Fusillade à Saint-Roch à Nice : deux mineurs blessés, enquête pour tentative d’homicide

Un tir depuis un véhicule a blessé deux adolescents de 15 et 17 ans dans la nuit du 9 mai, deux jours après une attaque similaire aux Moulins.

Fusillade à Saint-Roch à Nice : deux mineurs blessés, enquête pour tentative d'homicide
Illustration Laura Martinez / info.fr

Un groupe de jeunes a essuyé des tirs dans la nuit du vendredi 9 mai 2026, vers 23h, au croisement du boulevard Louis Braille et de la rue Charles-François Fénoglio de Briga, dans le quartier Saint-Roch à Nice. Deux mineurs ont été blessés. Le parquet a ouvert une enquête pour tentative d'homicide en bande organisée.

Un groupe de jeunes a essuyé des tirs dans la nuit du vendredi 9 mai 2026, vers 23h, au croisement du boulevard Louis Braille et de la rue Charles-François Fénoglio de Briga, dans le quartier Saint-Roch à Nice. Deux mineurs ont été blessés. Le parquet a ouvert une enquête pour tentative d’homicide en bande organisée.

L’essentiel

  • Deux mineurs blessés : un adolescent égyptien de 15 ans touché à la cuisse, un jeune local de 17 ans blessé en fuyant - pronostic vital non engagé pour les deux.
  • 17 douilles de 9mm retrouvées sur place ; les tirs proviendraient d’un ou plusieurs individus à bord d’un véhicule, selon une source sur X.
  • Enquête ouverte par le procureur Damien Martinelli pour tentative d’homicide en bande organisée et association de malfaiteurs, confiée au SIPJ des Alpes-Maritimes.
  • Deuxième incident en 48 heures : une attaque avait déjà visé un commerce au 58 boulevard Montel, dans le quartier des Moulins, dans la nuit du 8 mai, sans blessés.
  • Lien au narcotrafic : les deux victimes sont connues des services de police pour des activités liées au trafic de stupéfiants, selon France 3 Côte d’Azur.

Ce qui s’est passé dans la nuit du 9 mai

Il est environ 23h vendredi soir quand des coups de feu éclatent à Saint-Roch, un quartier populaire du nord-est de Nice. Selon France 3 Côte d’Azur, les tirs proviennent d’un ou plusieurs individus circulant à bord d’un véhicule. Dix-sept douilles de calibre 9mm sont retrouvées sur place, selon un compte X ayant relayé les informations policières.

Deux adolescents sont touchés. Le premier, un Égyptien de 15 ans, reçoit une balle à la cuisse. Le second, un local de 17 ans, est blessé en tentant de fuir. Le pronostic vital des deux victimes n’est pas engagé. Ils sont pris en charge par les secours puis hospitalisés.

Les deux blessés sont connus des services de police pour leur implication dans le trafic de stupéfiants, précise France 3 Côte d’Azur. Les enquêteurs travaillent sur la piste d’un règlement de comptes entre réseaux concurrents.

Le lien avec l’attaque des Moulins

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Cette fusillade intervient moins de 24 heures après un incident similaire dans un autre quartier sensible de Nice. Dans la nuit du 8 mai 2026, vers 23h, des tirs avaient visé la façade d’un commerce situé au 58 boulevard Montel, aux Moulins. Aucun blessé n’avait été à déplorer, selon France 3 Côte d’Azur. L’attaque s’inscrivait déjà dans un contexte de tensions liées au narcotrafic.

Les enquêteurs étudient les liens éventuels entre les deux incidents. Rien ne permet à ce stade d’établir publiquement une connexion directe entre les auteurs des deux attaques.

Sur les réseaux, la succession rapide des deux événements a suscité des réactions. Le compte local @NicoisPetit notait déjà l’attaque aux Moulins avant de commenter celle de Saint-Roch :

Enquête pour tentative d’homicide en bande organisée

Le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, a ouvert une enquête pour tentative d’homicide en bande organisée et association de malfaiteurs. L’affaire est confiée au Service interdépartemental de la police judiciaire (SIPJ) des Alpes-Maritimes, selon France 3 Côte d’Azur.

Des interpellations n’ont pas été annoncées à ce stade. L’identité des tireurs reste inconnue publiquement.

La réponse de l’État

Face à l’enchaînement des incidents, l’État a promis une réponse « d’une très grande fermeté », avec des renforts de forces de l’ordre dans les quartiers concernés, selon ICI Azur. Les modalités précises de ce renforcement n’ont pas été détaillées publiquement.

Le préfet des Alpes-Maritimes Laurent Hottiaux avait présenté en début d’année un bilan 2025 se voulant positif sur le front de la sécurité : baisse de la délinquance de voie publique, 40 interdictions de paraître sur des points de deal, accompagnées d’expulsions locatives liées au narcotrafic, selon la préfecture. Ce type de mesure coercitive est expérimenté dans plusieurs villes françaises pour assécher les réseaux.

Contexte dans les Alpes-Maritimes

Nice concentre depuis plusieurs années une partie significative des tensions liées au narcotrafic dans les Alpes-Maritimes. Les quartiers nord - Moulins, Ariane, Saint-Roch - font l’objet d’un suivi sécuritaire renforcé.

Les précédents sont graves. En octobre 2025, une fusillade au quartier des Moulins avait fait deux morts et cinq blessés à proximité d’un point de deal, selon Le Monde et La Croix. En juillet 2024, un incendie criminel dans le même secteur avait tué sept membres d’une même famille, également sur fond de trafic de drogue, selon France 3 Côte d’Azur.

La récurrence des faits dans ces quartiers traduit des tensions entre réseaux que les opérations policières successives n’ont pas encore suffi à neutraliser. D’autres territoires français font face à des dynamiques comparables, avec des populations coincées entre violence des réseaux et réponse institutionnelle.

En 2025, selon le bilan préfectoral, des résultats significatifs avaient été enregistrés contre le narcotrafic dans le département. Les événements des 8 et 9 mai montrent que la pression des réseaux reste forte sur le terrain.

Des mineurs au cœur des réseaux

La présence de deux mineurs parmi les blessés - et leur implication présumée dans le trafic - est un signal préoccupant. Les réseaux de narcotrafic recourent largement aux jeunes pour les tâches exposées (guet, deal, transport), ce qui les place en première ligne lors des règlements de comptes.

Ce n’est pas la première fois que des adolescents se retrouvent victimes de violences liées au trafic à Nice. La question de la prise en charge judiciaire et sociale de ces mineurs reste posée, sans que les autorités aient communiqué à ce stade sur les suites éducatives ou judiciaires pour les victimes.

L’enquête du SIPJ des Alpes-Maritimes est en cours. Une audience ou une mise en examen pourrait intervenir dans les prochaines semaines si les auteurs sont identifiés.

Sources

Laura Martinez

Laura Martinez

Laura est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Alpes-Maritimes (06), avec Nice pour chef-lieu. Spécialité du département : Sophia Antipolis (technopole), Cannes et tourisme international. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

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