont subi un AVC [13]: c’est le périmètre étroit, celui des patients identifiés. De l’autre, le rapport du Mois du cœur publié par Cœur + AVC élargit le compte à six millions de personnes touchées par les maladies du cœur ou l’AVC [14], chiffre qui inclut un spectre plus large incluant troubles cognitifs vasculaires et formes apparentées. La nuance n’est pas anodine: neuf personnes sur dix au Canada présentent au moins un facteur de risque modifiable important [15]. Au total, ces pathologies emportent un Canadien toutes les cinq minutes [16], soit 62 000 décès par an [17].
Le sous-diagnostic, angle mort persistant
Le problème n’est pas seulement épidémiologique. Il est clinique. « Les femmes sont moins bien diagnostiquées que les hommes », résume le Professeur Gilles Montalescot, cardiologue et président du groupe de recherche ACTION-Cœur à l’hôpital Pitié-Salpêtrière (AP-HP) [18][19]. Pour un quart des femmes, l’infarctus se manifeste par des symptômes atypiques [20]: douleurs dans le dos, nausées, et pas seulement la douleur thoracique classique [21]. Résultat, les appels au Samu sont en moyenne plus tardifs - trente minutes environ - ce qui retarde la prise en charge [22].
Le Pr Claire Mounier-Vehier, chef du service de médecine vasculaire et hypertension artérielle à l’Institut cœur poumon du CHRU de Lille et cofondatrice de la fondation Agir pour le cœur des femmes [23], le formule autrement: « Les femmes sous-estiment souvent leur risque cardiovasculaire, pensant que ces maladies concernent surtout les hommes » [24]. Selon les données reprises dans le reportage de Télé Matin, la moitié des femmes ignore que les maladies cardiovasculaires sont leur première cause de mortalité [25].
Ce sous-diagnostic a une racine historique que la documentation officielle canadienne assume sans détour: « Pendant de nombreuses années, la recherche cardiovasculaire se concentrait principalement sur les hommes » [26]. Le biais n’est pas nouveau. On se souvient que dès 1991, Bernadine Healy, première femme à diriger les National Institutes of Health américains, dénonçait dans un éditorial du New England Journal of Medicine ce qu’elle nommait le « Yentl syndrome »: pour être correctement prise en charge, une patiente cardiaque devait, comme l’héroïne du film de Barbra Streisand, se déguiser en homme. Plus de trente ans plus tard, le Pr Martine Gilard, membre de l’Académie de médecine, le redit dans un rapport de février 2025 [27]: « En cardiologie, la femme est sous-représentée dans les études. Or ces études servent à définir la dose de traitement » [28]. Les protocoles, les seuils, les standards de prise en charge ont été calibrés sur des cohortes majoritairement masculines.
Des facteurs de risque propres aux femmes
L’outil Vérif-Risques cible explicitement une population dont les facteurs de risque diffèrent à différentes étapes de la vie [29]. Le Pr Martine Gilard liste plusieurs facteurs de risque cardiovasculaires propres aux femmes: hypertension pendant la grossesse, diabète gestationnel, syndrome des ovaires polykystiques [30]. À ces étapes biologiques s’ajoute la perte de protection hormonale liée à la ménopause, en raison de la baisse des œstrogènes qui contribuaient jusque-là à protéger le système cardiovasculaire [31].
Les facteurs traditionnels frappent aussi plus fort. Chez les femmes de moins de 50 ans, fumer multiplie par 13 le risque d’infarctus du myocarde [32]. Les femmes diabétiques ont un risque deux fois plus élevé que les hommes diabétiques de développer une maladie cardiovasculaire [33]. Et selon une note publiée le 7 mai 2026 par un collectif de cardiologues, gynécologues et médecins généralistes [34][35], une femme ayant été traitée pour un cancer du sein a presque davantage de risque de mourir d’une maladie du cœur que de son cancer [36]. Les traitements anticancéreux - chimiothérapie, radiothérapie, anti-œstrogènes - sont particulièrement nocifs pour le cœur [37][38].
Une dynamique réglementaire en France: ce que dit le texte
Côté français, le contexte législatif accompagne le mouvement. La proposition de loi visant à accélérer la prévention cardio-neuro-vasculaire a été adoptée en commission des affaires sociales le 1er avril 2026 [39], puis discutée en séance publique à l’Assemblée nationale les 7 et 8 avril [40]. Elle pourrait bénéficier d’un examen accéléré [41] et vise à rendre obligatoire le dépistage cardiovasculaire et gynécologique chez les femmes [42].
Concrètement, le texte s’inscrit dans le cadre déjà tracé par l’article L. 1411-1 du Code de la santé publique, qui définit la politique de santé publique nationale et inclut la prévention collective et individuelle des maladies. Il s’articule également avec les bilans de prévention aux âges-clés instaurés par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2023, qui figurent désormais à l’article L. 1411-6-2 du même code et organisent des rendez-vous gratuits de prévention à différents âges-clés de la vie. La proposition de loi entend faire de l’évaluation cardiovasculaire et gynécologique un volet désormais opposable de ces bilans pour les femmes, là où il restait jusqu’ici à la discrétion du praticien. La Société française de cardiologie [43] justifie l’urgence: « Les maladies cardiovasculaires chez les femmes présentent en effet des symptômes parfois atypiques, des facteurs de risque spécifiques (grossesse, ménopause, etc.), un retard fréquent au diagnostic » [44].
Le potentiel d’évitement: 80 %, mais à quelles conditions?
C’est l’argument qui revient en boucle dans les trois sources mobilisées: autour de 80 % des cas pourraient être évités. La grandeur est la même, mais les leviers diffèrent. La Société française de cardiologie estime que près de 80 % des maladies cardiovasculaires « pourraient être évitées grâce à une évaluation appropriée » [45] - c’est-à-dire un dépistage précoce, un repérage des facteurs de risque, une orientation thérapeutique. Cœur + AVC, de son côté, relie le même ordre de grandeur à deux leviers complémentaires: 80 % des décès prématurés causés par ces maladies pourraient être évités par des changements de mode de vie [46], et près de 80 % des maladies du cœur et des AVC précoces peuvent être évités avec l’adoption de saines habitudes de vie [47].
La distinction n’est pas anecdotique. L’évaluation médicale (f67) suppose un système de soins capable de dépister et de prendre en charge; les changements de mode de vie (f108, f177) supposent un environnement social, économique et alimentaire qui les rende possibles. Vérif-Risques se loge précisément à la jonction des deux: un outil de repérage qui renvoie vers un plan d’action personnalisé. Mais le 80 % n’est atteignable qu’à condition que le dépistage débouche sur une consultation, et que la consultation débouche sur une modification des habitudes - un enchaînement qu’aucune des trois sources ne chiffre.
Le terrain: 20 000 femmes dépistées, 90 % à risque
Les données de terrain confirment le diagnostic. Le Bus du cœur des femmes, opéré par la Fondation Agir pour le cœur des femmes [48], a dépisté 20 000 femmes dans 70 villes en trois ans et demi [49][50]. Au moins 90 % d’entre elles cumulaient deux facteurs de risque ou plus - cholestérol, tension, ou autres [51][52]. L’opération reprend la route en 2026 dans 16 villes de France [53][54], avec un dépistage en deux heures et dix étapes [55]. Près de 5 000 professionnels de santé locaux bénévoles ont déjà donné de leur temps pour ce dispositif [56].
Thierry Drilhon, cofondateur d’Agir pour le cœur des femmes [57], pointe un blocage culturel persistant: « Les femmes ne prennent pas le temps de s’occuper d’elles. 80 % d’entre elles s’occupent de la santé de leurs proches et négligent leurs rendez-vous médicaux » [58]. C’est précisément la barrière qu’un outil en ligne comme Vérif-Risques tente de contourner: pas de rendez-vous à prendre, pas de salle d’attente, juste un questionnaire à remplir.
Ce que les sources ne disent pas
L’angle mort de cette campagne se loge dans une question simple: un questionnaire en ligne suffit-il à corriger des décennies de sous-représentation des femmes dans la recherche clinique? Les données manquent sur l’efficacité réelle des outils numériques de dépistage cardiovasculaire en termes de réduction effective de la mortalité. Cœur + AVC précise d’ailleurs que Vérif-Risques ne sert pas à diagnostiquer [5]. La promesse est celle d’un déclic, pas d’une révolution médicale.
L’autre question, c’est celle de la suite. Une fois le rapport reçu, qui prend en charge? Pendant longtemps, les filières cardio-oncologiques n’existaient pas en France; leur mise en place est récente [59][60]. Et comme le rappelle Claire Mounier-Vehier, « quand elles sont estimées en rémission, il y a moins de suivi. Elles font juste leur mammographie tous les ans, leur ostéodensitométrie mais il n’y a plus de suivi cardiovasculaire » [61]. L’outil détecte. Le système, lui, doit suivre. Sur ce point, ni la campagne canadienne ni la proposition de loi française ne livrent encore de réponse opérationnelle complète.
► Lire aussi: Accéder à l'outil Vérif-Risques de Cœur + AVC
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (61)
« Cœur + AVC aide la population à combattre ses facteurs de risque et à vivre plus sainement en finançant la recherche. »
coeuretavc.ca ↗ ↩
« notre nouvel outil Vérif-Risques »
coeuretavc.ca ↗ ↩
« Lorsque vous aurez terminé de remplir le questionnaire, vous recevrez un lien unique pour accéder à votre rapport complet, y compris vos résultats et votre plan d’action. »
coeuretavc.ca ↗ ↩
« Le lien demeurera valide pendant un an. »
coeuretavc.ca ↗ ↩
« Non, l’outil ne sert pas à diagnostiquer des problèmes de santé. »
coeuretavc.ca ↗ ↩
« Il contribue au dépistage de facteurs de risque possibles et donne des conseils sur les mesures à prendre. »
coeuretavc.ca ↗ ↩
« Le dépistage aide à repérer les facteurs de risque cachés, comme l’hypertension, un taux élevé de cholestérol, le stress, les antécédents familiaux et le mode de vie »
coeuretavc.ca ↗ ↩
« Bon nombre de crises cardiaques et d’AVC surviennent chez des gens qui se sentent en bonne santé et qui ne présentent aucun symptôme évident. »
coeuretavc.ca ↗ ↩
« 72 078 femmes en sont décédées en 2023 contre 64 161 hommes. »
ladepeche.fr ↗ ↩
« près de 200 femmes meurent chaque jour d’une maladie cardiovasculaire, faisant de ces pathologies la première cause de mortalité chez les femmes tous âges confondus. »
ladepeche.fr ↗ ↩
« soit une femme toutes les sept minutes »
sante.ouest-france.fr ↗ ↩
« près de 200 femmes meurent chaque jour d’une maladie cardiovasculaire, faisant de ces pathologies la première cause de mortalité chez les femmes tous âges confondus. »
ladepeche.fr ↗ ↩
« 1,6 million de Canadiens vivent avec une maladie du cœur ou ont subi un AVC. »
cdn-contenu.quebec.ca ↗ ↩
« six millions de personnes au pays sont touchées par les maladies du cœur ou l’AVC, un nombre plus élevé que ce que l’on estimait jusqu’à présent. »
coeuretavc.ca ↗ ↩
« Au Canada, neuf personnes sur dix ont au moins un facteur de risque modifiable important de maladies du cœur ou d’AVC. »
coeuretavc.ca ↗ ↩
« Les maladies du cœur et les AVC emportent la vie d’un Canadien toutes les 5 minutes. »
cdn-contenu.quebec.ca ↗ ↩
« Ces maladies causent 62 000 décès chaque année au Canada. »
cdn-contenu.quebec.ca ↗ ↩
« Explications avec le Professeur Gilles Montalescot, cardiologue et président du groupe de recherche ACTION-Cœur à l’hôpital Pitié-Salpêtrière à Paris (AP-HP) »
sante.ouest-france.fr ↗ ↩
« « Les femmes sont moins bien diagnostiquées que les hommes » »
sante.ouest-france.fr ↗ ↩
« Pour un quart des femmes, l’infarctus va se par des symptômes atypiques »
sante.ouest-france.fr ↗ ↩
« les symptômes d’un infarctus peuvent être différents chez les femmes, comme des douleurs dans le dos ou des nausées, et non seulement une douleur dans la poitrine »
youtube.com ↗ ↩
« Les appels au Samu sont aussi plus tardifs (30 minutes environ) ce qui cause un retard de prise en charge. »
ladepeche.fr ↗ ↩
« Claire Mounier-Vehier, chef du service de médecine vasculaire et hypertension artérielle à l’Institut cœur poumon du CHRU de Lille, et co-fondatrice de la fondation Agir pour le cœur des femmes »
liberation.fr ↗ ↩
« Les femmes sous-estiment souvent leur risque cardiovasculaire, pensant que ces maladies concernent surtout les hommes »
youtube.com ↗ ↩
« 50 % des femmes ignorent que les maladies cardiovasculaires sont leur première cause de mortalité »
youtube.com ↗ ↩
« Pendant de nombreuses années, la recherche cardiovasculaire se concentrait principalement sur les hommes »
canada.ca ↗ ↩
« (2) Rapport de l’Académie de médecine de février 2025 « L’inégalité de prise en charge de l’infarctus du myocarde chez les femmes en France » »
harmonie-sante.fr ↗ ↩
« « En cardiologie, la femme est sous représentée dans les études. Or ces études servent à définir la dose de traitement. Et souvent, on constate que les femmes arrêtent leur traitement à cause des effets secondaires du médicament », explique la cardiologue. »
harmonie-sante.fr ↗ ↩
« Les femmes présentent des facteurs de maladies cardiaques et cérébrales qui leur sont propres, et ce, à différentes étapes de leur vie. »
coeuretavc.ca ↗ ↩
« « Hypertension pendant la grossesse, diabète gestationnel, syndrome des ovaires polykystiques, ménopause précoce… Ils entraînent une sensibilité plus importante des femmes aux maladies cardiovasculaires », indique le Pr Martine Gilard, cardiologue, membre de l’Académie de médecine. »
harmonie-sante.fr ↗ ↩
« la ménopause augmente le risque cardiovasculaire chez les femmes en raison de la baisse des hormones protectrices comme les œstrogènes »
youtube.com ↗ ↩
« Par exemple, chez celles de moins de 50 ans, fumer multiplie par 13 le risque d’infarctus du myocarde. »
ladepeche.fr ↗ ↩
« les femmes diabétiques ont un risque deux fois plus élevé que les hommes diabétiques de développer une maladie cardiovasculaire »
youtube.com ↗ ↩
« dans une note publiée ce jeudi 7 mai »
liberation.fr ↗ ↩
« un collectif de cardiologues, gynécologues et médecins généralistes »
liberation.fr ↗ ↩
« Une femme ayant été traitée pour ce type de pathologie a presque davantage de risque de mourir d’une maladie du cœur que de son cancer »
liberation.fr ↗ ↩
« les traitements anticancéreux (chimiothérapie, radiothérapie…) particulièrement nocifs pour le cœur »
liberation.fr ↗ ↩
« certains médicaments, notamment les anti-œstrogènes, prescrits pour éviter la récidive »
liberation.fr ↗ ↩
« Adoptée le 1er avril en commission des affaires sociales, "la proposition de loi visant à accélérer la prévention cardio-neuro-vasculaire et à anticiper un risque sanitaire et social majeur" »
ladepeche.fr ↗ ↩
« est discutée mardi 7 et mercredi 8 avril en séance publique à l’Assemblée nationale. »
ladepeche.fr ↗ ↩
« La proposition de loi pourrait bénéficier d’un examen accéléré. »
ladepeche.fr ↗ ↩
« C’est pourquoi le texte examiné à l’Assemblée nationale veut rendre obligatoire le dépistage cardiovasculaire et gynécologique chez les femmes »
ladepeche.fr ↗ ↩
« "Les maladies cardiovasculaires chez les femmes présentent en effet des symptômes parfois atypiques, des facteurs de risque spécifiques (grossesse, ménopause, etc.), un retard fréquent au diagnostic", explique la Société française de cardiologie. »
ladepeche.fr ↗ ↩
« "Les maladies cardiovasculaires chez les femmes présentent en effet des symptômes parfois atypiques, des facteurs de risque spécifiques (grossesse, ménopause, etc.), un retard fréquent au diagnostic", explique la Société française de cardiologie. »
ladepeche.fr ↗ ↩
« Pourtant, près de 80 % des maladies cardiovasculaires pourraient être évitées grâce à une évaluation appropriée. »
ladepeche.fr ↗ ↩
« 80 % des décès prématurés causés par les maladies du cœur et les AVC pourraient être évités par des changements de mode de vie. »
cdn-contenu.quebec.ca ↗ ↩
« près de 80 % des maladies du cœur et des AVC précoces peuvent être évités avec l’adoption de saines habitudes de vie. »
coeuretavc.ca ↗ ↩
« le Bus du cœur des femmes, à l’initiative de la Fondation agir pour le cœur des femmes, reprend la route en 2026. »
ladepeche.fr ↗ ↩
« « En trois ans et demi, 20 000 femmes ont été dépistées dans 70 villes » »
harmonie-sante.fr ↗ ↩
« « En trois ans et demi, 20 000 femmes ont été dépistées dans 70 villes » »
harmonie-sante.fr ↗ ↩
« « au moins 90 % d'entre elles avaient deux facteurs de risque (cholestérol, tension…) » »
harmonie-sante.fr ↗ ↩
« 90 % des femmes dépistées cumulaient au moins deux facteurs de risque cardiovasculaires, connus ou non. »
ladepeche.fr ↗ ↩
« Dans ce contexte, le Bus du cœur des femmes, à l’initiative de la Fondation agir pour le cœur des femmes, reprend la route en 2026. »
ladepeche.fr ↗ ↩
« Objectif: offrir un dépistage des maladies cardiovasculaires et gynécologiques aux femmes dans 16 villes de France. »
ladepeche.fr ↗ ↩
« Depuis le lancement de l’initiative (2 heures de dépistage en 10 étapes), 90 % des femmes dépistées cumulaient au moins deux facteurs de risque cardiovasculaires, connus ou non. »
ladepeche.fr ↗ ↩
« Ils sont près de 5 000 à avoir déjà donné de leur temps et de leur expertise pour dépister, orienter et sensibiliser »
ladepeche.fr ↗ ↩
« « En trois ans et demi, 20 000 femmes ont été dépistées dans 70 villes », se réjouit Thierry Drilhon, le co-fondateur d’Agir pour le cœur des femmes avec le Pr Claire Mounier-Véhier, cardiologue. »
harmonie-sante.fr ↗ ↩
« « Les femmes ne prennent pas le temps de s’occuper d’elles. 80 % d’entre elles s’occupent de la santé de leurs proches et négligent leurs rendez-vous médicaux. Leur charge mentale est importante, c’est pourquoi nous réfléchissons à ajouter la santé mentale à ce parcours », indique Thierry Drilhon. »
harmonie-sante.fr ↗ ↩
« La mise en place, récente, de filières cardio-oncologiques est censée répondre à ce manque de suivi »
liberation.fr ↗ ↩
« La mise en place, récente, de filières cardio-oncologiques »
liberation.fr ↗ ↩
« quand elles sont estimées en rémission, il n’y a moins de suivi. Elles font juste leur mammographie tous les ans, leur ostéodensitométrie [.] mais il n’y a plus de suivi cardiovasculaire »
liberation.fr ↗ ↩
Sources
- ENTRETIEN. Maladies cardiovasculaires : « Les femmes sont moins bien diagnostiquées que les hommes » | Ouest
- Vérif
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- cdn-contenu.quebec.ca
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